<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487</id><updated>2012-01-26T12:52:34.565+01:00</updated><category term='Economie évolutionniste'/><category term='Commerce international'/><category term='Notes de lecture'/><category term='Macroéconomie'/><category term='Economie du genre'/><category term='Sociologie économique'/><category term='Economie monétaire'/><category term='Economie du crime'/><category term='Méthodes de l&apos;économie'/><category term='Economie urbaine'/><category term='Economie de la culture'/><category term='Economie du bien-être'/><category term='Histoire de la pensée économique'/><category term='Statistiques et économétrie'/><category term='Economie de l&apos;environnement'/><category term='Economie de la famille'/><category term='Démographie'/><category term='Détente'/><category term='Finance'/><category term='Economie des religions'/><category term='Histoire économique'/><category term='Economie de l&apos;éducation'/><category term='Théorie des jeux'/><category term='Economie des institutions'/><category term='Economie du travail'/><category term='Textes'/><category term='Choix social'/><category term='Coups de gueule'/><category term='Economie comportementale'/><category term='Economie du personnel'/><category term='Economie industrielle'/><category term='Economie publique'/><category term='Economie de la santé'/><category term='Economie des réseaux'/><category term='Hommage'/><category term='Economie politique'/><category term='Economie du développement'/><title type='text'>Que disent les économistes ?</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>183</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7813543266540723145</id><published>2011-09-26T16:04:00.000+02:00</published><updated>2011-09-26T16:04:32.517+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Les empreintes digitales au service de la finance dans les pays en développement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Une expérience menée au Malawi montre comment le "fichage" des emprunteurs via les empreintes digitales peut améliorer la confiance entre débiteurs et créanciers.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mon banquier est méfiant. C'est vrai. Chaque fois que je veux lui emprunter de l'argent, il prend une grande inspiration et relève ses petites lunettes rondes d'un air soupçonneux. Après m'avoir demandé mon nom, il tapote sur son clavier pendant quelques secondes puis rapproche sa tête de l'écran en fronçant les sourcils. La sueur commence à perler le long de mon front.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes nombreux à rêver d'un monde où notre banquier ne pourrait pas sonder notre passé financier à la recherche des chèques rejetés, des "explosages" de découvert, des cartes bancaires avalées et des folies dépensières qui ont retardé le remboursement du prêt étudiant. Pourtant, ce monde ne nous serait pas forcément favorable, tout particulièrement si on est du côté des pauvres. Pour comprendre pourquoi, je vous invite à me suivre au coeur des campagnes du Malawi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus précisément, faisons un tour dans les locaux de la &lt;i&gt;Malawi Rural Finance Company &lt;/i&gt;(MRFC). Il s'agit d'un organisme public de micro-finance qui permet à plus de 200 000 agriculteurs d'acheter de l'engrais, des pesticides ou des graines à crédit. Néanmoins, cette activité est freinée par un problème majeur. Comment identifier les gens à qui ils prêtent ? Beaucoup n'ont pas de papiers d'identité et, de plus, l'organisme n'a pas accès à une base de données nationale fiable sur l'historique financier des emprunteurs. Il ne reste plus qu'aux employés à faire usage de leur mémoire pour reconnaître les clients. Sachant que l'employé médian ne reste que deux ans en poste, on est exactement dans le monde fictif décrit au paragraphe précédent : l'anonymat règne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des chercheurs ont alors eu l'idée &lt;a href="http://papers.nber.org/papers/w17449"&gt;d'organiser une expérience&lt;/a&gt;. Ils ont sélectionné plus de 3000 agriculteurs répartis en deux groupes. Dans un de ces groupes, ceux qui contractent un crédit auprès de la MRFC verront leurs empreintes digitales scannées et enregistrées. Le but de ce système (ouvertement présenté comme tel aux participants) est de punir les mauvais payeurs et de récompenser les autres. Ceux qui n'ont pas remboursé un crédit n'auront plus le droit d'emprunter. Ceux qui paient rubis sur l'ongle pourront emprunter des montants plus importants. Dans l'autre groupe, les empreintes des emprunteurs ne sont pas scannées. En comparant, les deux groupes, on peut estimer l'impact de l'identification par empreintes digitales sur le comportement des emprunteurs et des prêteurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Imaginons donc que vous ayez prêté de l'argent à un de ces agriculteurs de sorte que, intérêts compris, celui-ci doive vous rembourser 100€. La plupart du temps, vous obtiendrez de 90€ à 95€, empreintes digitales ou non. En effet, les chercheurs ont découvert que, finalement, la plupart des agriculteurs étaient peu affectés par l'introduction de ce système. En revanche, si vous avez prêté à un&amp;nbsp;&amp;nbsp;emprunteur "à risque", c'est-à-dire ceux qui ont la plus forte probabilité de ne pas rembourser, vous pouvez espérer récupérer 67€ si celui-ci est anonyme mais 92€ s'il ne l'est pas !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce système incite non seulement les plus mauvais payeurs à rembourser mais en plus, les chercheurs montrent que les individus en question deviennent moins susceptibles de tenter de revendre les engrais achetés à crédit ou de les utiliser pour des activités agricoles autres que celles prévues à la base.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De manière générale, ce système de "fichage" peut sembler contraignant pour l'emprunteur à première vue, mais en limitant les risques de défaut de paiement, on peut s'attendre à ce qu'il renforce la confiance au sein du système financier dans les pays en développement et limite la discrimination ex ante dans l'accès au crédit. L'enjeu est important car à l'heure actuelle, la petite taille et le manque d'organisation du système financier est un des freins majeurs au développement dans ce type de pays.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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En moyenne, les statistiques nous disent oui. Mais ce résultat est peut-être trompeur. Il ne prouve pas l’existence d’un lien de cause à effet. Peut-être que les individus croyants sont souvent issus d’un milieu social qui les pousse à faire des études.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour trancher, les économistes utilisent leur arme ultime&amp;nbsp;: l’expérience naturelle. Et cette fois-ci, c’est &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w16973"&gt;Daniel Hungerman&lt;/a&gt; qui s’y colle sur des données canadiennes. Pourquoi canadiennes&amp;nbsp;? Parce qu’il veut profiter du fait que la durée de la scolarité obligatoire a augmenté progressivement dans les différentes provinces. En comparant des individus nés juste avant et juste après un changement de législation, on compare des gens qui, en moyenne, n’ont pas la même durée d’étude juste à cause de leur année de naissance.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qu’il découvre, c’est que chaque année d’étude supplémentaire réduit de 4% la probabilité qu’un individu soit croyant. Il est donc très probable que la démocratisation de l'école soit en partie responsable de la montée de l'athéisme et de l'agnosticisme dans les sociétés occidentales.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Bien évidemment, certains économistes ont prédit la crise et d'autres sont restés aveugles jusqu'au dernier moment. Mais quelle est la tendance générale ? La seule façon de répondre rigoureusement à cette question consiste à analyser un grand nombre de déclarations d'économistes avant la crise. C'est le travail qu'à fait &lt;a href="http://american.edu/cas/economics/pdf/upload/2011-3.pdf"&gt;Martha Starr&lt;/a&gt;, commenté sur&amp;nbsp;le blog &lt;a href="http://economiclogic.blogspot.com/2011/04/economists-did-see-bubble-coming.html"&gt;Economic Logic&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au final, en relevant tous les propos tenus par des économistes au sujet du prix de l'immobilier dans 24 journaux californiens entre 2002 et 2007 (soit presque 700 déclarations), on trouve des choses très intéressantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Premièrement, contrairement aux idées reçues, beaucoup d'économistes académiques ont mis en garde le public contre l'existence d'une bulle spéculative sur l'immobilier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxième, beaucoup d'économistes se sont plantés et ont prédit que les prix allaient continuer à grimper. Mais pour la plupart, ceux-ci ne travaillaient pas dans le milieu universitaires mais dans... l'industrie immobilière ! Ils avaient donc tout intérêt à ne pas inquiéter le grand public.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Ce film relate l'histoire d'une femme, prénommée France, qui, suite à la fermeture de l'usine où elle travaillait, s'est retrouvée au chômage comme ses 1200 collègues. France va ensuite devenir, par hasard et sans le savoir, la femme de ménage de Steve, le trader qui est à l'origine de la fermeture de son usine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un sujet extrêmement intéressant qui rejoint un peu ce que dit Paul Seabright dans son excellent livre &lt;i&gt;&lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/07/company-of-strangers.html"&gt;The Company of Strangers&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Celui-ci met en évidence la spécificité du risque économique dans les sociétés à économie de marché : un individu à l'autre bout du monde que je ne connais pas, qui ne me connait pas et qui ne me veut aucun mal à moi en particulier, peut détruire mon emploi par exemple, s'il se met à faire la même chose que moi mais plus efficacement ou à un coût moindre. Ou alors si un client important de mon entreprise décide de changer de fournisseur, mon entreprise peut faire faillite bien que ce ne fut pas dans l'intention du client.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le cas d'une usine qui ferme à cause de ce qui se passe dans la boîte noire de la finance est un exemple pertinent de risque économique. Il y a beaucoup à dire sur ce sujet tant le rôle de la finance en économie et de ses dérives est complexe à analyser.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le film, Klapisch nous propose une interprétation &lt;a href="http://www.mafeco.fr/?q=node/197"&gt;économie bisounours&lt;/a&gt; de ce problème. En fait, si tout ça est arrivé, c'est parce que Steve (le trader), il est &lt;b&gt;méchaaaaaaaaaaannnnnt !!!!!&lt;/b&gt;&amp;nbsp;En 1h49, Klapisch nous fait le portrait d'un homme cupide, qui se désintéresse complètement de son fils, qui dépense des sommes folles pour draguer une mannequin qu'il jettera comme un mouchoir usagé après l'avoir forcée à coucher avec lui, qui a trompé la seule femme qu'il a vraiment aimé, qui accueille sa nouvelle femme de ménage comme une sous-merde et qui rigole lorsqu'il découvre qu'elle a été licenciée de son job précédent à cause de lui. Ajoutons à cela que le film introduit moult personnages appartenant au milieu de la finance en sous-entendant qu'ils sont encore pires que notre trader.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au final, on a l'impression que le message du film c'est "brûlons les méchants traders et tout ira mieux", ce qui correspond plus ou moins à la scène finale où Steve se retrouve face-à-face avec les 1200 personnes qu'il a fait licencier (je vous laisse imaginer le dénouement).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce que je reproche à ce film, c'est de faire croire au spectateur que le problème de la finance vient du fait que les gens qui peuplent ce milieu sont méchants. C'est une approche extrêmement naïve du problème qui est certes confortable intellectuellement (car ça nous évite d'avoir à étudier les vrais problèmes de la finance) mais qui élude tout questionnement lié au fonctionnement de nos économies et au "système" de manière générale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, je pense surtout qu'on aurait pu faire exactement le même film avec un trader gentil, ce qui aurait été beaucoup plus subtil. Que dire d'une foule en colère qui veut tabasser un mec gentil mais qui, à cause de son boulot, est responsable de leur malheur ? On aurait au moins atteint le degré 1 de la complexité dans les relations humaines au sein des sociétés modernes. C'est du gâchis selon moi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8971056274755876802?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8971056274755876802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2011/03/ma-part-du-gateau-ou-pourquoi-il-faut.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8971056274755876802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8971056274755876802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2011/03/ma-part-du-gateau-ou-pourquoi-il-faut.html' title='Ma part du gâteau ou pourquoi il faut brûler les méchants traders'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1096009775456193469</id><published>2011-01-28T13:16:00.000+01:00</published><updated>2011-01-28T13:16:19.687+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><title type='text'>Les cigarettes et les incendies</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chers lecteurs, j'ai un peu laissé de côté ce blog sans prévenir ces derniers mois. Mon temps est accaparé par mon travail d'enseignement et par ma reconversion professionnelle actuelle (je quitte le milieu de la recherche et de l'enseignement pour partir dans le privé). Je vais essayer de trouver un peu de temps libre pour écrire régulièrement, quitte à faire des billets un peu plus courts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au passage, si, parmi vous, certains connaissent des entreprises qui cherchent un statisticien, n'hésitez pas à &lt;a href="mailto:yannick.bourquin@gmail.com"&gt;me contacter&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent, on a tendance à assimiler les effets négatifs des cigarettes aux effets sur la santé. On oublie alors que les cigarettes sont également à l'origine d'un nombre non négligeable d'incendies et notamment que les incendies provoqués par les cigarettes sont statistiquement les plus meurtriers (pensez aux personnes qui s'endorment avec une cigarette allumée !).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.nber.org/papers/w16625"&gt;Une étude approfondie&lt;/a&gt; révèle qu'un accroissement des ventes de cigarettes provoque une hausse du nombre moyen d'incendies aux Etats-Unis. En particulier, les taxes sur le tabac sont efficaces pour lutter contre ce type d'accident.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceci dit, il se trouve que les interdictions de fumer à domicile, dans les bars, dans les restaurants ou sur les lieux de travail, même si elles tendent à réduire le nombre de cigarettes fumées ont un effet inverse : elles augmentent la probabilité d'un incendie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce dernier phénomène demeure assez mystérieux. Une explication possible est que les individus qui outrepassent l'interdiction de fumer ou qui fument juste à l'extérieur d'un lieu où c'est interdit ont tendance à être moins prudents quand ils jettent leurs cigarettes. Les chercheurs qui ont mené l'étude relatent l'histoire d'un directeur d'entreprise qui, après avoir fumé une cigarette en cachette, a jeté son mégot dans un conduit de ventilation, provoquant un incendie.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1096009775456193469?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1096009775456193469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2011/01/les-cigarettes-et-les-incendies.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1096009775456193469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1096009775456193469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2011/01/les-cigarettes-et-les-incendies.html' title='Les cigarettes et les incendies'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-5181956552210141063</id><published>2010-10-30T10:27:00.000+02:00</published><updated>2010-10-30T10:27:51.226+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule'/><title type='text'>Escroquerie des banques et animisme économique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un ami a attiré mon attention sur &lt;a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/10/29/la-plus-grande-escroquerie-de-l-histoire_1432927_3232.html#xtor=RSS-3208001"&gt;un article du Monde&lt;/a&gt; qui dévoile une escroquerie à grande échelle organisée par les banques dans le cadre des crédit hypothécaires. Sans rentrer dans les détails, les banques auraient produit des documents juridiquement sans valeur pour attester des hypothèques.pour &lt;i&gt;"revendre en douce à des investisseurs des tonnes d'hypothèques frauduleuses (qui contenaient de fausses informations sur l'emprunteur, ou qui ne respectaient pas certaines conditions de base)".&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'auteur de l'article adopte un ton indigné, ce qui est tout à fait justifié si l'information est exacte. Mais il conclut son article avec une affirmation complètement à côté de la plaque :&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Une telle incompétence, couplée à une intention criminelle, ne mérite qu'une chose : qu'on laisse ces banques faire faillite - de façon ordonnée - pour de bon. C'est d'ailleurs ce qu'on aurait dû faire il y a deux ans."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette affirmation relève de ce que j'appellerai désormais "l'animisme économique" par analogie avec cette croyance qui dote des éléments inanimés d'une âme et d'une volonté. Ici, le raisonnement est simple : les banques ont été méchantes, il faut donc punir les banques. De la même manière que nous hurlons sur nos ordinateurs quand ils plantent ou que nous frappons nos meubles quand nous nous cognons l'orteil, nous devons laisser faire faillite ces banques qui nous ont fait tant de mal. Dans notre monde rationnel occidental, "les banques" n'ont pas de conscience. Il est donc impossible de les punir. On ne peut agir que sur les individus qui sont à l'origine de l'escroquerie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ca me rappelle une remarque extrêmement pertinente de Bernard Salanié qui disait &lt;i&gt;"Il n'y a pas d'impôt sur les entreprises, il n'y a que des impôts sur les individus"&lt;/i&gt;. Ce qu'il voulait dire par là, c'est qu'au final, ce ne sont jamais les entreprises qui sont taxées, mais les individus : soit les actionnaires devront réduire leurs profits pour payer la taxe, soit les salaires devront être diminués ou certains salariés devront être licenciés, soit les prix vont augmenter, soit les fournisseurs devront accepter une baisse de tarif, etc. L'entreprise en elle-même est une entité abstraite et inanimée, il n'y a que les individus - consommateurs, salariés, patrons... - qui subissent les conséquences de ce qu'il se passe dans l'entreprise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si on force la fermeture d'une banque, on punit à la fois les actionnaires, les consommateurs, les salariés et un grand nombre d'autres acteurs qui n'ont rien à voir avec l'escroquerie dénoncée. La seule chose à faire est d'identifier les auteurs de l'escroquerie et de les traîner en justice.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-5181956552210141063?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/5181956552210141063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/escroquerie-des-banques-et-animisme.html#comment-form' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5181956552210141063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5181956552210141063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/escroquerie-des-banques-et-animisme.html' title='Escroquerie des banques et animisme économique'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4099884363412728614</id><published>2010-10-20T12:26:00.000+02:00</published><updated>2010-10-20T12:26:55.733+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie des jeux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><title type='text'>Politiques éducatives et fainéantise des étudiants</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le cadre de la réforme du lycée, les établissements sont supposés &lt;a href="http://www.education.gouv.fr/nouveau-lycee/"&gt;se mettre en quatre&lt;/a&gt; pour aider les étudiants en difficulté : tutorat, stages de remise à niveau, "accompagnement personnalisé"... Parmi les nombreuses questions qui envahissent le débat public, il y en a une dont la réponse est loin d'être évidente : comment les étudiants vont-ils réagir si les établissements scolaires les aident davantage ? Vont-ils saisir cette opportunité et travailler plus ? Vont-ils au contraire profiter de l'aide qui leur est fournie pour travailler un peu moins ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les économistes sont bien habitués à cette question puisqu'elle a une formulation très simple dans le vocabulaire de la théorie des jeux. Imaginons la confrontation des deux acteurs qui nous occupent : l'étudiant et le lycée. L'étudiant aimerait bien obtenir les meilleurs résultats possibles avec un effort minimum. Le lycée aimerait bien que l'étudiant réussisse le mieux possible tout en minimisant les coûts. Les deux acteurs ont donc un objectif commun, mais doivent partager l'effort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce modèle simple, que se passe-t-il lorsque le lycée accroît son "effort", par exemple en instaurant un système coûteux de tutorat ? Est-ce que l'étudiant va travailler plus ou va travailler moins ? La réponse est : on ne peut pas savoir a priori. Si les mesures prises par le lycée accroissent l'efficacité du travail de l'étudiant, celui-ci va travailler plus. En revanche, si les efforts fournis par le lycée tendent à "remplacer" une partie du travail de l'étudiant, celui-ci sera tenté de travailler moins. Théoriquement, on ne peut pas savoir. La seule solution consiste à mener une étude empirique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est ce qu'on fait &lt;a href="http://ideas.repec.org/p/cpr/ceprdp/5048.html"&gt;trois chercheurs&lt;/a&gt; à partir de données sur des étudiants britanniques. Ils découvrent que &lt;b&gt;plus les écoles et les enseignants font des efforts pour les étudiants, moins les étudiants travaillent&lt;/b&gt;. Bien évidemment, il ne s'agit que d'une moyenne. Il est probable que les mesures prises par les établissements scolaires n'aient pas toutes le même effet. Mais ce résultat est quand même très intéressant car il montre que les politiques visant à aider les étudiants peuvent, malgré toute la bonne volonté qui les accompagne, avoir des effets pervers. Il faut donc être extrêmement prudent lors de leur mise en place.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4099884363412728614?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4099884363412728614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/politiques-educatives-et-faineantise.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4099884363412728614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4099884363412728614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/politiques-educatives-et-faineantise.html' title='Politiques éducatives et fainéantise des étudiants'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-8251082336436457534</id><published>2010-10-15T14:34:00.000+02:00</published><updated>2010-10-15T14:34:54.209+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie comportementale'/><title type='text'>Le marché rend-il méchant ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On va faire jouer des individus à deux jeux. Le premier jeu s'intitule "Jeu du marché financier" et le deuxième "Jeu communautaire". Ces deux jeux sont absolument identiques : ce sont des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier"&gt;dilemmes du prisonnier&lt;/a&gt;, jeu célèbre dans lequel les joueurs doivent essayer de coopérer alors qu'ils ont des incitations très fortes à ne pas le faire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si les jeux sont identiques, on devrait s'attendre à voir des comportements identiques chez les joueurs. Pourtant, lorsqu'ils jouent au jeu du "marché financier", les joueurs coopèrent beaucoup moins que lorsqu'ils jouent au "jeu communautaire". Est-ce que la simple évocation du marché ou de la finance suffit à rendre les gens égoïstes ? Difficile à dire. Les auteurs de l'étude avancent trois hypothèses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;1) Les individus qui participent à l'expérience essaient instinctivement de se comporter comme le souhaiteraient les concepteurs de l'expérience. Le nom du jeu donne une indication sur le type de comportement qui est approprié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2) Les joueurs n'aiment coopérer que lorsqu'ils pensent que les autres joueurs vont également coopérer. Le nom du jeu influe peut-être sur les anticipations que les individus se font du comportement des autres. On s'attend moins à voir de la coopération en face quand le jeu s'appelle "marché financier" et donc on réagit en coopérant moins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;3) Les noms des jeux valorisent des qualités différentes. Les joueurs peuvent choisir, par leur comportement, de montrer qu'ils possèdent les qualités mises en avant : la capacité à coopérer lorsque le jeu s'intitule "jeu communautaire", la capacité à tromper ses adversaires lorsque le jeu s'appelle "jeu du marché financier".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'étude n'est pas encore terminée et les auteurs n'ont pas encore pu trancher entre les trois hypothèses. Mais rien n'empêche de spéculer. Qu'en pensez-vous ?&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8251082336436457534?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8251082336436457534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/le-marche-rend-il-mechant.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8251082336436457534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8251082336436457534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/le-marche-rend-il-mechant.html' title='Le marché rend-il méchant ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7800908784328344535</id><published>2010-10-15T14:10:00.001+02:00</published><updated>2010-10-15T14:11:50.018+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hommage'/><title type='text'>Décès de Maurice Allais</title><content type='html'>J'ai une semaine de retard, mais je ne pouvais pas commencer mon week-end tranquillement sans écrire un petit mot à la mémoire de Maurice Allais, prix Nobel d'économie français, décédé la semaine dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-7800908784328344535?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/7800908784328344535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/deces-de-maurice-allais.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7800908784328344535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7800908784328344535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/deces-de-maurice-allais.html' title='Décès de Maurice Allais'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7356561842232338080</id><published>2010-10-11T14:14:00.001+02:00</published><updated>2010-10-11T14:14:24.790+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hommage'/><title type='text'>Le Nobel 2010</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2010/10/11/1741-prix-nobel-2010"&gt;Nobel d'économie 2010 vient de tomber&lt;/a&gt;. Ce sont trois chercheurs en économie du travail qui ont été récompensés : Diamond, Mortensen et Pissarides. En quelques mots, ils ont fondé un cadre d'analyse du marché du travail qui prend en compte le processus de recherche d'emploi et qui a été très fécond pour comprendre les imperfections du marché du travail.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notamment, ce cadre permet de comprendre et de modéliser la coexistence de chômeurs et d'emplois vacants dans une économie et de mesurer l'efficacité de "l'appariement", c'est-à-dire la capacité du marché du travail à mettre en relation les travailleurs et les employeurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Maintenant, les économistes ne conçoivent plus le marché du travail comme un stock d'employeurs juxtaposé à un stock de travailleurs mais réfléchissent plutôt en termes de "flux" de destructions et de créations d'emplois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est d'ailleurs ainsi qu'on a découvert que les marchés du travail dans la plupart des pays créaient et détruisaient beaucoup plus d'emplois qu'on ne pourrait le soupçonner à première vue. Cahuc et Zylberberg démarrent &lt;a href="http://www.amazon.fr/ch%C3%B4mage-fatalit%C3%A9-ou-n%C3%A9cessit%C3%A9/dp/2080801309"&gt;leur célèbre ouvrage&lt;/a&gt; sur le chômage en soulignant le fait que 10 000 emplois sont créés et 10 000 autres sont détruits chaque jour en France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, en résumé : bravo à eux trois.&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-7356561842232338080?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/7356561842232338080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/le-nobel-2010.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7356561842232338080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7356561842232338080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/le-nobel-2010.html' title='Le Nobel 2010'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6265591112590335292</id><published>2010-10-04T19:56:00.004+02:00</published><updated>2010-10-04T19:57:54.468+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><title type='text'>Déficit public et l'impossibilité de promettre en politique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: normal;"&gt;&lt;b&gt;On s'inquiète beaucoup du dérapage des dépenses publiques. Bien que la volonté de réduire les déficits soit réelle, elle peine à se concrétiser à cause de l'impossibilité pour les hommes politiques de s'engager juridiquement auprès des citoyens.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les dépenses publiques sont-elles faites à bon escient ? D'après la Cour des comptes, &lt;a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101618290-emballement-du-deficit-la-cour-des-comptes-epingle-le-gouvernement"&gt;ce n'est pas toujours le cas&lt;/a&gt;. On &lt;a href="http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/1_conduite-des-programmes-armement.pdf"&gt;apprend par exemple&lt;/a&gt; que :&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Premier budget d’investissement de l’État, le budget&amp;nbsp;d’investissement du ministère de la défense est, pour l’essentiel, consacré&amp;nbsp;au financement de ces programmes d’armement."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et&amp;nbsp;&lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/11/les-depenses-du-gouvernement-ont-un.html"&gt;j'ai déjà souligné mon scepticisme&lt;/a&gt; quant à l'utilité économique des dépenses militaires. &lt;a href="http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/20_politique-services-a-la-personne.pdf"&gt;On apprend également&lt;/a&gt; que les politiques en faveur des services à la personne ont coûté 6,6 milliards d'euros pour un bénéfice difficile à évaluer mais certainement très en deçà des objectifs d'après le rapport.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En dehors de ce seul rapport, on trouve des myriades d'exemples de politiques publiques coûteuses, comme la baisse de la TVA dans la restauration (&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/conso/2010/06/27/05007-20100627ARTFIG00051-la-baisse-de-la-tva-dans-la-restauration-en-chiffres.php"&gt;plus de 2 milliards d'euros par an&lt;/a&gt;) ou la défiscalisation des heures supplémentaires &lt;a href="http://www.lemonde.fr/politique/chat/2008/05/06/sarkozy-un-an-a-l-elysee-quel-bilan-pour-le-pouvoir-d-achat_1041664_823448.html#ens_id=1049831"&gt;dont le coût est exorbitant par rapport aux bénéfices&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On pourrait débattre de chacune de ces dépenses et argumenter pour savoir si les dépenses sont justifiées ou non. Mais ce n'est pas l'objet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vraie question est : pourquoi les dépenses publiques se multiplient-elles, sans tenir compte de leur efficacité ni de l'état des finances publiques ? Pourquoi les hommes politiques qui promettent perpétuellement &lt;a href="http://discours.vie-publique.fr/notices/107001164.html"&gt;d'équilibrer les comptes&lt;/a&gt; de la nations &lt;a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/top-news/20100930.REU0399/la-dette-de-la-france-a-1-591-5-milliards-d-euros.html"&gt;n'y parviennent-ils pas&lt;/a&gt; ? Le problème fondamental est qu'ils &lt;u&gt;ne peuvent pas&lt;/u&gt; faire de promesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;L'impossibilité de passer des contrats avec les hommes politiques&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'idée est décrite&amp;nbsp;&lt;a href="http://econ-www.mit.edu/files/4461"&gt;dans un article d'Acemoglu&lt;/a&gt;. Le problème réside dans l'impossibilité pour les hommes politiques de s'engager de manière crédible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons par exemple l'écart entre le programme de Sarkozy et sa réalisation qui est expliqué en détails dans le livre de Pierre Cahuc et André Zylberberg : &lt;i&gt;Les réfomes ratées du président Sarkozy&lt;/i&gt;&amp;nbsp;dont on trouvera un excellent résumé&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.herodote.net/articles/article.php?ID=544"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt;. Pourquoi le président n'a-t-il pas tenu ses promesses ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario est classique : une fois au pouvoir, et une fois qu'il devait faire face aux protestations, il était beaucoup plus facile pour Sarkozy de céder à la pressions des groupes dont il menaçait les intérêts plutôt que d'aller jusqu'au bout. Ce faisant, la réforme des taxis, la réforme des retraites dans la fonction publique, la réforme du marché du travail,... aucune n'est vraiment allée au bout des ambitions du président et encore, certaines sont carrément allées dans le sens inverse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses auraient été différents si les hommes politiques pouvaient s'engager par contrat devant la nation. Imaginez que Sarkozy ait pu dire : "Je m'engage à régler le problème de financement des retraites d'ici 2010 par un accord concerté avec les partenaires sociaux, faute de quoi, je démissionerai." Cela empêcherait le gouvernement d'essayer de faire passer sans concertation une réforme partielle du financement des retraites. Ou alors "Je m'engage à maintenir les déficits publics en dessous de 3%. Si cet engagement n'est pas tenu d'ici la fin de mon quinquenat, je reverserai à la nation 20% des salaires que j'aurai perçus pendant mon mandat."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;A l'heure actuelle, ce n'est pas possible car aucune disposition n'existe dans le droit pour donner à ce type de contrat une valeur juridique.&amp;nbsp;Pour que cela fonctionne, il faut que le contrat soit exécutoire, c'est-à-dire qu'il existe une instance juridique qui soit en mesure de faire payer Sarkozy s'il ne tient pas sa promesse sur les déficits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de possibilité serait très bénéfique pour les hommes politiques. Une promesse à laquelle on adjoint un contrat voit sa crédibilité renforcée et sa valeur auprès des électeurs accrue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez qu'un homme politique s'engage à ne pas faire de cadeaux fiscaux aux riches. On a plus de raisons de lui faire confiance si le fait de violer cette promesse est assorti d'une importante pénalité financière. Ou si un candidat aux élections promet de faire redescendre le chômage sous la barre des 8% sous trois ans et de démissioner s'il n'y parvient pas. Il a de bien meilleures incitations à choisir ses réformes avec soin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, lorsque les dépenses publiques se multiplient et que cela suscite l'inquiétude des citoyens, un candidat peut proposer de payer une amende proportionnelle au déficit public s'il est élu. Et je pense que s'il est élu, on peut compter sur lui pour réduire les déficits si on sait que le fait de ne pas atteindre cet objectif peut lui coûter très cher.&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6265591112590335292?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6265591112590335292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/deficit-public-et-limpossibilite-de.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6265591112590335292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6265591112590335292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/10/deficit-public-et-limpossibilite-de.html' title='Déficit public et l&apos;impossibilité de promettre en politique'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4618125414150765144</id><published>2010-09-24T17:13:00.000+02:00</published><updated>2010-09-24T17:13:02.649+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du crime'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Choix social'/><title type='text'>La polémique autour des "salles de shoot"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quelques articles très intéressants dans &lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/24/les-salles-d-injection-sont-une-porte-de-sortie-de-la-toxicomanie_1414806_3224.html"&gt;Le Monde&lt;/a&gt; d'aujourd'hui sur la question des "salles de shoot" (notamment &lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/24/a-bilbao-une-salle-de-consommation-accueille-depuis-sept-ans-les-toxicomanes_1411811_3224.html"&gt;celui-ci&lt;/a&gt;). Le concept, c'est de créer des lieux d'accueil pour les toxicomanes afin qu'ils puissent se droguer dans des conditions d'hygiène optimales et éventuellement qu'ils puissent être accompagnés pour sortir de leur addiction.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La polémique autour de l'ouverture éventuelle de ces salles en France peut être facilement comprise si on a une bonne grille de lecture. Les arguments des opposants aux salles de shoot sont essentiellement des arguments &lt;b&gt;déontologiques&lt;/b&gt;&amp;nbsp;tandis que les arguments de l'autre camp sont plutôt&amp;nbsp;&lt;b&gt;conséquentialistes&lt;/b&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Regardons par exemple la réaction de François Fillon : "&lt;i&gt;La priorité de Matignon est de réduire la consommation de drogues, non de l’accompagner, voire de l’organiser"&lt;/i&gt;. Ce qui le gêne dans le concept des salles de shoot, c'est l'idée d'encadrement de la consommation de drogue. Dans son jugement négatif sur cette initiative, il s'attaque à l'action elle-même. Il estime qu'elle n'est pas conforme au devoir du gouvernement de lutter contre la consommation de drogue. C'est une application de principes éthiques dérivés d'une doctrine morale &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89thique_d%C3%A9ontologique"&gt;déontologique&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En revanche, les sympathisants des salles de shoot argumentent systématiquement en se référant aux conséquences qu'aurait l'ouverture de telles salles. Beaucoup font référence à &lt;a href="http://www.destinationsante.com/IMG/pdf/synthese_reduction_risques[1].pdf"&gt;un rapport de l'INSERM&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui évalue concrètement les effets de ces salles au regard de leurs objectifs et des craintes associées :&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/TJyhLIE5gyI/AAAAAAAAAEU/lx7CVjVzTh4/s1600/drogue.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: justify;"&gt;&lt;img border="0" height="207" src="http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/TJyhLIE5gyI/AAAAAAAAAEU/lx7CVjVzTh4/s400/drogue.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ce sens, il s'agit d'une analyse conséquentialiste : on juge la désirabilité d'une politique ou d'une action uniquement en fonction de ses conséquences (et non en fonction du caractère "moral" ou non de l'action elle-même).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les économistes raisonnent presque exclusivement en termes conséquentialistes. Pour la plupart d'entre eux, il n'y a pas de politiques bonnes ou mauvaises &lt;i&gt;par principe&lt;/i&gt;. La méthode standard pour juger d'une politique est d'estimer ses conséquences probables et de discuter du caractère bon ou mauvais des conséquences en question.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je trouve que la divergence d'approche de ces deux doctrines permet, à mon humble avis, de comprendre une certaine partie des divergences d'opinions sur la scène politique.&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4618125414150765144?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4618125414150765144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/09/la-polemique-autour-des-salles-de-shoot.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4618125414150765144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4618125414150765144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/09/la-polemique-autour-des-salles-de-shoot.html' title='La polémique autour des &quot;salles de shoot&quot;'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/TJyhLIE5gyI/AAAAAAAAAEU/lx7CVjVzTh4/s72-c/drogue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-484455021201261484</id><published>2010-09-14T21:03:00.001+02:00</published><updated>2010-09-14T21:04:05.738+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule'/><title type='text'>La logique étrange de la moyenne européenne...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nicolas Sarkozy a tenu récemment &lt;a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/14/le-nouveau-pret-a-taux-zero-cible-les-primo-accedants_1411164_3234.html#ens_id=1408716"&gt;les propos suivants&lt;/a&gt; :&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"La France compte 57 % de propriétaires, la moyenne européenne est de 66 %. Entre 2002 et 2007, ce taux n'a augmenté que de 1,2 %. Pour atteindre les 66 %, il faudrait quarante ans, vous serez à la retraite et moi aussi.&amp;nbsp;Nous en avons tiré la conclusion qu'il fallait profondément changer notre système"&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;Le raisonnement est le suivant : nous faisons Y mais nos voisins font X, donc nous devons faire tout notre possible pour s'éloigner de Y et se rapprocher de X. La clef de cette logique mystérieuse réside dans le fait que notre président tient pour acquis qu'être propriétaire, bin, c'est bien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;Pourtant, être propriétaire, c'est, pour la plupart des ménages, investir une grande partie de son épargne dans un unique actif : un bien immobilier. Or, les spécialistes de la finance le disent depuis très longtemps, &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/06/il-faut-diversifier-ses-actifs.html"&gt;il est extrêmement risqué&lt;/a&gt; de placer toute son épargne sur un seul actif, c'est-à-dire de mettre tous ses oeufs dans le même panier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;Oh, mais j'en entends surtout rétorquer : "Mais l'immobilier, ça ne peut pas baisser !", &lt;a href="http://blog.bmykey.com/immobilier/montagnes-russes-la-hausse-et-la-baisse-des-prix-aux-etats-unis/2007/69/"&gt;bin voyons&lt;/a&gt;. Sans compter que posséder un bien immobilier expose les propriétaires à un certain nombre de risques qui peuvent coûter très cher. Par exemple, un changement brutal des &lt;a href="http://www.quechoisir-besancon.org/copropriete/mise_aux_normes_ascenseurs_controle_obligatoire.php"&gt;normes des ascenseurs&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui a fait trembler le porte monnaie de mes parents au plus mauvais moment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;L'autre erreur de raisonnement classique consiste à croire qu'on ne peut pas se constituer un capital lorsqu'on est locataire. &lt;a href="http://econo.free.fr/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=25&amp;amp;Itemid=35&amp;amp;codefaq=95"&gt;Alexandre et Stéphane ont montré que c'est faux&lt;/a&gt; car il est tout à fait possible d'épargner tout en étant locataire. La seule différence étant que les actifs détenus n'ont pas la même forme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;Non seulement le gouvernement est rarement capable de mettre en oeuvre des politiques permettant d'atteindre les objectifs fixés mais en plus, il a tendance à fixer des objectifs dont la &amp;nbsp;pertinence m'échappe quelque peu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: medium;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 15px; line-height: 22px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-484455021201261484?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/484455021201261484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/09/la-logique-de-la-moyenne.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/484455021201261484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/484455021201261484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/09/la-logique-de-la-moyenne.html' title='La logique étrange de la moyenne européenne...'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-418576235216284080</id><published>2010-08-30T14:47:00.001+02:00</published><updated>2010-08-31T14:36:30.600+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théorie des jeux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule'/><title type='text'>Les pires enchères du monde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le blog &lt;a href="http://economiclogic.blogspot.com/2010/08/on-dangers-of-penny-auctions-example.html"&gt;Economic Logic&lt;/a&gt; a attiré mon attention sur un nouveau type d'enchères qui a vu le jour sur des sites internet comme &lt;a href="http://bidhere.com/"&gt;BidHere&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ou &lt;a href="http://www.swoopo.co.uk/"&gt;Swoopo&lt;/a&gt;. Il s'agit des enchères dites &lt;i&gt;Pay-to-Bid&lt;/i&gt;&amp;nbsp;ou littéralement, des enchères à offre payante. Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle arnaque ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s'agit de ventes aux enchères où l'action d'enchérir est payante. Sur le site en question, chaque fois que quelqu'un décide d'enchérir, il doit payer 60 centimes pour faire monter le prix de 2 centimes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu de loin, ça parait être une bonne affaire car le montant atteint par les enchères semble significativement plus faibles que le prix en magasin pour la plupart des produits. Ce fait est confirmé par une &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15695"&gt;étude récente&lt;/a&gt; qui montre que le prix final auquel partent les objets mis en vente est en moyenne cinq fois moins élevé que le prix en magasin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Néanmoins, deux remarques s'imposent. Premièrement, prenons un produit au hasard, par exemple une Playstation 3. A l'heure où je vous écris, le niveau des enchères est autour de 50$ pour un produit qui en vaut 300. Si les enchères ont démarré, par exemple, à 10$, cela signifie qu'il a eu 2000 enchères sur ce produit, ce qui, à 0,60$ l'enchère, représente 1200$, soit 4 fois le prix du produit !!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxièmement, le système est fait de telle manière qu'après chaque enchère, un compte à rebours de 15 secondes démarre. Si personne ne surenchérit, le produit est vendu au dernier enchérisseur. Les consommateurs sont donc tentés de démarrer des guerres d'enchères qui sont facilitées par la présence d'un système d'enchères automatiques : les consommateurs ont la possibilité de demander au logiciel d'enchérir automatiquement à leur place. Mais ce faisant, on rentre dans un cercle vicieux : plus on enchérit longtemps sur un produit, moins on a envie de lâcher l'affaire ! Si vous avez déjà surenchéri quarante fois sur la Playstation 3 (ou sur tout autre produit), ça vous a coûté 24$. Si vous perdez les enchères, les 24$ auront été dépensés en pure perte. Il y a donc un seuil à partir duquel on ne veut plus faire marche arrière et on est prêt à dépenser des sommes colossales pour gagner les enchères, sinon on n'aura plus que ses yeux pour pleurer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'étude que je citais plus haut ne semble pas s'émouvoir des problèmes posés par ce type d'enchères. Pourtant, ce genre de site aboutit, au mieux, à une situation où les consommateurs les plus chanceux remportent des bonnes affaires au détriment des consommateurs les moins chanceux (un peu comme un site de jeux en ligne mais sans en avoir l'apparence !) et, au pire, à une situation où certains consommateurs vont se ruiner parce qu'ils se retrouveront pris dans la spirale infernale décrite dans le paragraphe précédent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-418576235216284080?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/418576235216284080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/08/les-pires-encheres-du-monde.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/418576235216284080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/418576235216284080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/08/les-pires-encheres-du-monde.html' title='Les pires enchères du monde'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4319726399834273811</id><published>2010-08-25T18:13:00.002+02:00</published><updated>2010-08-31T14:36:39.429+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie industrielle'/><title type='text'>Les PME sont tellement sexy...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Il est très en vogue de déclarer que les PME (petites et moyennes entreprises) sont plus importantes que les grosses entreprises. Peut-être parce que les grosses entreprises sont une cible récurrente des fantasmes des mouvements anti-capitalistes ? En tout cas, les hommes politiques &lt;/b&gt;&lt;a href="http://www.lefigaro.fr/entreprise/2010/06/15/05011-20100615ARTFIG00758-sarkozy-les-pme-sont-le-fer-de-lance-de-la-croissance.php"&gt;&lt;b&gt;aiment bien déclarer qu'ils vont aider les PME&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;. C'est vendeur, c'est sexy, et personne ne peut venir le leur reprocher. Ont-ils pour autant raison ?&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'argument sous-jacent est que les PME &lt;a href="http://www.pme.gouv.fr/essentiel/emploi/emploi.htm"&gt;créent plus d'emplois que les grandes entreprises&lt;/a&gt;. Pourtant, &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w16300"&gt;une étude&lt;/a&gt; menée par trois chercheurs américains montre que ce fait statistique est très fortement exagéré. Ils affirment que les petites entreprises créent beaucoup d'emplois certes, mais c'est essentiellement parce qu'une grande partie de ces entreprises sont jeunes. Or, les entreprises qui viennent juste d'être créées sont fortement susceptibles d'embaucher. En fait, lorsqu'on regarde le lien entre la taille des entreprises et le nombre d'emplois créés, on est victimes d'un artefact statistique. En réalité, ce n'est pas tant la taille qui compte mais plutôt l'âge.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc contrairement à ce que disent les hommes politiques, ce ne sont pas les &lt;b&gt;&lt;u&gt;petites&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; entreprises qui sont "le fer de lance de la croissance" ou je ne sais quel autre slogan pourri, mais les &lt;b&gt;&lt;u&gt;jeunes&lt;/u&gt;&lt;/b&gt; entreprises.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxièmement, les auteurs de l'étude affirment que ce n'est pas forcément très judicieux de juger de l'importance d'une catégorie d'entreprises en regardant simplement les créations d'emplois. Car si les jeunes entreprises créent beaucoup d'emplois, elles en détruisent également une grande partie ! Sous cinq ans, 40% des emplois créés par les jeunes entreprises sont détruits, ce qui tempère un peu le bilan. La raison en est que les jeunes entreprises sont souvent l'occasion de démarrer de nouveaux projets risqués menés par des entrepreneurs &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/faut-il-decourager-lesprit-dentreprise.html"&gt;un peu trop confiants dans leurs chances de réussite&lt;/a&gt; et que le risque d'échec est élevé. Les emplois créés ne comptent donc pas parmi les plus stables.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faut-il pour autant s'abstenir de soutenir les jeunes entreprises ? Non, car l'économie croît par un processus d'essais et d'erreurs. Les jeunes entreprises, même si elles ont de fortes chances de disparaître rapidement, sont à l'origine de nombreuses innovations sources de croissance. Il est impossible d'avoir beaucoup d'entreprises innovantes sans avoir en même temps beaucoup d'entreprises qui tentent d'innover mais qui se cassent la gueule.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4319726399834273811?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4319726399834273811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/08/les-pme-sont-tellement-sexy.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4319726399834273811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4319726399834273811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/08/les-pme-sont-tellement-sexy.html' title='Les PME sont tellement sexy...'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1146440397962371307</id><published>2010-07-29T13:04:00.002+02:00</published><updated>2010-08-31T14:36:47.345+02:00</updated><title type='text'>Cherchez l'erreur (ou pas)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/TFFf9MPgUzI/AAAAAAAAAEE/rgUw3HXmmJA/s1600/obama-economic-plan.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/TFFf9MPgUzI/AAAAAAAAAEE/rgUw3HXmmJA/s320/obama-economic-plan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Que pensez-vous du raisonnement présenté sur cette image ? D'après vous, y'a-t-il une erreur et si oui, laquelle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1146440397962371307?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1146440397962371307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/cherchez-lerreur-ou-pas.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1146440397962371307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1146440397962371307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/cherchez-lerreur-ou-pas.html' title='Cherchez l&apos;erreur (ou pas)'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/TFFf9MPgUzI/AAAAAAAAAEE/rgUw3HXmmJA/s72-c/obama-economic-plan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-2572164975649838387</id><published>2010-07-16T20:18:00.001+02:00</published><updated>2010-07-16T20:22:20.842+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie industrielle'/><title type='text'>Le juste prix</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens de tomber sur un débat dans l'émission C dans l'Air. La question qui est posée est une question qui a longtemps préoccupé les philosophes et les économistes dans les siècles passés, mais qui a été relativement délaissée par la science économique lors du dernier siècle : quel est le juste prix d'un produit ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question se pose dans le cas des vêtements. Est-ce que les vendeurs font des profits indécents en fixant un prix trop élevé ? Est-ce que les commerçants nous "volent" en vendant les vêtements trop chers avec des marges indécentes ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si les économistes ont cessé de s'intéresser à la question, c'est parce qu'ils ont pris conscience de l'existence des forces du marché qui poussent (ou non) le prix vers son "juste prix". Cette idée se résume très bien dans la remarque d'un des intervenants qui dit : "Mais si vous pensez que les commerçants gagnent si bien leur vie, vous n'avez qu'à vous installer et monter votre commerce." Implicitement, il reprend un argument classique de l'analyse économique : &lt;b&gt;si la concurrence fonctionne bien&lt;/b&gt;, alors, un prix ne peut pas rester durablement au dessus de sa "juste valeur". De nouveaux entrants vont être attirés par les "profits indécents" et mener une guerre des prix aux entreprises en place. Dès lors, le juste prix n'est rien d'entre que le prix pratiqué lorsque la concurrence est intensive, ce qui est quand même le cas sur le marché des vêtements (c'est la position que je soutenais dans les commentaires de &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/les-anglo-saxons-ont-lair-de-considerer.html"&gt;ce billet&lt;/a&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, si vous jugez que les prix pratiqués sont trop élevés, c'est soit que vous n'êtes pas assez patient et qu'il faut attendre que les concurrents s'installent sur le marché, soit que la concurrence ne joue pas son oeuvre. Ce dernier élément est probablement l'explication la plus probante. Par exemple, beaucoup de citoyens s'offusquent du fait que les firmes pharmaceutiques vendent des médicaments à un prix exorbitant aux pays en développement. Ont-ils raison de s'offusquer ? Oui, car les brevets sont une façon de protéger une entreprise de la concurrence et de lui permettre de pratiquer des prix très élevés. Le but du brevet est d'accorder un "bonus" à l'entreprise sous forme d'un pouvoir de monopole dans le but de l'inciter à innover, &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/12/les-brevets-pharmaceutiques-ne.html"&gt;mais c'est malheureusement très peu efficace&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Autre exemple. &lt;a href="http://www.echosdunet.net/dossiers/dossier_5332_l+arcep+va+reduire+prix+des+sms+france.html"&gt;Doit-on hurler au vol face au prix des SMS&lt;/a&gt; ? Oui, car ici, peu de nouveaux entrants sont autorisés (il suffit de voir la galère que ça a été pour autoriser Free à rentrer sur le marché). Il est donc probable que les opérateurs tendent à surtarifer les SMS en menant une entente tacite. Si c'est le cas, le prix est trop élevé et une régulation peut s'avérer nécessaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La conclusion à laquelle je veux aboutir, c'est que pour savoir si un prix est trop élevé, ça ne sert pas forcément à grand chose de regarder les marges des firmes. Il vaut mieux regarder si un nouvel entrant peut facilement s'insérer sur le marché. On se rend alors tout de suite compte que dans la grande distribution, &lt;a href="http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS07.pdf"&gt;les prix sont probablement trop élevés à cause des régulations qui gênent l'arrivée de nouveaux concurrents&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-2572164975649838387?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/2572164975649838387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/le-juste-prix.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2572164975649838387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2572164975649838387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/le-juste-prix.html' title='Le juste prix'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-433745348402298027</id><published>2010-07-09T06:00:00.001+02:00</published><updated>2010-07-09T06:00:00.711+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Choix social'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de la santé'/><title type='text'>Faut-il greffer un foie à Jean-Charles ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Laissez-moi vous présenter une personne fictive issue de mon imagination tordue : Jean-Charles (JC pour les intimes). Jean-Charles est alcoolique. Il a essayé à plusieurs reprises de remonter la pente mais sans succès. Actuellement, il est au chômage et ses proches s'inquiètent du fait qu'il dépense une trop grande partie de son allocation chômage pour satisfaire son penchant pour la boisson. Certes, il n'a pas eu une enfance facile - il tient son alcoolisme de son père - mais &lt;i&gt;"ce n'est pas une excuse !"&lt;/i&gt;&amp;nbsp;dit son frère qui, lui, estime avoir réussi dans la vie avec les mêmes contraintes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malheureusement, l'état du foie de Jean-Charles s'est dégradé ces derniers temps. Atteint d'une cirrhose depuis un certain temps, il va avoir besoin d'une greffe du foie dans les mois qui viennent. Les organes étant rares, si on peut trouver un foie neuf pour Jean-Charles, ce sera forcément au détriment d'une autre personne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vous propose de vous mettre dans la peau d'un décideur public, qui vient d'obtenir un foie en bon état. Dans la liste d'attente pour les greffes, c'est au tour de Jean-Charles. Allez-vous autoriser cette greffe de foie, ou préférerez-vous le donner à quelqu'un d'autre qui "le mérite mieux" ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Derrière cette question perverse de justice sociale se glisse une autre question, plus socio-économique : sommes-nous responsables de notre état de santé ? Jean-Charles est alcoolique, donc certains diront : "il l'a bien cherchée sa cirrhose !". S'il avait fait l'&lt;b&gt;effort&lt;/b&gt; de se sevrer de son alcoolisme, il n'en serait pas là. D'autres au contraire, prendront sa défense en pointant du doigt le fait que son propre père était alcoolique et donc qu'il est plutôt une victime des &lt;b&gt;circonstances&lt;/b&gt; dans lesquelles il a vécu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Efforts et circonstances sont donc deux éléments susceptibles d'expliquer le fait que certains sont en bonne santé et d'autres pas. La question est de savoir si les inégalités face à la santé sont plutôt dues à l'un ou à l'autre. Et la réponse, apportée par &lt;a href="http://www.parisschoolofeconomics.eu/IMG/doc/Jusot_Tubeuf_TrannoyFinal-2.doc"&gt;Sandy Tubeuf, Florence Jusot et Alain Trannoy&lt;/a&gt;, tranche nettement en faveur d'une des deux variables !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ce stade du billet, je prends les paris ! A votre avis, quelle est la bonne réponse ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eh bien, d'après leurs travaux, les circonstances sont des déterminants beaucoup plus importants de l'état de santé que les efforts. Les aléas de l'enfance expliquent entre 25% et 40% des inégalités face à la santé, tandis que l'effort n'est responsable que de 6% à 10% des inégalités (le reste est lié aux facteurs démographiques).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne devrait donc peut-être pas blâmer Jean-Charles pour ce qui lui arrive, car finalement, ce que montrent ces travaux, c'est que si un autre avait été à sa place, il aurait très probablement suivi le même chemin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-433745348402298027?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/433745348402298027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/faut-il-greffer-un-foie-jean-charles.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/433745348402298027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/433745348402298027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/faut-il-greffer-un-foie-jean-charles.html' title='Faut-il greffer un foie à Jean-Charles ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7081315892007770183</id><published>2010-07-05T06:00:00.004+02:00</published><updated>2010-07-05T09:10:26.337+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><title type='text'>Prof réel ou prof virtuel ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens d'assister à un cours de théorie des jeux évolutionnaire. Ce cours était donné par Ben Polak à l'université de Yale. Pourtant, je ne suis pas parti aux Etats-Unis. J'ai simplement regardé le cours &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=er9KvYn4ldk"&gt;ici&lt;/a&gt;, car l'université a eu l'excellente idée de le filmer et de le mettre gratuitement en ligne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que penseriez-vous si un de vos amis vous disait qu'il suit les cours d'un prof sur internet ? La première chose qu'on se dit, c'est que c'est moins bien sur internet qu'en vrai. Tout d'abord, on ne peut pas interagir avec l'enseignant. Ensuite, de la même manière qu'une pièce de théâtre à la télé ne vaut pas le fait d'être assis en face des acteurs (en tout cas, c'est mon opinion), l'immersion est bien moins grande sur internet qu'en vrai et peut être grandement limitée par la mauvaise qualité de la vidéo.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, je suis très enthousiaste face à cette innovation. Quels sont les avantages ? Premièrement, on sort complètement de la contrainte du déroulement "linéaire" d'un cours classique. Un passage n'est pas clair ? On peut mettre en pause le temps d'aller rechercher un élément sur internet, dans son cours, ou ailleurs ; et/ou revenir en arrière pour revoir le passage difficile. Un passage est ennuyeux ? On est libre de faire une avance rapide, voire de passer directement au cours de la semaine suivante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question un peu polémique à laquelle je veux arriver est : peut-on remplacer certains cours "live" par des cours "virtuels" à l'université ? Les avantages sont immédiatement visibles : des économies de personnel, la possibilité de réutiliser les cours des meilleurs enseignants qui peuvent être à l'autre bout du pays et un confort accru pour l'étudiant qui peut aller à son rythme. Le premier petit bémol est que "aller à son rythme" peut également signifier "toujours remettre au lendemain le visionnement du cours" et passer trente heures d'affilée à regarder tous les cours la veille de l'examen. Le deuxième bémol est que les cours sur internet peuvent être moins utiles que les cours en vrai. L'absence d'interaction avec le prof ou avec les autres étudiants peut rendre l'apprentissage plus difficile. La mauvaise qualité du son peut gêner la compréhension du cours, tout particulièrement si celui-ci n'est pas donné dans la langue natale de l'étudiant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Difficile de faire pencher clairement la balance d'un côté ou de l'autre. C'est pourquoi &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w16089"&gt;trois chercheurs&lt;/a&gt; ont mis en place une expérience contrôlée afin de vérifier si les cours "online" sont aussi efficaces pour l'apprentissage que les cours "live". Dans une université dont ils ne citent pas le nom, ils ont recruté un certain nombre d'étudiants pour participer à cette expérience en échange d'un petit bonus sur la note finale. Ces étudiants ont été assignés aléatoirement à deux groupes : un groupe où ils n'ont pas accès au cours filmé en ligne mais uniquement à la salle de cours, et un groupe qui s'est vu barré l'accès à la salle de cours mais qui avait accès au cours en ligne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils ont ensuite comparé leurs résultats aux examens et se sont rendus compte que les deux groupes ont eu, en moyenne, des résultats quasiment similaires. Le groupe qui avait uniquement accès au cours sur internet ne s'en est pas plus mal sorti que le groupe qui a assisté aux cours dans la salle. Toutefois, certains sous-groupes d'étudiants, notamment les étudiants ayant un niveau initial plus faible ont eu des notes légèrement inférieures en moyenne lorsqu'ils n'avaient accès qu'aux cours en ligne, mais il est difficile de tirer des conclusions définitives.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De même, certains éléments restent flous : est-ce que les étudiants du groupe qui devait assister aux cours dans la salle n'avaient pas la possibilité de tricher et de regarder les cours sur internet, par exemple en faisant appel à un complice dans l'autre groupe ? Les auteurs pensent que ça a dû au moins arriver quelques fois car certains étudiants ne sont presque jamais venus en cours !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une initiative prometteuse en tout cas, qui mérite d'être expérimentée davantage. Je doute que les facs françaises s'y mettent rapidement. Un léger espoir du côté des grandes écoles peut-être ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-7081315892007770183?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/7081315892007770183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/prof-reel-ou-prof-virtuel.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7081315892007770183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7081315892007770183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/prof-reel-ou-prof-virtuel.html' title='Prof réel ou prof virtuel ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-177891022095280823</id><published>2010-07-01T06:00:00.002+02:00</published><updated>2010-07-02T07:32:44.813+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Statistiques et économétrie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule'/><title type='text'>L'invasion des martingales tueuses</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, les martingales ne sont pas une nouvelle espèce d'araignée venimeuse. Mais faisons un petit flashback avant de commencer l'exposé : nous sommes le mercredi 23 juin, il est 8h du matin, les miettes des biscuits aux céréales que je viens d'avaler jonchent encore la table et je me dis : "Allez, je regarde un épisode des Simpson et je pars au boulot".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ouvre alors mon site de streaming favori (non, par pitié, ne me dénoncez pas) et comme sur tous les sites de streaming, je dois supporter quatorze pop-up et publicités diverses avant de pouvoir arriver jusqu'à ma série. Et là, comme d'habitude, je laisse échapper un ricanement arrogant en voyant une pub du genre "Gagnez 250€ par jour sans sortir de chez vous". Pourtant, ce jour-là, ma curiosité me poussera à cliquer dessus juste pour savoir quelle arnaque ils espèrent me faire avaler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je tombe sur une vidéo tournée par un charmant jeune homme du nom de Jonathan mais qui a une mauvaise tendance à parler au spectateur comme à un débile. Après une introduction où je soupçonne une tentative de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hame%C3%A7onnage"&gt;phishing&lt;/a&gt;, il nous présente sa technique infaillible (mais vieille comme le monde) pour gagner à la roulette qu'est la martingale classique (bien qu'il ne cite pas le nom). Qu'est-ce que c'est ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La stratégie est la suivante. Prenons un jeu de hasard comme la roulette où l'on peut parier sur "pair" ou "impair". Par exemple, si on mise 1€ sur "pair", on gagne 2€ si le chiffre qui sort est pair et on perd sa mise dans le cas contraire. On a donc une chance sur deux de gagner. Ce qu'il propose, c'est de toujours miser 1€ sur "pair". Lorsque l'on gagne, on empoche notre gain et on rejoue exactement de la même façon. Lorsque l'on perd, on double la mise jusqu'à ce qu'on gagne à nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'idée, c'est que si on a perdu 1€ et qu'on rejoue 2€, on se retrouve dans la situation suivante. Si on gagne, on récupère 4€, soit un gain net de 1€ (4€ moins les deux mises). Si on perd à nouveau, la perte nette est donc de 3€. On mise alors 4€. Si on gagne, on &amp;nbsp;récupère 8€, soit un gain net de 1€ (8€ - 4€ - 2€ -1€=1€). Si on perd, on double à nouveau la mise. On mise donc 8€. Si on gagne, on annule toutes les pertes précédentes et on réalise un gain net de 1€ et si on perd, on n'a qu'à doubler la mise et continuer. L'intuition, c'est que lorsqu'on a commencé à perdre, à force de rejouer, on finit forcément par gagner au moins une fois et par annuler toutes ses pertes. Donc, à terme, on ne peut pas perdre !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Où est l'erreur ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Remarquons plusieurs choses :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* Tout d'abord, si le jeu nous laisse effectivement une chance sur deux de doubler notre mise et une chance sur deux de perdre notre mise, alors &lt;b&gt;mathématiquement&lt;/b&gt;&amp;nbsp;l'espérance de gain du jeu est nulle. Ca veut dire que si vous jouez un très grand nombre de fois et peu importe comment vous jouez ou quelle stratégie vous adoptez, vos gains et vos pertes vont s'annuler sur le long terme. Il n'existe aucune stratégie qui permette &lt;b&gt;en moyenne&lt;/b&gt;&amp;nbsp;de gagner de l'argent. En revanche, on verra qu'il existe des stratégies qui permettent de perdre à coup sûr :-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* Ensuite, on peut voir qu'avec cette stratégie, les gains ont l'air relativement sûrs mais sont néanmoins très faibles. On gagne 1€ après l'autre. Donc, si on a une forte probabilité de gagner peu d'argent et comme l'espérance de gain du jeu est nulle, c'est qu'il existe nécessairement une petite probabilité de perdre beaucoup d'argent d'un seul coup !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Démontons maintenant la mécanique du jeu. Admettons que vous commenciez à jouer avec 100€ en poche. Quelle est le truc qui fait que la stratégie exposée plus haut ne fonctionne pas ? Regardons plus précisément combien de fois maximum vous pouvez vous permettre de perdre d'affilée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Si vous perdez une fois, il vous reste 99€ et vous devez miser 2€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Si vous perdez deux fois, il vous reste 97€ et vous devez miser 4€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Si vous perdez trois fois, il vous reste 93€ et vous devez miser 8€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Si vous perdez quatre fois, il vous reste 85€ et vous devez miser 16€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Si vous perdez cinq fois, il vous reste 69€ et vous devez miser 32€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;Si vous perdez six fois, il vous reste 37€ et vous devez miser 64€ mais vous n'avez pas assez !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, si vous perdez six fois d'affilée, vous n'avez plus assez d'argent pour continuer et vous aurez perdu au final 63€. Quelle est la probabilité de perdre six fois d'affilée ? C'est (1/2) puissance six, c'est à dire 1 chance sur 64.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Conclusion, lorsque vous avez 100€ en poche et que vous appliquez cette stratégie, à chaque fois que vous misez, vos chances de gains sont les suivantes :&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;63 chances sur 64 de gagner 1€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;1 chance sur 64 de perdre 63€.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vous pouvez vérifier que la moyenne des gains est nulle.&amp;nbsp;Mais alors, me direz-vous, il suffit de venir avec plus d'argent ! Si on refait le calcul avec 1500€ en poche au départ, vous pourrez alors vous permettre de perdre jusqu'à 10 fois d'affilée. Vous jouez alors au jeu suivant :&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;1023 chances sur 1024 de gagner 1€.&lt;/li&gt;&lt;li style="text-align: justify;"&gt;1 chance sur 1024 de perdre 1023€.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque fois que vous augmentez le montant que vous avez en poche, vous réduisez les chances de perdre mais &lt;b&gt;vous augmentez très fortement le montant de la perte potentielle&lt;/b&gt; ! Certains vont peut-être railler en disant qu'une chance sur 1024 de perdre, c'est peu. Faisons un autre calcul. Admettons que vous vous fixiez un seuil de gain raisonnable, mettons 150€. Vous allez donc répéter cette stratégie jusqu'à gagner cette somme puis arrêter. Quelles sont vos chances de gains ? Environ 86,4%. C'est-à-dire que si vous essayez de gagner 150€ avec cette méthode, vous avez 13,6% de chances de perdre 1023€, ce qui est loin d'être négligeable !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est donc un pari risqué qui peut à chaque instant vous faire perdre une grosse somme.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais même si vous aimez le risque et que vous êtes prêt à l'assumer, alors il vaut mieux placer son argent en bourse sur un portefeuille de marché. C'est à peu près la même chose : vous prenez le risque de perdre beaucoup s'il y a un crack mais ce qui fait toute la différence avec les jeux de hasard, c'est qu'en moyenne &lt;b&gt;vous gagnez de l'argent en bourse&lt;/b&gt;* !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout à l'heure, je vous disais qu'il n'existe pas de stratégie qui permette de gagner de l'argent en moyenne à la roulette mais qu'il existe des stratégies qui permettent d'en perdre à coup sûr. Comment est-ce possible si l'espérance de gain est nulle ? En fait, vous ne perdez rien en moyenne si vous avez des fonds illimités. Mais si comme moi vous avez une réserve d'argent limitée, à force de jouer, vous finirez nécessairement un jour ou l'autre par avoir un gros coup de malchance et par tout perdre. Ca peut arriver très tôt ou très tard, au bout de 100 parties ou de 10000 ou plus encore, mais à force, ça finira par arriver. Donc, c'est &lt;b&gt;toujours&lt;/b&gt; une très mauvaise idée que de jouer à ce genre de jeu dans le but de gagner de l'argent. Ne jouez que pour le plaisir de jouer, sans espérer quoi que ce soit.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une dernière remarque pour conclure. S'il existait une méthode simple pour gagner à coup sûr beaucoup d'argent, ça ferait longtemps que les gens l'auraient exploitée. Donc, ce genre de pub est forcément une arnaque.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, je vais regarde mon épisode des Simpson. Mais du coup, je vais arriver beaucoup plus tard au travail. Saleté de pub.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* Attention, je parle bien des placements et non de la spéculation.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-177891022095280823?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/177891022095280823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/linvasion-des-martingales-tueuses.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/177891022095280823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/177891022095280823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/07/linvasion-des-martingales-tueuses.html' title='L&apos;invasion des martingales tueuses'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1050112401689642846</id><published>2010-06-27T06:00:00.000+02:00</published><updated>2010-06-27T06:00:00.720+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie urbaine'/><title type='text'>Péage urbain à Paris : une bonne idée ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dernièrement, l'idée du péage urbain à Paris &lt;a href="http://www.evous.fr/Feu-vert-parlementaire-aux,1133038.html"&gt;a été remise au goût du jour&lt;/a&gt;. Le concept, déjà expérimenté entre autres, à Londres et à Singapour, est de faire payer une petite somme à tout automobiliste entrant dans une zone déterminée. Cette politique est typiquement très populaire chez les économistes et très impopulaire chez les non-économistes. Pourquoi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une fois n'est pas coutume, on va faire un peu de théorie. On va essayer d'imaginer un monde simplifié dans lequel un grand nombre d'individus veulent simultanément aller d'un point A à un point B. Pour faire ce trajet, ils ont le choix entre prendre leur voiture ou prendre les transports en commun. On va faire plusieurs hypothèses pour simplifier l'analyse. Premièrement, on va supposer que le seul soucis des individus est de minimiser leur temps de transport et que le coût d'un mode de transport ou d'un autre est le même*. Deuxièmement, on va supposer que les transports en commun ont une grande capacité et que leur fiabilité ne dépend pas du nombre de passagers. Pour faire simple, on dira que le trajet en transport en commun prend toujours 1 heure, peu importe le nombre de passagers (on reviendra sur cette hypothèse tout à l'heure). Troisièmement, on va dire que le temps de transport en voiture dépend du nombre de gens qui ont choisi de prendre leur voiture en même temps (à cause des embouteillages).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Réfléchissons deux minutes à la façon dont vont se comporter les gens. Si le trajet en voiture prend moins d'une heure, alors les gens qui prenaient auparavant les transports vont changer d'avis et choisir de prendre leur voiture, augmentant aussi les embouteillages et le temps du trajet en voiture. Si le trajet en voiture prend plus d'une heure, alors certaines personnes qui prenaient leur voiture vont changer d'avis et prendre les transports en commun à la place. Quoi qu'on fasse, au bout du compte, le temps de trajet en voiture sera, dans ce monde simplifié, égal au temps de trajet en transport car toute autre configuration poussera certaines personnes à changer d'avis. C'est ce qu'on appelle un "équilibre" dans notre jargon.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi est-ce un problème ? Si je suis pressé, ça m'embête de devoir être contraint d'avoir une heure de transport, peu importe le moyen de transport. Peut-être que je serai prêt à payer une petite somme pour gagner du temps. Mettons par exemple, que je trouverais avantageux de payer 5€ pour pouvoir faire le trajet en une demi-heure. Mais dans cette configuration, je ne peux pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais que se passe-t-il si les autorités décident de mettre en place un péage ? Par exemple, elles peuvent décider de faire payer 5€ à tous ceux qui font le trajet en voiture. Du coup, le temps de trajet en voiture ne va plus être égal très longtemps au temps de trajet en transports. Certaines personnes vont choisir de laisser leur voiture au garage et de prendre les transports, ce qui aura pour conséquence directe de réduire les embouteillages. Au final qu'aura-t-on ? Chaque individu pourra choisir entre prendre les transports et faire son trajet en une heure ou prendre sa voiture, payer 5€ et faire son trajet en 40 minutes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au final, la situation &lt;b&gt;s'est améliorée pour tout le monde&lt;/b&gt;. Les individus "pas pressés", qui ne souhaitent pas payer pour gagner vingt minutes prendront les transports comme avant. Ceux qui, en revanche, préfèrent payer un peu plus cher pour gagner un peu de temps seront contents de pouvoir le faire. Grâce à la taxe sur l'usage de la route, on a amélioré l'usage des ressources dans notre monde fictif**.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu'est-ce qu'on peut tirer de tout ça ? Tout d'abord, on voit que l'hypothèse fondamentale du modèle est qu'il existe une alternative à la voiture, c'est-à-dire des transports en commun de grande capacité et de qualité. Or, à Paris, les transports en commun sont déjà saturés aux heures de pointe. Quiconque est déjà monté dans le RER A le matin a pu s'en rendre compte. En quoi cela change-t-il l'analyse ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si les transports en commun sont eux-même saturés, un péage urbain a peu de chance de changer les comportements. Résultat, cette taxe constituera un poids supplémentaire dans le budget des individus sans réelle contrepartie. Pour qu'elle soit efficace, il faut que les individus aient le choix dans leurs modes de transport. Si effectivement il existe une ligne de bus non-saturée qui me permet de faire le trajet que je fais actuellement en voiture, alors une taxe fera changer de comportements certains individus et améliorera l'efficacité du système.&amp;nbsp;Le problème se pose également pour les zones mal desservies en transports. Si j'habite dans une ville perdue en banlieue (parce que je n'ai pas les moyens d'habiter plus près), je n'aurai pas d'autre choix que de prendre la voiture et le péage sera inefficace.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, si on veut que le système marche à Paris, il faut impérativement &lt;b&gt;accroître l'offre de transports en commun.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;Les autorités londoniennes s'étaient engagées, à l'époque de la mise en place du péage urbain, de réutiliser les recettes ainsi récoltées pour améliorer la qualité des transports en commun, ce qui prouve qu'ils avaient bien saisi cette partie du problème.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certains évoquent les aspects environnementaux. Bien évidemment que si le péage urbain a un effet important sur les comportements, les émissions de gaz à effet de serre vont diminuer. Mais ça ne doit pas être l'objectif principal de cette politique. Pourquoi ? Parce que 1) il existe d'autres politiques beaucoup plus adaptées pour lutter contre la pollution comme la taxe carbone et 2) contrairement à une idée reçue, la pollution par habitant dans les grandes villes est beaucoup plus faible que la pollution par habitant dans les campagnes. Si les villes sont plus polluées, c'est simplement parce qu'il y a beaucoup plus d'habitants, mais en moyenne, chaque habitant pollue moins (notamment parce les trajets moins longs et qu'il y a une plus grande efficience énergétique dans les logements et dans les transports).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* On pourrait facilement généraliser en supposant que les individus ont des préférences pour l'un ou l'autre des modes de transport en fonction du confort et que chaque mode de transport a un coût monétaire différent, mais ça compliquerait le modèle sans changer les conclusions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;** Ceux qui ont fait un peu d'économie reconnaîtront ici les concepts d'&lt;b&gt;externalité &lt;/b&gt;et de &lt;b&gt;taxe Pigouvienne&lt;/b&gt;. Lorsqu'un individu prend sa voiture, il impose un coût externe à tous les autres car il accroît les embouteillages. En faisant payer ce coût à l'individu via une taxe, on améliore l'efficience du marché car on pousse les individus à internaliser l'externalité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1050112401689642846?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1050112401689642846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/peage-urbain-paris-une-bonne-idee.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1050112401689642846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1050112401689642846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/peage-urbain-paris-une-bonne-idee.html' title='Péage urbain à Paris : une bonne idée ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7510941788903869787</id><published>2010-06-23T06:00:00.002+02:00</published><updated>2010-06-23T06:00:03.759+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Commerce international'/><title type='text'>Les limites politiques de la mondialisation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les polémiques autour de &lt;a href="http://www.lesechos.fr/info/aero/reuters_00237388.htm"&gt;l'appel d'offre&lt;/a&gt; sur les avions ravitailleurs américains montrent que, malgré la baisse continue des coûts de transport, le protectionnisme demeure un choix politique. Même si l'on imaginait un monde où on pourrait téléporter gratuitement les marchandises d'un bout à l'autre du globe, les tensions autour de la fermeture des frontières aux produits étrangers constitueraient une limite au commerce international.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://ideas.repec.org/p/nbr/nberwo/15694.html"&gt;Deux économistes&lt;/a&gt; tentent de montrer que la capacité des pays à commercer entre eux est limitée par les sentiments nationalistes et &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Militarisme"&gt;militaristes&lt;/a&gt;. D'après eux, lorsque des idées nationalistes se diffusent au sein d'un peuple, celui-ci tendra à se replier sur lui-même et à réclamer la mise en place de politiques protectionnistes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A l'appui de leur thèse, ils affirment que le nationalisme pris dans un sens large est généralement associé à un regain de vigueur des doctrines militaristes, dont l'expérience américaine du 11 septembre fournit une illustration tellement parfaite qu'elle frise la caricature. Or, ils constatent que, sur une vingtaine d'années, lorsqu'un pays augmente ses dépenses militaires ou la taille de son armée, la part du commerce extérieur dans son PIB tend à diminuer (même lorsqu'on limite l'analyse aux pays en paix).&amp;nbsp; Donc, le lien entre accroissement des dépenses militaires et chute du commerce pourrait être révélateur de l'impact du nationalisme sur le refus d'acheter des produits importés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceci est confirmé par des études antérieures (notamment &lt;a href="http://www.wcfia.harvard.edu/sites/default/files/528__Rodrik4.pdf"&gt;celle-ci&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.brookings.edu/es/events/tradeforum/200105/papers/01_o%27rourke_sinnott.pdf"&gt;celle-là&lt;/a&gt;), qui montrent que les sentiments nationalistes chez un individu vont généralement de pair avec un soutien aux politiques protectionnistes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Néanmoins, difficile de savoir ce qu'on mesure réellement dans ce genre d'exercice statistique. L'idée selon laquelle l'augmentation des dépenses militaires résulte de "l'humeur politique du moment" et notamment de la résurgence du nationalisme me paraît relativement convaincante. Affirmer que la chute du commerce qui y est associée est la conséquence de ce même sentiment patriotique est plausible. Le problème, c'est que les méthodes statistiques utilisées par ces deux économistes les poussent à rester volontairement flous sur ce qu'ils entendent réellement par "nationalisme". On croit comprendre que, dans le cadre de leur démonstration, il s'agirait d'un sentiment général de défiance vis-à-vis des étrangers. Ils affirment que la définition réelle n'a pas d'importance puisque &lt;a href="http://www.issp.org/documents/natpride.doc"&gt;d'autres travaux&lt;/a&gt; ont abouti à la conclusion que toutes les mesures statistiques du nationalisme que l'on pouvait construire à partir des enquêtes de terrain étaient très corrélées avec les dépenses militaires des pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Dans les toutes premières pages (&lt;a href="http://www.amazon.fr/Company-Strangers-Natural-History-Economic/dp/0691118213/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=english-books&amp;amp;qid=1276944832&amp;amp;sr=8-1"&gt;consultables en anglais ici&lt;/a&gt;), l'auteur fait une description du marché qui permet de comprendre pourquoi les économistes sont autant fascinés par son fonctionnement (attention, ça n'a rien avoir avec "être fanatique du marché" ni avec une quelconque forme de &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/le-mythe-du-neoliberalisme.html"&gt;néolibéralisme&lt;/a&gt;). Je vous en propose une traduction libre des trois premières pages et j'encourage les enseignants à faire lire ce texte aux étudiants en économie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Les Besoins en Chemises de la Population Mondiale&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin, je suis sorti et j'ai acheté une chemise. Il n'y a rien de très étrange à cela : sur toute la planète, peut-être que 20 millions de personnes ont font la même chose aujourd'hui. Ce qui est plus étonnant en revanche, c'est que, comme la plupart des 20 millions d'autres personnes, je n'ai prévenu personne de ce que j'avais l'intention de faire. Pourtant, cette chemise, bien que plutôt basique au regard des prouesses de la technologie moderne, représente un miracle de la coopération internationale. Le coton a poussé en Inde, à partir de graines développées aux Etats-Unis ; la fibre artificielle présente dans les fils vient du Portugal et les composants qui ont permis la fabrication des colorants proviennent d'au moins six autres pays ; la doublure du col vient du Brésil et les machines qui ont servi à tisser, à découper et à coudre d'Allemagne ; la chemise en elle-même a été faite en Malaisie. Le projet qui a conduit à fabriquer une chemise et à la livrer à côté de chez moi à Toulouse a été planifié de longue date, bien avant ce jour il y a deux ans où un fermier Indien a commencé à labourer sa terre située sur les plaines rouges à côté de Coimbatore. Des ingénieurs de Cologne et des chimistes de Birmingham étaient déjà impliqués dans la préparation bien des années avant. Le plus surprenant, c'est que malgré tous les obstacles qu'il a fallu surmonter pour fabriquer cette chemise et compte tenu du très grand nombre de personnes qui sont intervenues dans ce processus, c'est une chemise belle et très stylée (à l'échelle de ce que peut valoir mon opinion dans ce domaine). Je suis extrêmement satisfait du résultat. Et pourtant, je suis à peu près certain que personne ne savait que je m'apprêtais à acheter une chemise de ce type aujourd'hui ; moi-même, je n'étais pas au courant la veille. Chacune des peronnes qui a travaillé dur pour faire en sorte que j'obtienne cette chemise l'a fait sans me connaître et sans se préoccuper de moi. Pour rendre la tâche encore plus ardue, ils (ou d'autres travailleurs presque similaires) ont dû également travailler pour fournir des chemises à 20 autres millions de personnes très hétérogènes en terme de tailles, de goûts et de revenus, et dispersées sur les six continents, qui ont décidé indépendamment les unes des autres d'acheter une chemise en même temps que moi. Et ça, ce sont juste les clients pour aujourd'hui. Demain, il y en aura 20 millions d'autres, peut-être plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;S'il y avait une seule personne chargée de fournir des chemises à toute la population mondiale, la complexité de la tâche ferait que celle-ci prendrait l'envergure d'un combat ou d'une guerre. On peut imaginer le président des Etats-Unis à qui on présenterait un rapport intitulé &lt;i&gt;Les Besoins en Chemises de la Population Mondiale&lt;/i&gt;. Il tremblerait en lisant son contenu et mettrait immédiatement en place une cellule de crise. Les Nations Unies organiseraient des conférences sur les façons d'améliorer la coopération internationale en matière de fabrication de chemises, et il y a aurait des débats afin de savoir si ce sont les Nations Unies ou les Etats-Unis qui devraient diriger l'opération. Le pape et l'archevêque de Canterbury lanceraient des appels à s'unir pour combler les besoins de la planète et des personalités religieuses ainsi que des stars de la chanson nous rappelleraient régulièrement que pouvoir porter une chemise fait partie des droits de l'Homme. L'organisation humanitaire &lt;i&gt;Couturiers sans Frontières&lt;/i&gt; acheminerait par avion des aides vestimentaires aux régions les plus démunies. Des experts seraient interrogés pour examiner le bien-fondé de fabriquer des cols au Brésil pour des chemises fabriquées en Malaisie pour ensuite les re-exporter vers le Brésil. D'autres experts avanceraient qu'en réduisant la diversité des styles des chemises, source de gaspillage éhonté, on pourrait grandement accroître le nombre total de chemises produites. Les usines qui ont obtenu les gains de productivité les plus spectaculaires dans la fabrication de chemises obtiendraient des récompenses et leurs dirigeants seraient interviewés à la télévision. Des groupes militants manifesteraient en affirmant que les "chemises" sont des vêtements sexistes et racialement connotés et proposeraient d'autres vêtements plus neutres comme des blouses, des tuniques, et tout une myriade d'autres éléments qui se portent au dessus de la taille. Les chroniques des différents journaux débattraient des priorités et des besoins. Dans cette cacophonie générale, je me demande si j'aurais pu encore acheter ma chemise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, personne n'est chargé de s'occuper de tout ça. Ce processus titanesque qui fournit des chemises de milliers de styles différents à des millions de personnes a lieu sans que personne ne soit en charge de la coordination. Le fermier Indien qui plante le coton n'est intéressé que par le prix auquel un trader sera prêt à lui acheter sa production, le coût des matières premières et l'effort nécessaire pour la récolte. Les gérants de la firme allemande qui fabrique les machines ne se préoccupent que des commandes à l'exportation et de leurs relations avec les fournisseurs et les travailleurs. Les fabricants de teinture chimique ne peuvent pas moins s'intéresser au design de ma chemise. Certes, certaines parties du processus requièrent une coordination explicite : une grande firme comme ICI ou Coats Viyella a plusieurs milliers d'employés travaillant directement ou indirectement sous les ordres d'un PDG. Mais même les entreprises les plus grandes ne comptent que pour une très faible part du processus global de production de chemises. De manière générale, personne ne s'occupe du processus global. Parfois, on peste contre le système en se demandant s'il fonctionne aussi bien qu'il le devrait (j'ai dû remplacer les boutons cassés de ma chemise un peu trop souvent). Mais c'est déjà extrêmement surprenant que le système fonctionne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les citoyens des pays industrialisés à économie de marché ont perdu la capacité de s'émerveiller devant le fait qu'ils peuvent décider spontanément de sortir et aller chercher de la nourriture, des vêtements, des meubles et des milliers d'autres objets utiles, jolis, futiles ou qui peuvent sauver la vie, et lorsqu'ils prennent cette décision, quelqu'un l'aura anticipée et aura déjà rendu ces biens disponibles à l'achat. Pour nos ancêtres qui erraient dans les plaines à la recherche de jeux ou qui grattaient la terre pour faire pousser des graines sous un ciel capricieux, une telle perspective aurait semblé miraculeuse, et l'éventualité que ceci puisse advenir sans l'invervention de quelque intelligence pour coordonner le tout aurait semblé incroyable. Même lorsque les voyageurs aventureux ont ouvert les premières routes commerciales et que les citoyens d'Europe et d'Asie ont eu pour la première fois la chance d'échanger leurs richesses, il fallait encore une bonne dose de chance pour espérer arriver à bon port, à tel point que ce fut une source d'inspiration pour le théâtre jusqu'au temps de Shakespeare. (Imaginez &lt;i&gt;Le Marchand de Venise&lt;/i&gt; dans un supermarché).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En Europe de l'Est et dans les pays qui ont appartenu à l'Union Soviétique, même après l'effondrement de l'économie centralisée, les gens ne parvenaient pas à comprendre comment une société pouvaient aspirer à la prospérité sans une planification générale. Environ deux ans après la fin de l'Union Soviétique, j'ai rencontré un bureaucrate Russe qui était précédemment chargé d'organiser la production de pain à St Petersbourg. "Entendez bien que nous sommes tout à fait prêts à transiter vers une économie de marché," me dit-il. "Mais nous avons besoin de comprendre les éléments fondamentaux qui font fonctionner ce système. Par exemple, dites-moi qui est en charge de l'approvisionnement en pain de la ville de Londres ?" Il n'y avait rien de naïf dans cette question car la réponse ("personne ne s'en occupe"), quand on y pense bien, est incroyablement difficile à croire. Il n'y a que dans les pays industrialisés de l'Ouest que nous avons oublié à quel point c'est étrange.&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-7328179668510297256?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/7328179668510297256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/pourquoi-les-economistes-sont-ils.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7328179668510297256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7328179668510297256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/pourquoi-les-economistes-sont-ils.html' title='Pourquoi les économistes sont-ils fascinés par le marché ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-8763500453566169898</id><published>2010-06-15T09:41:00.001+02:00</published><updated>2010-06-15T09:41:55.166+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie comportementale'/><title type='text'>Dégustation de vins, normes sociales et normes de marché</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'ai eu l'occasion le week-end dernier de faire un petit tour en Bourgogne. Après la visite des Hospices de Beaune, on a décidé de faire un petit tour à&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.vins-bourgogne.fr/connaitre/ses-hommes.../les-vignerons-et-maisons-de-bourgogne/domaines-et-maisons-de-negoce-en-bourgogne,27,21.html?args=Y29tcF9pZD00NTEmYWN0aW9uPXZpZXdGaWNoZSZpZD1ERUdCT1UwMjEwMDAwMDE0JkZ1bGxMaXN0ZT0xfA%3D%3D"&gt;la Cave des Cordeliers&lt;/a&gt;, juste à côté, histoire de s'humecter le gosier avec quelques vins locaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui caractérise cette dégustation, c'est qu'elle est payante : 7€ pour goûter cinq vins* dont un grand cru à plus de 50€ la bouteille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Intuitivement, un économiste néo-classique (bouuuh... jetons-lui des pierres !) dirait qu'un amateur de vin rationnel préfère une dégustation gratuite à une dégustation payante : moins on paye, plus on est content. Pourtant, ce fut exactement le contraire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui ont déjà fréquenté les caves connaissent bien ce dilemme. Quand on goûte des vins chez un caviste, on n'ose pas repartir sans rien acheter ; ce serait mal élevé. Du coup, on se sent obligé de prendre au moins une bouteille même si le vin est dégueulasse. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé un peu plus tard dans la même journée quand on a fait une deuxième cave dans un village paumé. Le mec nous a servi un pinard pas terrible. En plus, il avait visiblement un peu forcé sur la boisson donc il a démarré un monologue interminable qui nous empêchait de partir. On a alors acheté une bouteille pour pouvoir couper court et s'enfuir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le responsable de la Cave des Cordeliers a très bien compris ça et il a très bien compris qu'on pouvait évincer certaines normes sociales en introduisant des normes de marché**.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un mécanisme connu de longue date par les chercheurs en sciences sociales et dont l'expérience la plus illustrative est celle des garderies en Israël***. Dans ces garderies, les parents arrivaient souent en retard pour aller chercher leurs enfants. Pour essayer de lutter contre ce phénomène gênant, on a essayé d'introduire des amendes proportionnelles au temps de retard. Des économistes néo-classiques (Ouuhh... qu'on leur tranche la tête !) auraient pensé que cela ferait diminuer les retards. Cependant, ce fut exactement le contraire : les retards ont augmenté. Avant la mise en place de l'amende, c'était une &lt;i&gt;norme sociale&lt;/i&gt; qui retenait les parents d'arriver (trop) en retard. On essaie d'éviter de se pointer à la bourre car "ça la fout mal". Mais une fois l'amende en place, une &lt;i&gt;norme de marché&lt;/i&gt; vient se substituer à la norme sociale. Sous-entendu : on paie pour le retard, donc on n'a pas de gêne à arriver en retard. L'incitation sociale a été remplacée par une incitation monétaire, moins efficace (car le montant de l'amende n'était pas très élevé).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ici, le fait de faire payer la dégustation fait que celle-ci n'est plus perçue comme un acte de générosité invitant à la réciprocité et donc à l'achat d'une bouteille. Au contraire, la dégustation est vue comme un échange marchand et donc on n'a plus le sentiment de "devoir" quelque chose au caviste. De ce fait, on se sent nettement plus à l'aise !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, on a quand même pris deux ou trois bouteilles car le vin était vraiment bon. Il y avait notamment un petit blanc, le Meursault 2004, qui imposait le respect.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mh, ça sent le billet rédigé en catastrophe après un week-end de vacances ça.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* Mais en cadeau, on garde quand même le verre :-)&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;** Il y a un chapitre entier consacré à ce thème dans le livre de Dan Ariely &lt;i&gt;C'est (vraiment ?) moi qui décide.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*** Relatée dans le premier chapitre de &lt;i&gt;Freakonomics.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8763500453566169898?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8763500453566169898/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/degustation-de-vins-normes-sociales-et.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8763500453566169898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8763500453566169898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/degustation-de-vins-normes-sociales-et.html' title='Dégustation de vins, normes sociales et normes de marché'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4783930569809407292</id><published>2010-06-11T06:00:00.001+02:00</published><updated>2010-06-11T06:00:02.756+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notes de lecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la pensée économique'/><title type='text'>Une approche fractale des marchés : Risquer, perdre et gagner</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.amazon.fr/Une-approche-fractale-march%C3%A9s-Risquer/dp/2738122647/ref=sr_1_2?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1275428987&amp;amp;sr=8-2"&gt;Cet ouvrage&lt;/a&gt;*, écrit par Benoît Mandelbrot et Richard Hudson, est un livre critique sur la théorie financière orthodoxe. Les lecteurs réguliers de mon blog se souviennent peut-être que j'avais déjà commenté un ouvrage sur le même thème, &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/08/black-swan.html"&gt;celui de Taleb&lt;/a&gt;. Après avoir lu celui de Mandelbrot, je peux vous dire que le livre de Taleb ne mérite que la poubelle car c'est finalement la même chose, sauf que Taleb ajoute de l'arrogance et généralise la critique à toute la science économique sans avoir ni les arguments ni les connaissances requises pour faire une critique pertinente.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Laissons donc de côté Taleb et parlons de ce nouvel ouvrage. Que nous dit-il d'intéressant ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il commence par un historique de la théorie financière orthodoxe avec un exposé très clair sur ses fondements. On comprend notamment qu'elle dépend de manière assez critique de plusieurs hypothèses-clef, notamment que les prix évoluent suivant une loi normale, c'est-à-dire qu'une fois qu'on a identifié leur volatilité, on sait de manière assez précise dans quel intervalle ils vont évoluer. On appréciera particulièrement le fait que l'on échappe à la rhétorique "Oh là là mais c'est complètement débile, comment les économistes (qu'ils sont bêtes) ont pu croire un truc pareil ?!". Au contraire, Mandelbrot nous montre comment la théorie financière s'est construite autour de cette hypothèse puis a lentement dégénéré jusqu'au point où on a oublié à quel point les hypothèses de base étaient exigentes. Les scientifiques étaient attirés par la simplicité du modèle et les acteurs du secteur financier étaient attirés par sa souplesse et son côté pratique (notamment pour la valorisation des actifs exotiques).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis, il démonte l'édifice. Il nous montre avec des preuves relativement convaincantes (une fois de plus, il préfère nous servir des travaux scientifiques solides plutôt que de tourner la théorie en ridicule) que la théorie standard en finance, sous-estime systématiquement le risque. Par sa construction même, la théorie gomme les variations successives de grande ampleur des prix des actifs comme celles qu'on a pu observer pendant la dernière crise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ensuite, il présente son application de la géométrie fractale à la finance. Il précise qu'il n'a pas encore de théorie complètement au point, mais que les premiers résultats sont très encourageants. Sa déception porte plutôt sur le fait qu'il existe peu de programmes de recherche qui tentent d'approfondir ces travaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sa théorie ne vise pas à expliquer les prix des actifs mais se fixe un objectif plus simple : comprendre les lois statistiques qui régissent leur évolution et trouver un moyen de décrire cette évolution. L'aspect le plus intéressant de sa théorie concerne la question du temps. Pour lui, le temps n'est pas homogène sur un marché. Il y a des périodes "tranquilles" pendant lesquelles les cours sont relativement stables et des périodes "turbulentes" pendant lesquelles les événements s'accélèrent.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il nous montre, exemple à l'appui, comment les modèles "à temps multifractal" peuvent reproduire ces alternances de périodes calmes et turbulentes. Il parvient ainsi à décrire des "pics" dans l'évolution des cours qui ne peuvent apparaître dans la théorie standard.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne vais pas plus loin dans la présentation de sa théorie, déjà parce que je ne l'ai pas très très bien comprise moi-même, et ensuite parce que ce n'est probablement pas la partie la plus intéressante de l'ouvrage, à part peut-être pour les économistes spécialistes de la finance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qu'on retiendra de l'ouvrage, c'est qu'on a (enfin) un récit complet et cohérent, fondé sur l'histoire de la science économique, qui nous explique pourquoi la théorie financière s'est plantée en beauté en 2007. Il ne cherche pas à transformer ça en combat idéologique, ni à humilier les inventeurs de la théorie classique. Il ne simplifie pas non plus dans le but de caricaturer, mais offre au contraire une description assez détaillée de la théorie standard de manière à pouvoir faire des critiques ciblées sur les hypothèses du modèle. D'ailleurs, il ne se contente pas de critiquer les hypothèses mais montre aussi en quoi des modèles approximatifs ont pu conduire à une telle sous-estimation du risque sur les marchés financiers.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du côté des reproches, il ne prend pas vraiment la peine de cacher le fait qu'il "vend" sa propre théorie à travers cet ouvrage, puisqu'il est quand même l'inventeur de la géométrie fractale. Peut-on lui reprocher ? Je ne pense pas. C'est une façon de montrer qu'il existe d'autres voies de recherche que la voie classique. Egalement, on notera qu'au passage, il lance quelques piques supplémentaires contre la théorie standard en s'attaquant à l'hypothèse de rationalité des agents et à l'hypothèse d'homogénéité des agents. Ce n'est pas le point le plus intéressant de sa critique car ces hypothèses peuvent être relâchées sans ébranler tout l'édifice, ce qui n'est pas le cas de l'hypothèse de normalité (coeur de la critique de Mandelbrot). On sent bien qu'il ajoute ça pour donner un peu plus de poids à ses propos tout en sachant bien que ces arguments supplémentaires ne survivraient pas à la confrontation avec les avancées les plus récentes de la théorie standard. Bizarrement, ça ne m'a pas énervé. Peut-être parce que le personnage n'a pas un ton débordant d'arrogance comme c'est trop souvent le cas dans ce genre d'ouvrage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En bref, c'est un ouvrage de référence si vous cherchez à comprendre les vraies critiques que l'on peut faire à la finance moderne. Et c'est d'autant plus crédible que l'auteur n'a pas besoin d'utiliser la moindre once d'aggressivité pour convaincre le lecteur (même un pur orthodoxe comme moi !). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* J'ai lu pour ma part la version anglaise du livre. Je ne sais pas ce que vaut la traduction française.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4783930569809407292?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4783930569809407292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/une-approche-fractale-des-marches.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4783930569809407292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4783930569809407292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/une-approche-fractale-des-marches.html' title='Une approche fractale des marchés : Risquer, perdre et gagner'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1456532365897504040</id><published>2010-06-07T06:00:00.001+02:00</published><updated>2010-06-07T08:16:46.566+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie évolutionniste'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie comportementale'/><title type='text'>Comment s'apercevoir que votre compagne est victime d'un biais de dotation ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'autre jour, ma tendre et douce feuilletait son magazine féminin préféré pendant que je passais le temps &lt;a href="http://www.optimum-blog.net/post/2010/03/13/Gain-de-productivit%C3%A9-le-Mal"&gt;à jouer à des mini-jeux tous plus débiles les uns que les autres&lt;/a&gt;. Sans préavis, elle s'exclame "Oh, regarde !! En envoyant un sms, on peut gagner un pendentif qui a la forme de la clef d'Alice au Pays des Merveilles !!!". Pendant qu'elle saisit frénétiquement son portable, je hausse les épaules, sachant pertinemment que toute tentative pour la décourager me ferait passer pour un rabat-joie cynique dont la part d'enfance a été irrémédiablement détruite par une formation en économie un peu trop poussée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et là, l'incroyable se produit : elle gagne. Au milieu des différents commentaires qu'elle exprime sur ses copines qui vont être jalouses et sur la chance qu'elle a eu de gagner alors qu'elle n'y croyait pas, elle prononce cette phrase : "En plus, c'est pas de la merde, c'est un truc qui vaut au moins 90 euros !". Je profite alors de ce moment pour glacer l'ambiance en casant un peu d'économie comportementale :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"90 euros ? Donc, tu vas le revendre sur eBay ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Kwaaaa !! Ca va pas ! Je l'ai gagné, je le garde !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Mais alors, t'aurais été prête à dépenser 90 euros pour l'acheter ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Non, je pense pas, c'est trop cher. J'aurais pas été prête à mettre 90 euros là-dedans."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Craignant une séparation anticipée, je me suis abstenu de faire le commentaire que je vais développer maintenant dans ce billet. Derrière cette attitude finalement fort peu surprenante, celle qui partage ma vie a un comportement qui est incohérent au regard de l'économie standard.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour l'économiste "standard" un peu idiot et enfermé dans sa théorie néo-classique (bouh... au bûcher !), Noémie (c'est son prénom) ne s'intéresse pas à l'argent en tant que tel, mais aux biens que l'argent permet d'obtenir. Si elle dispose de 90 euros, soit elle préfère acheter le pendentif, soit elle préfère un autre bien*, mettons une journée à deux au parc astérix par exemple (si on compte le repas du midi, les glaces, les souvenirs et le parking, on doit pas être loin de ce prix !).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si elle refuse d'acheter le pendentif à 90 euros, elle nous révèle qu'elle préfère utiliser l'argent pour autre chose, par exemple le parc astérix. Le parc astérix est donc&lt;i&gt; préféré&lt;/i&gt; au pendentif.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si elle reçoit un pendentif et qu'elle refuse de le vendre pour récolter 90 euros qui seraient utilisés pour aller au parc astérix, cela signifie que le pendentif est &lt;i&gt;préféré &lt;/i&gt;au parc astérix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'où une incohérence ! Normalement, soit on préfère avoir le pendentif, soit on préfère avoir les 90 euros (ou la journée au parc astérix qu'on pourra se payer avec).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu autrement, pour un individu parfaitement rationnel, le &lt;b&gt;prix maximum auquel il est prêt à acheter un bien&lt;/b&gt; devrait être rigoureusement égal &lt;b&gt;au prix minimum auquel il est prêt à vendre ce même bien&lt;/b&gt;**. Ces deux prix sont égaux à la valeur subjective que l'individu accorde au bien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or, on observe dans de nombreuses expériences, qu'une fois qu'un individu possède un bien, il n'est pas prêt à le vendre à moins qu'on lui en offre une somme substantielle***. Ce phénomène est intitulé "biais de dotation" et désigne le fait que la valeur subjective qu'on accorde à un bien est beaucoup plus élevée lorsqu'on le possède que lorsqu'on ne le possède pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce biais de dotation permet de comprendre pourquoi, par exemple, je persiste à garder des jeux vidéo auxquels je ne joue plus au lieu de les vendre sur internet (pourtant, à vue de pif, je pourrais me faire pas loin de 150 à 200 euros), pourquoi certains investisseurs sont réticents à vendre des actifs financiers dont le cours d'effondre, ou pourquoi beaucoup de français refusent de placer ne serait-ce qu'un centime de leur argent durement gagné dans des actifs risqués qui rapportent deux fois plus en moyenne qu'un compte épargne (mais qui font courir le risque de perdre le fruit de son labeur auquel il est attaché !)****.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment se fait-il que le cerveau humain soit entaché de ce "défaut de rationalité" ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'économie évolutioniste peut nous offrir quelques pistes de réflexion. Dans nos sociétés, les marchés fonctionnent relativement bien. Si je veux aller vendre mes possessions à la brocante, il est peu probable qu'un acheteur intéressé m'assome d'un coup de massue pour s'emparer de mes biens en me laissant, inerte, sur le pavé. De même, je peux quitter mon appartement sans craindre (excessivement) de le retrouver fracturé et vidé de son contenu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cependant, il n'y a pas si longtemps (c'est-à-dire à la préhistoire), ce scénario n'était pas si improbable que ça. L'échange n'était pas un acte naturel et facile à cause du risque de se faire attaquer et voler. De ce fait, les individus qui accordaient une valeur excessive à leurs possessions avaient probablement un avantage et ont donc été sélectionnés par l'évolution. Notre cerveau est donc "programmé" pour protéger nos possessions, et le biais de dotation est un outil que l'évolution a trouvé pour atteindre cet objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, l'environnement a changé : la police nous protège, la loi permet de faire respecter les contrats, on punit les voleurs, on peut trouver des marchés pour acheter et vendre tout et n'importe quoi... Mais notre cerveau, lui, n'a pas eu le temps de s'adapter et possède toujours des propriétés qui étaient utiles il y a plus de 5 000 ans, mais qui aujourd'hui sont contre-productives.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette théorie est d'autant plus convaincante que le biais de dotation n'est pas observé que chez les humains mais également &lt;a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1116963#PaperDownload"&gt;chez les singes&lt;/a&gt; !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant, Noémie a reçu le pendentif et il est très joli :-)&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;* Certains me diront qu'elle peut également épargner cette somme. Ceci dit, si on considère l'épargne comme une consommation différée, on peut toujours imaginer qu'elle hésite entre acheter le pendentif &lt;i&gt;aujourd'hui&lt;/i&gt; ou acheter un autre bien &lt;i&gt;plus tard&lt;/i&gt; et ça revient au même.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;** Les plus tatillons me feront remarquer que ce n'est vrai qu'en l'absence de coût de transaction. Effectivement, vendre un objet sur eBay nécessite un certain effort : il faut poster l'annonce, répondre aux questions des acheteurs potentiels, expédier le colis... Néanmoins, l'écart entre le prix de réserve à l'achat et le prix de réserve à la vente est tellement énorme que les seuls coûts de transaction ne sauraient l'expliquer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;*** Voir par exemple le chapitre consacré au biais de dotation dans l'ouvrage de Dan Ariely &lt;i&gt;C'est (Vraiment ?) Moi qui Décide.&lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;**** Il y a une grande proximité entre le biais de dotation et l'aversion aux pertes, le fait qu'on évalue différemment les pertes et les gains dans un environnement risqué (en moyenne, les gens attribuent un poids deux fois plus important aux pertes qu'aux gains dans leur prise de décision). &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1456532365897504040?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1456532365897504040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/comment-sapercevoir-que-votre-compagne.html#comment-form' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1456532365897504040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1456532365897504040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/comment-sapercevoir-que-votre-compagne.html' title='Comment s&apos;apercevoir que votre compagne est victime d&apos;un biais de dotation ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6634376789117604648</id><published>2010-06-03T06:00:00.005+02:00</published><updated>2010-06-03T07:57:54.656+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie industrielle'/><title type='text'>Concurrence et stabilité des salaires</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La concurrence est typiquement un thème où les économistes et les non-économistes ont des avis opposés. Les économistes y voient une force qui pousse les entreprises à innover, qui contribue à maintenir des prix les plus bas possibles et qui incite les individus à donner le meilleur d'eux-mêmes. Les non-économistes mettent souvent en avant le fait que la concurrence accroît l'instabilité des marchés et impose une pression supplémentaire sur les travailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je viens de découvrir une étude qui va probablement contribuer à réduire le fossé entre les économistes et les non-économistes. Elle date de 2004 et son auteur, &lt;a href="http://ideas.repec.org/a/ucp/jlabec/v22y2004i4p723-766.html"&gt;Marianne Bertrand&lt;/a&gt;, l'a intitulée "De la poignée de main invisible à la main invisible ?". Qu'entend-elle par là ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Un peu de théorie : le partage du risque entre l'employeur et le travailleur&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Imaginons un marché du travail parfaitement concurrentiel. Dans ce scénario irréaliste, il y a un grand nombre d'employeurs et un grand nombre de travailleurs potentiels. De ce fait, un travailleur peut faire jouer la concurrence entre les entreprises. Tant qu'on lui paie un salaire inférieur à sa productivité réelle, une autre entreprise a intérêt à lui proposer un salaire légèrement supérieur pour le débaucher. Après tout, une entreprise n'a aucune raison de ne pas saisir l'opportunité de recruter quelqu'un qui rapporte plus que ce qu'il coûte. C'est pourquoi, dans ce monde fictif, les salaires sont toujours égaux à la productivité des travailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la pratique, la productivité d'un salarié n'est pas une donnée figée et invariante dans le temps. L'environnement économique évolue très vite. Les besoins en mains d'oeuvre également. Un type de compétence peut être très recherché à un moment T mais délaissé par la même entreprise à un moment T+1. Si les salaires devaient toujours être égaux à la productivité, on observerait des variations permanentes. Un salarié ne pourrait jamais prévoir combien il serait payé le mois prochain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour une entreprise employant un grand nombre de salariés, ça ne serait pas très dérangeant d'ajuster les salaires au jour le jour (à part les coûts administratifs que cela supposerait). Si le risque est réparti sur un grand nombre de travailleurs, la loi des grands nombres nous montre que le risque sera relativement dilué à l'échelle de l'entreprise*. En revanche, à l'échelle du salarié, l'incertitude serait insupportable. Les manifestations suite à la tentative d'instauration du CPE montrent que beaucoup de gens détestent travailler dans un environnement incertain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le jargon des économistes, on dira que le salarié est plus adverse au risque que l'entreprise, parce que la variation de son salaire a un impact beaucoup plus important sur lui que sur l'entreprise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La conséquence de ceci est qu'au moment de l'embauche, l'employeur et le travailleur ont intérêt à conclure un contrat implicite. L'employeur va proposer le deal suivant :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Ok, je vais vous payer un tout petit peu moins que ce que vous valez, mais en échange, je vous garantis la stabilité de votre salaire."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est pourquoi certains économistes affirment que le marché du travail est plus gouverné par une "poignée de main invisible" que par une "main invisible".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce contrat implicite vise à transférer une partie du risque du salarié vers l'employeur ce qui, je pense que vous en conviendrez, est plutôt souhaitable.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel rapport avec la concurrence ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Comment la pression concurrentielle perturbe le contrat implicite&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une firme qui stabilise le salaire de ses employés prend un risque. Elle s'engage à ne pas diminuer le salaire si les conditions économiques sont défavorables. Se faisant, elle s'expose au risque de se faire voler des parts de marché par d'autres firmes ayant des politiques salariales plus flexibles. De ce fait, un accroissement de l'intensité de la concurrence peut mettre en péril les firmes qui adoptent une politique salariale trop rigide et notamment celles qui ont passé un contrat implicite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment savoir si ce mécanisme fonctionne dans la pratique ? L'auteur nous dit que si c'est le cas, on devrait observer le phénomène suivant :&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Lorsque la concurrence est peu intensive, les salaires sont influencés par &lt;b&gt;la conjoncture au moment de l'embauche&lt;/b&gt; et varient peu par la suite.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lorsque la concurrence est intensive, les salaires sont assez indépendants de la situation économique au moment de l'embauche et dépendent surtout des &lt;b&gt;fluctuations économiques&lt;/b&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour tester cette théorie, elle utilise les variations dans les taux de change (qui influent le prix à la consommation des produits importés et donc le degré de concurrence) et regarder si ces fluctuations déterminent les politiques salariales.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et effectivement, elle trouve que lorsque la concurrence devient plus intense, les salaires deviennent beaucoup plus sensibles aux fluctuations économiques et gagnent en instabilité, ce qui est préjudiciable aux salariés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Typiquement, cette étude met en évidence un coût associé au processus de destruction-créatrice qui est souvent négligé par les économistes dans les modèles théoriques. Généralement, on enseigne par exemple les modèles de commerce international en faisant une comparaison entre avant/après l'ouverture des frontières. Dans le cas standard, on en conclut que le "bien-être total" est supérieur après ouverture des frontières. Toutefois, un prof un minimum rigoureux doit non seulement préciser que certains sont gagnants et d'autres sont perdants mais également que les changements dans l'environnement économique impliquent un coût non-négligeable pour un certain nombre d'individus comme le montre cette étude.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;* Cette analyse n'est pas tout à fait exacte. La loi des grands nombres ne tient que si les variations de productivité des différents salariés sont toutes indépendentes. Or, dans la pratique, il arrive que les entreprises subissent des chocs qui affectent la productivité de tous les salariés à la fois. Supposons par exemple que l'entreprise subisse un choc de demande qui l'oblige à baisser ses prix. Comme chaque produit se vend moins cher, tous les salariés voient leur productivité chuter si on évalue celle-ci en valeur. La démonstration simplifiée dans le corps du billet vise simplement à montrer que le risque est plus important à l'échelle du salarié qu'à l'échelle de l'entreprise.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6634376789117604648?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6634376789117604648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/concurrence-et-stabilite-des-salaires.html#comment-form' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6634376789117604648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6634376789117604648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/06/concurrence-et-stabilite-des-salaires.html' title='Concurrence et stabilité des salaires'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7435328719521858957</id><published>2010-05-30T06:00:00.004+02:00</published><updated>2010-05-30T06:00:03.306+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><title type='text'>Quel intérêt de savoir parler Anglais ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Via &lt;a href="http://www.voxeu.org/index.php?q=node/5099"&gt;Voxeu&lt;/a&gt;, je découvre&amp;nbsp;&lt;a href="http://ideas.repec.org/p/iza/izadps/dp4802.html"&gt;une étude menée en Inde&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui s'intéresse au lien entre la maîtrise de l'anglais et le salaire moyen :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S_95WPJDgzI/AAAAAAAAADM/AnLTbrCAuIs/s1600/english.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: justify;"&gt;&lt;img border="0" height="207" src="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S_95WPJDgzI/AAAAAAAAADM/AnLTbrCAuIs/s400/english.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce graphique montre qu'en moyenne, ceux qui maîtrisent l'anglais ont des salaires plus élevés. La question qui se pose est de savoir si cette corrélation est bien une causalité ou pas. Est-ce que le fait de parler anglais accroît le salaire ou est-ce que les gens qui ont un bon job sont aussi ceux qui en moyenne sont le plus éduqués et parlent mieux anglais ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'après les auteurs, c'est le cas. Ils estiment que le fait de savoir parfaitement parler anglais pour un indien accroît le salaire d'un tiers. De plus, cette prime est d'autant plus grande que l'individu a un diplôme élevé. Après lecture de l'étude, je pense que ces estimations sont un peu surevaluées mais que le rendement de l'apprentissage de l'anglais n'est pas négligeable pour autant.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du côté des points négatifs, les auteurs ont l'impression d'observer des "rendements décroissants" : plus il y a de travailleurs qui parlent anglais, moins il devient intéressant d'apprendre l'anglais. Ils montrent que la maîtrise de l'anglais est rentable pour tous les travailleurs "adultes" mais que les plus jeunes ne peuvent en tirer un avantage que s'ils ont un haut niveau d'éducation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-ce que ces résultats sont transposables aux pays industrialisés ? Les auteurs ne le disent pas, mais à mon avis, c'est plus que probable, bien que le supplément de salaire est sans doute moins élevé par rapport à l'Inde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Pour des raisons de comparabilité, la part de marché est divisé par la part de la production du pays dans le PIB mondial. On se rend compte que les Etats-Unis ne sont jamais vraiment démarqués, contrairement à d'autres pays. Ils ont systématiquement eu un niveau d'exportation de musique légèrement inférieur à ce qu'on pourrait attendre d'un pays de cette taille !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-2924869575356573187?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/2924869575356573187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/linvasion-de-la-musique-americaine.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2924869575356573187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2924869575356573187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/linvasion-de-la-musique-americaine.html' title='L&apos;invasion de la musique américaine ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S_b-bXnYQpI/AAAAAAAAADE/MbYiwhw_e60/s72-c/Music+export.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1271762155606539621</id><published>2010-05-22T06:00:00.001+02:00</published><updated>2010-05-22T06:00:03.977+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><title type='text'>Lutter contre la violence à l'école en supprimant la carte scolaire ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mai 1994. Le ministère de l'éducation Israëlien a approuvé la mise en place d'un programme expérimental dans le 9ème arrondissement de Tel-Aviv. Ce programme autorise les élèves et leurs familles à choisir le lycée dans lequel ils veulent étudier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la langue tortueuse des économistes, on dit que cet événement est une "expérience naturelle". Traditionnellement, une expérience contrôlée consiste à appliquer un traitement à un groupe, puis à comparer ce groupe avec un groupe témoin qui n'a pas reçu de traitement. En sciences sociales, devant la difficulté à organiser des expériences, on s'est vite rendu compte qu'on pouvait profiter des "expériences naturelles", c'est-à-dire des événements qui reproduisent à peu près les conditions d'une expérience contrôlée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ici, un groupe d'étudiants subit brutalement un "traitement" : on les autorise à choisir leur lycée, alors qu'ils étaient auparavant contraints. &lt;a href="http://ideas.repec.org/p/nbr/nberwo/11969.html"&gt;Victor Lavy&lt;/a&gt; s'est donc amusé à comparer les résultats scolaires de ces étudiants avec ceux d'étudiants habitants dans les autres arrondissements de la ville ou dans les villes proches qui, eux, étaient toujours contraints par la carte scolaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il trouve que le taux d'abandon a diminué de 6 à 8 points pour les élèves ayant choisi leur lycée alors qu'il est resté stable dans les groupes de contrôle. Ca représente une diminution d'environ un tiers, ce qui est énorme.(surtout qu'il s'agit d'une zone plutôt défavorisée). De même, il estime que cette politique a accru les notes des élèves de 8 à 12%.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Néanmoins, il y a un autre élément qui a particulièrement retenu mon attention (et qui, du coup, m'a maintenu éveillé pendant la présentation de Victor Lavy qui, bien que très intéressante, traînait en longueur). Il a découvert que cette politique semble avoir fortement amélioré le "climat" dans les lycées. Il exploite les réponses à une enquête dans laquelle on demandait aux élèves de donner leur avis sur les affirmations suivantes :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- L'ambiance est souvent bruyante dans la classe et non propice à l'apprentissage,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Il y a&amp;nbsp; fréquemment des bagarres entre les élèves de ma classe,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- J'ai été personnellement impliqué(e) dans de nombreuses bagarres cette année à l'école,&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Parfois, je suis effrayé à l'idée d'aller à l'école à cause des élèves violents.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien que la politique de choix du lycée n'ait pas eu d'effet sur les réponses à la quatrième question, elle semble avoir significativement réduit la perception de la violence à l'école d'après les réponses aux trois premières questions. De plus, les relations prof/élèves semblent également s'être fortement améliorées via notamment une raréfaction des agressions verbales. Comment expliquer que la violence puisse décroître si on laisse les élèves choisir leur lycée ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un élément de réponse peut se trouver dans le fait que la politique de choix du lycée a fortement accru la proportion d'étudiants se déclarant bien intégrés et satisfaits de leur lycée. Il n'est pas évident de savoir si la chute de la violence a provoqué une hausse de la satisfaction ou si la hausse de la satisfaction a fait chuter la violence (probablement les deux), mais je pense à titre personnel que l'acte de choisir son lycée a conduit à une responsabilisation de certains étudiants. Peut-être que ça permet à certains de se sentir moins "contraints" d'aller à l'école et un peu plus aux commandes de leur avenir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'interprétation de ces résultats est sujette à débat et l'idée que je m'en fais est très spéculative, mais ça ouvre des perspectives intéressantes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1271762155606539621?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1271762155606539621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/lutter-contre-la-violence-lecole-en.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1271762155606539621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1271762155606539621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/lutter-contre-la-violence-lecole-en.html' title='Lutter contre la violence à l&apos;école en supprimant la carte scolaire ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-8348563144058300134</id><published>2010-05-20T08:12:00.000+02:00</published><updated>2010-05-20T08:12:17.054+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie monétaire'/><title type='text'>Nous avons tous un super pouvoir</title><content type='html'>Via le blog &lt;a href="http://economistsview.typepad.com/economistsview/2010/05/oooooout-of-thin-air.html"&gt;Economist's View&lt;/a&gt;, je suis tombé sur &lt;a href="http://andolfatto.blogspot.com/2010/05/on-ron-paul-and-fed.html"&gt;un post de David Andolfatto&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui rebondit sur &lt;a href="http://www.cnbc.com/id/37189251"&gt;une affirmation de Ron Paul&lt;/a&gt;. Ce dernier s'inquiète du fait que la FED ait le pouvoir de créer de la monnaie &lt;i&gt;"out of thin air"&lt;/i&gt; (à partir de rien). Ce à quoi David répond :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"La FED a la faculté de créer de la monnaie "à partir de rien". Chaque fois que j'entends cette expression, je glousse. Nous avons &lt;/i&gt;tous&lt;i&gt;&amp;nbsp;le pouvoir de créer de la dette "à partir de rien". Quand Microsoft créé des actions pour financer une acquisition, il les créé "à partir de rien". Si un ami vous invite à boire une bière et que vous lui promettez de le rembourser la semaine prochaine, vous créez une obligation "à partir de rien". Waaaa, "à partir de rien" !"&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8348563144058300134?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8348563144058300134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/nous-avons-tous-un-super-pouvoir.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8348563144058300134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8348563144058300134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/nous-avons-tous-un-super-pouvoir.html' title='Nous avons tous un super pouvoir'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3870061949498828469</id><published>2010-05-18T09:18:00.000+02:00</published><updated>2010-05-18T09:18:29.374+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notes de lecture'/><title type='text'>Nos phobies économiques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est le titre du &lt;a href="http://econo.free.fr/index.php"&gt;dernier livre&lt;/a&gt; d'&lt;a href="http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/"&gt;Alexandre Delaigue et Stéphane Ménia&lt;/a&gt;. Dans celui-ci, nos économistes&amp;nbsp;se proposent d'analyser ces sujets économiques qui nous font peur : la crise financière, l'érosion du pouvoir d'achat, le chômage, les délocalisations, l'immigration et bien d'autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La réaction naturelle face à ces inquiétudes consiste à élaborer des fantasmes. Le chômage explose en France ? C'est la faute aux immigrants/à la mondialisation/aux banquiers véreux/aux économistes libéraux/à Nicolas Sarkozy (rayez les mentions inutiles). La crise financière ? C'est la faute aux traders/aux banquiers véreux/aux spéculateurs/aux économistes libéraux/à Nicolas Sarkozy. Selon les individus, on oscille entre le déni, le fatalisme ou la chasse aux sorcières.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces schémas mentaux simplistes sont une façon de lutter contre l'incompréhension suscitée par la complexité de nos sociétés. Ils ne permettent néanmoins pas de soulager les individus de leurs inquiétudes. Il n'est pas évident de vivre avec l'idée que notre emploi peut être délocalisé du jour au lendemain ou que notre système d'assurance-santé sera en faillite avant notre retraite. Pire encore, ils incitent les politiciens à "surfer" sur les peurs des citoyens, ce qui les conduit à proposer des réformes inadéquates comme réguler les rémunérations des traders pour empêcher les crises financières futures.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les auteurs font le pari de "soigner" les phobies des lecteurs en essayant d'expliquer de manière objective le pourquoi du comment des problèmes économiques qui nous font peur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans chaque chapitre, la thérapie se déroule de la manière suivante. Tout d'abord, il s'agit d'admettre l'existence du problème en question : Oui, les prix augmentent alors que certains ménages voient leur revenu stagner ou même diminuer. Le but est ensuite d'examiner les "fantasmes populaires" autour du problème de manière à les disséquer et à séparer le vrai du faux : face à l'augmentation des prix, on accuse l'indice des prix de l'INSEE de sous-estimer l'inflation réelle. Certes, cet indice est très imparfait pour de nombreuses raisons que les auteurs détaillent, mais la quête de "l'indice parfait" est de toutes manières vouée à l'échec. Aucun indice ne pourra refléter fidèlement l'inflation telle qu'elle est vécue par chaque citoyen.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour finir, l'ouvrage tentera à chaque fois de nous conduire subtilement du faux problème vers le vrai problème : le problème n'est pas la mesure de l'augmentation des prix, ni même l'augmentation des prix. Ce qui doit nous inquiéter, c'est plutôt l'accroissement des inégalités et le fait que l'accroissement constant du niveau de vie moyen en France est de plus en plus capté par les ménages les plus aisés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet exercice est répété pour huit thèmes distincts. Par exemple, Alexandre et Stéphane expliquent que le chômage est effectivement un problème préoccupant en France. La réaction naturelle consiste à pointer du doigt les destructions d'emplois : usines qui ferment, délocalisations, licenciements massifs... De ce fait, les politiciens ont naturellement mis en place des politiques pour empêcher les destructions d'emplois, considérées comme étant à la racine du chômage. Ce que nos deux économistes montrent, c'est que les destructions d'emplois sont loin d'être anormales dans les économies capitalistes et qu'elles sont en permanence compensées par des créations d'emplois souvent au moins aussi nombreuses. De plus, toute tentative pour freiner les destructions d'emplois freinera mécaniquement les créations d'emplois, laissant le chômage inchangé. Par la suite, les auteurs passent à la loupe les autres fausses explications du chômage (mondialisation, excès de population active) avant d'aborder les causes réelles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cet ouvrage tente de prendre les devants dans le domaine de la vulgarisation. Trop d'économistes ne font pas l'effort d'anticiper les "schémas mentaux préexistants" lorsqu'ils expliquent l'économie. La difficulté réside dans le fait que les idées erronées sont souvent plus séduisantes, plus simples et nécessitent moins d'efforts intellectuels. Si on tente uniquement d'expliquer la réalité économique telle qu'elle est, on se heurte à une concurrence déloyale avec les idées fausses. Si on tente uniquement de désamorcer les idées fausses, on se heurte à une résistance des individus qui n'ont pas envie de se retrouver nus face à la complexité de la réalité économique. Notre seule chance est de faire les deux à la fois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alexandre et Stéphane ont fait un énorme effort de pédagogie qui contribuera, je l'espère à réduire la distance entre les économistes et leur public.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Ce blog va tourner au ralenti pendant quelques temps. En effet, je célèbre mes fiançailles le week-end prochain et je suis très très pris par l'organisation. Je n'aurai donc pas vraiment le temps de faire des beaux billets bien rédigés et bien détaillés ces jours-ci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Via &lt;a href="http://economiclogic.blogspot.com/2010/05/increasing-trade-by-creating-more.html"&gt;Economic Logic&lt;/a&gt; (un blog que je commence à adorer), j'ai découvert &lt;a href="http://ideas.repec.org/p/bfr/banfra/272.html"&gt;un papier amusant&lt;/a&gt; qui souligne un gros problème dans les statistiques du commerce international. Les auteurs pointent du doigt le fait que le nombre d'Etats indépendants a explosé depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En 1948, la planète était divisée en 72 pays contre 192 aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement une question toute conne qu'on pourrait se poser serait : est-ce que l'accroissement du commerce international depuis 60 ans peut s'expliquer (en partie) par l'augmentation du nombre de frontières ? Car comme le dit Paul Krugman :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Si le commerce international n'inclut que les cargaisons qui traversent la frontière, il est clair que le volume du commerce dépend fortement de là où on trace la ligne."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Ce qui doit nous mettre la puce à l'oreille, c'est ce graphique qui représente, en abscisse, le nombre de pays indépendants sur la planète et, en ordonnée, un indicateur de volume du commerce international (ici, le taux d'ouverture) :&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S-bYCKa2LgI/AAAAAAAAAC8/kiDG-GUrabk/s1600/nbr+of+countries+and+trade.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="292" src="http://3.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S-bYCKa2LgI/AAAAAAAAAC8/kiDG-GUrabk/s400/nbr+of+countries+and+trade.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, on aperçoit clairement le "saut" de 1991 sur l'axe des abscisses qui correspond à l'éclatement de l'URSS. Après cette date, les transactions entre deux pays de l'ex-URSS sont enregistrées dans les statistiques du commerce internationales alors que ce n'était pas le cas auparavant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'augmentation du nombre de frontières a deux impacts bien distincts sur le commerce (trois en réalité, mais je réduis à deux pour simplifier). D'une part, comme nous venons de l'indiquer, certains flux commerciaux auparavant nationaux deviennent internationaux. Pour reprendre la terminologie des auteurs, c'est l'effet &lt;i&gt;&lt;b&gt;"artefact statistique"&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;. D'autre part, on peut penser que la création d'une frontière a des chances de gêner le commerce qui passe par cet endroit, à la fois parce que les frontières sont généralement synonymes de barrières protectionnistes (qu'elles soient tarifaires ou non-tarifaires) et ensuite parce qu'une frontière n'apparaît généralement pas par hasard mais plutôt à la suite de processus politiques plus ou moins "violents" qui ont des chances d'interagir négativement avec le commerce.&amp;nbsp;C'est ce que j'appellerai &lt;i&gt;&lt;b&gt;"l'effet réel"&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, les auteurs se sont livrés à une analyse statistique approfondie pour essayer de démêler un peu tout ça. Tout d'abord, ils découvrent qu'un sixième de la croissance du commerce international depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale est dû à cet artefact statistique. Les statistiques dont on dispose ont de bonnes chances d'avoir surévalué le volume du commerce international.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, ils montrent que l'accroissement du nombre de frontières a réduit de 4% le volume du commerce sur la même période, une fois que l'on corrige de l'effet "artefact statistique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à savoir dans quelle mesure les résultats des études antérieures sont affectés par cette "erreur" statistique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3543325392823576270?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3543325392823576270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/les-frontieres-biaisent-les.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3543325392823576270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3543325392823576270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/les-frontieres-biaisent-les.html' title='Les frontières biaisent les statistiques du commerce'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S-bYCKa2LgI/AAAAAAAAAC8/kiDG-GUrabk/s72-c/nbr+of+countries+and+trade.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-453214742952335742</id><published>2010-05-06T16:27:00.001+02:00</published><updated>2010-05-06T16:28:34.915+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;environnement'/><title type='text'>Quel est le coût de la marée noire pour BP ?</title><content type='html'>Ben Fissel, sur le blog &lt;a href="http://www.econbrowser.com/archives/2010/05/how_much_damage.html"&gt;Econbrowser&lt;/a&gt; tente une estimation (qu'il admet grossière) du coût de la marée noire pour British Petrolum. Ce montant inclut non seulement les frais de nettoyage mais également les pertes de profits et les dommages et intérêts que l'entreprise devra verser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mener cette estimation, il compare le cours de l'action avec ce qu'il aurait été si la marée noire n'avait pas eu lieu. Bien évidemment, comme on ne peut observer directement ce qu'aurait été l'évolution de l'action en l'absence de marée noire, il faut simuler cette évolution en exploitant l'historique du cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après lui, à la clôture du marché le 4 Mai, l'action était à 51,20$. En l'absence de marée noire, il estime qu'une action aurait valu 58,11$. Si on multiplie cette perte nette de 6,91$ par le nombre d'actions, 3,13 milliards, on obtient un montant total de 21,26 milliards de dollars&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce nombre correspond à l'estimation que le marché fait du coût de la marée noire pour BP. Donc, quelque part, il me semble que les entreprises pétrolières ont effectivement une incitation économique à éviter les marées noires (à titre de comparaison, un tel coût &lt;a href="http://www.bp.com//assets/bp_internet/globalbp/globalbp_uk_english/set_branch/STAGING/common_assets/downloads/pdf/BP_Annual_Report_and_Accounts_2009_Financial_Statements.pdf"&gt;fait plus qu'anéantir tous les profits réalisés en 2009&lt;/a&gt;). Certains fustigent la "logique économique" comme étant responsable de tels accidents. Mais le problème ne vient pas de la logique économique en tant que telle. Le problème est plutôt de savoir si le prix payé par l'entreprise est à la hauteur des dégâts environnementaux. Dans un monde idéal, l'entreprise doit payer exactement le montant des dégâts dont elle est responsable (et encore, je suis sceptique pour des raisons que j'évoquerai plus loin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, dans une étude célèbre (que mes étudiants de Sciences Po se sont farcis en détails), &lt;a href="http://are.berkeley.edu/%7Ehanemann/Exxon%20Valdez%20Oil%20Spill.pdf"&gt;Carson, Mitchell et leurs coauteurs&lt;/a&gt; ont estimé que les dégâts de la marée noire de l'Exxon Valdez s'élevaient à 2,8 milliards de $ (au sens où les ménages américains pris dans leur ensemble étaient prêts à payer ce montant pour éviter un accident similaire).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après les maigres informations que j'ai pu réunir, il semble que la catastrophe du Golf du Mexique est pire que celle de l'Exxon Valdez. Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais à moins que la marée noire actuelle soit au moins 7,5 fois pire que celle de l'Exxon Valdez, le coût pour l'entreprise est à la hauteur des dégâts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, ce raisonnement n'est valide que si on considère l'entreprise comme une entité soudée qui maximise son profit comme dans les modèles néoclassiques traditionnels. La question que je me pose est de savoir qui va subir ce coût au sein de l'entreprise elle-même (ou en dehors). Est-ce que ce sont les actionnaires ? Les dirigeants ? Les salariés ? Les consommateurs ? Il se pose là ce qu'on appelle un problème d'agence. Pour que le coût financier soit une incitation efficace à investir dans la sécurité, il faut que la facture arrive sur le bureau de ceux qui sont directement responsables de la sécurité sur les plates-formes pétrolières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honnêtement, je n'ai aucune idée de comment les coûts vont être répercutés. Si quelqu'un a des idées ou des informations, je suis client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-453214742952335742?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/453214742952335742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/quel-est-le-cout-de-la-maree-noire-pour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/453214742952335742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/453214742952335742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/quel-est-le-cout-de-la-maree-noire-pour.html' title='Quel est le coût de la marée noire pour BP ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6242261284864703671</id><published>2010-05-05T14:31:00.002+02:00</published><updated>2010-05-06T12:04:30.401+02:00</updated><title type='text'>En beauté...</title><content type='html'>Certains se sont peut-être aperçus que j'avais publié un billet un peu incendiaire sur &lt;a href="http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=52407"&gt;les travaux de Patrick Artus.&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un lecteur du blog m'a fait remarquer que je m'étais fait avoir par un poisson d'avril... J'ai donc immédiatement supprimé le billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, &lt;a href="http://confianceetresponsabilite.blogspot.com/2010/05/nicolas-georgescu-roegen-et-ronald-mac.html"&gt;je ne suis pas le seul à être tombé dans le panneau&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Edit :&lt;/b&gt; Pour me défendre contre les commentaires à côté de la plaque, je précise que mon post original était une critique virulente de cette étude où j'expliquais pourquoi elle était bidon et je me demandais comment un économiste sérieux pouvait faire une étude aussi pourrie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6242261284864703671?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6242261284864703671/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/en-beaute.html#comment-form' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6242261284864703671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6242261284864703671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/en-beaute.html' title='En beauté...'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-5413191770712930351</id><published>2010-05-04T06:00:00.002+02:00</published><updated>2010-06-02T16:36:16.697+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><title type='text'>Le mystère du temps de travail des étudiants</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En 1961, un étudiant américain à l'université avait une charge de travail scolaire de 40 heures en moyenne. En 2003, elle n'était plus que de 27 heures. C'est la conclusion à laquelle aboutissent &lt;a href="http://ideas.repec.org/p/nbr/nberwo/15954.html"&gt;Babcock et Marks&lt;/a&gt; après analyse de plusieurs enquêtes réalisées dans les universités américaines entre ces deux dates.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La première hypothèse qui nous vient à l'esprit est que les étudiants qui peuplent les universités ne sont pas les mêmes entre 1961 et 2003. Peut-être que, par exemple, sous l'effet de la démocratisation scolaire, les universités de 2003 acceptent plus d'étudiants de milieux défavorisés et que ces étudiants travaillent moins. Nos deux chercheurs montrent pourtant que cette hypothèse ne tient pas. Aucune des caractéristiques observables des étudiants (sexe, âge, origine ethnique, diplôme des parents...) n'est en mesure d'expliquer cette évolution sur la période de temps considérée : la baisse du temps de travail se retrouve dans tous les groupes démographiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après avoir cherché sans succès des explications du côté de la formulation des questions dans les différentes enquêtes ou de la représentativité de l'échantillon, les auteurs de l'étude admettent &lt;i&gt;&lt;b&gt;qu'ils ne savent pas&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; pourquoi le temps de travail des étudiants a autant diminué à l'université.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-être que les étudiants sont plus efficaces (par exemple l'arrivée des traitements de texte a probablement réduit le temps nécessaire pour rédiger un mémoire ou une dissertation), peut-être que les normes institutionnelles ont évolué, ou peut-être que des évolutions du marché du travail ont altéré les décisions prises par les étudiants. Mais les chercheurs admettent que les données dont ils disposent ne leur permettent ni d'informer ni de conformer ces hypothèses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-5413191770712930351?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/5413191770712930351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/le-mystere-du-temps-de-travail-des.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5413191770712930351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5413191770712930351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/05/le-mystere-du-temps-de-travail-des.html' title='Le mystère du temps de travail des étudiants'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-8113576279463116832</id><published>2010-04-30T06:00:00.002+02:00</published><updated>2010-04-30T06:00:03.599+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire économique'/><title type='text'>La Russie, vingt ans après...</title><content type='html'>&lt;b&gt;La transition de la Russie vers l'économie de marché a suscité beaucoup de débats sur les retombées de cette expérience. Avec vingt ans de recul sur la question, il est temps de faire un petit bilan.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que s'est-il vraiment passé en Russie depuis l'effondrement de l'URSS ? D'après &lt;a href="http://ideas.repec.org/a/aea/jecper/v19y2005i1p151-174.html"&gt;Shleifer et Treisman&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Les journalistes, les politiciens et les experts académiques tendent à décrire la Russie non pas comme un pays à revenu moyen qui lutte pour enterrer son passé communiste et trouver sa place dans le monde mais comme un Etat corrompu et en ruine."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Est-ce que cette image correspond vraiment à la réalité ? On va voir un peu ce qu'on peut dénicher en interrogeant les statistiques et les Russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Que disent les statistiques ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shleifer et Treisman nous expliquent qu'au moment de la transition, les statistiques ont enregistré une baisse du PIB de 39% ce qui a suscité des commentaires très négatifs sur les bienfaits du passage à l'économie de marché. Mais cette baisse n'a rien à voir avec le niveau de vie car le PIB enregistré sous l'Union Soviétique correspondait essentiellement &lt;i&gt;"à des biens militaires, des constructions jamais terminées et des biens de consommation de mauvaise qualité dont personne ne voulait".&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;Impossible, donc, de se faire une idée en regardant les statistiques officielles. Regardons plutôt les données d'enquête. Et comme un petit dessin vaut mieux qu'un long discours (&lt;a href="http://www.cepr.org.domino-ip2.univ-paris1.fr/pubs/new-dps/dplist.asp?dpno=7492.asp"&gt;source&lt;/a&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S9aLFdTk2kI/AAAAAAAAACs/7B79_veYyVk/s1600/Russia+Graph+2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="295" src="http://2.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S9aLFdTk2kI/AAAAAAAAACs/7B79_veYyVk/s400/Russia+Graph+2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La courbe rouge correspond au revenu par habitant (échelle de droite) et la courbe noire au degré de bonheur subjectif déclaré dans les enquêtes (échelle de gauche). On remarque qu'en moyenne les Russes se sont enrichis : le revenu moyen a doublé entre 1995 et 2007. De plus, contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette hausse est &lt;b&gt;plus élevée chez les pauvres :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S9aM1Ujf6ZI/AAAAAAAAAC0/R2Gjd-N3kFs/s1600/Russia+Graph+1.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="290" src="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S9aM1Ujf6ZI/AAAAAAAAAC0/R2Gjd-N3kFs/s400/Russia+Graph+1.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Sur la même période, le revenu moyen des pauvres a triplé ! Les autres indicateurs dont on dispose pointent dans la même direction : le commerce de détail s'est fortement développé, les taux d'équipement en appareils electro-ménagers et en voitures ont explosé, et le nombre de personnes partant en vacances a été pratiquement multiplié par 3 entre 1993 et 2000.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, la Russie continue de souffrir d'un système démocratique "approximatif", d'une corruption omniprésente et d'une espérance de vie relativement faible (essentiellement à cause de la consommation d'alcool : le prix de la vodka a été divisé par 4,7 lors de la transition). Mais finalement :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Dans les pays de niveau de vie similaire, la démocratie n'en est qu'à moitié une, tout du moins pour ceux qui ont une démocratie. Le gouvernement est corrompu et la presse n'est jamais entièrement libre. La plupart souffrent de très fortes inégalités, de concentration excessive des entreprises et de performances macroéconomiques volatiles. Finalement, par rapport aux autres pays, la Russie est relativement normale."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Si vous êtes comme moi, vous vous direz peut-être que vous ne savez plus trop quoi en penser. Alors, à la limite, si on allait demander leur avis aux principaux intéressés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Que disent les Russes ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ideas.repec.org/a/aea/aecrev/v81y1991i3p385-400.html"&gt;Une célèbre enquête&lt;/a&gt; avait été menée en 1990 pour comparer les attitudes des Russes et des Américains par rapport à l'économie de marché. Etrangement, on avait découvert que les attentes des Russes vis-à-vis du marché étaient très similaires à celles des Américains. Les Russes n'avaient pas spécialement de réticences à l'encontre du marché et, en tout cas, n'en avaient pas plus que leurs confrères de l'autre bloc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'en est-il aujourd'hui ? Les Russes sont-ils satisfaits ou déçus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La moitié d'entre eux regrette la transition vers l'économie de marché et a la nostalgie de l'époque communiste. Une moitié également pense que leur situation s'est détériorée depuis 1990. Une moitié aimerait que leurs enfants grandissent dans un environnement communiste plutôt que capitaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment expliquer cette insatisfaction alors que les conditions économiques semblent d'être améliorées ? D'après les auteurs de l'étude, la réponse est à chercher du côté de la confiance. Entre 1991 et 2006, la proportion des individus qui affirment "qu'on peut faire confiance à la majorité des gens" a diminué de moitié tandis que la proportion de ceux qui pensent "qu'on n'est jamais trop prudent quand on traite avec les autres" a augmenté de moitié. En 1991, les Russes affirmaient que l'honnêteté, la décence, le talent, le savoir et le travail étaient les attributs les plus respectées en Russie. En 2006, 72% ont désigné l'argent et le pouvoir comme attributs respectés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon eux, la société russe s'est enfermée dans un climat de défiance mutuelle qui conduit les individus à réclamer une plus grande intervention de l'Etat pour réguler les relations économiques (la moitié des habitants aimerait que l'Etat renationalise les entreprises et plus des 4/5 souhaiterait remettre en place une régulation des prix). Malheureusement, une plus grande régulation a de forts risques d'encourager la corruption (voir notamment &lt;a href="http://www.pide.org.pk/pdf/psde%2018AGM/Corruption%20and%20Government%20Regulations.pdf"&gt;cette étude&lt;/a&gt;) : lorsque les fonctionnaires ont plus de pouvoir sur l'économie, les entreprises peuvent offrir des pots-de-vin pour contourner les règlementations. La corruption, en retour, détériore davantage la confiance au sein de la population et piège le pays dans un cercle vicieux dont il est difficile de s'échapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les économistes d'il y a vingt ans ont malheureusement fait la bêtise de croire que la libéralisation était une bonne chose en soi, mais ils ne se sont pas aperçus que le marché ne fonctionne pas tout seul. Ca paraît évident, mais quand on vit dans un pays où, malgré toutes les critiques qu'on peut adresser, on dispose tout de même d'une justice (relativement) fiable et d'institutions (relativement) intègres, on a tendance à oublier que sans ça, l'économie de marché fonctionne de manière chaotique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est que, malgré la hausse du niveau de vie, les Russes ne sont toujours pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8113576279463116832?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8113576279463116832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/la-russie-vingt-ans-apres.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8113576279463116832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8113576279463116832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/la-russie-vingt-ans-apres.html' title='La Russie, vingt ans après...'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S9aLFdTk2kI/AAAAAAAAACs/7B79_veYyVk/s72-c/Russia+Graph+2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1086238345568945389</id><published>2010-04-29T17:48:00.000+02:00</published><updated>2010-04-29T17:48:40.228+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hommage'/><title type='text'>Décès d'Angus Maddison</title><content type='html'>Je viens d'apprendre avec un peu de retard cette triste nouvelle. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Angus_Maddison"&gt;Angus Maddison&lt;/a&gt; nous a quitté le 24 avril dernier. Tous les économistes qui se sont intéressés à la croissance le connaissent car c'est grâce à lui que l'on dispose de données de très long terme sur le PIB par habitant. Il a réussi l'exploit de reconstituer des séries statistiques du PIB depuis l'Empire Romain jusqu'à aujourd'hui. Ces données ont considérablement amélioré notre compréhension de l'évolution des sociétés sur le long terme et de ce qui fait que les économies croissent ou dépérissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait longtemps que je voulais lire et commenter ses travaux. Je pense que je vais m'y mettre ce soir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1086238345568945389?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1086238345568945389/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/deces-dangus-maddison.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1086238345568945389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1086238345568945389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/deces-dangus-maddison.html' title='Décès d&apos;Angus Maddison'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-5969908996627830685</id><published>2010-04-26T06:00:00.006+02:00</published><updated>2010-04-26T06:00:04.352+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de la famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><title type='text'>Et si Sarkozy avait eu raison une fois dans sa vie ?</title><content type='html'>Non, ne vous méprenez pas, je n'ai aucune admiration particulière pour Sarkozy (mais alors pas du tout). Néanmoins, je voulais juste souligner un point : son raisonnement initial "travailler plus pour gagner plus" n'était peut-être pas si faux que ça (même si les mesures effectivement prises furent complètement à côté de la plaque). Je m'explique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un américain moyen travaille 46,2 semaines par an contre 40,5 semaines pour un français. Un américain moyen salarié travaille 39,4 heures par semaine contre 36,2 heures pour un français. Le taux d'emploi est de 72% aux Etats-Unis contre 64% en France (&lt;a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=706982"&gt;source&lt;/a&gt;). Mises bout à bout, ces différences peuvent être illustrées ainsi : si un américain travaillait tous les jours de la semaine, alors, en comparaison un français travaillerait uniquement du Lundi au Jeudi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peut-être que nous, on est vachement efficaces par rapport aux américains ? Eh bien non, c'est kif-kif. &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15577"&gt;La productivité est similaire en France et aux Etats-Unis&lt;/a&gt;. La conséquence nécessaire de ce raisonnement purement comptable, c'est que le revenu par habitant est plus faible en France qu'aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est mal ? Difficile à dire pour deux raisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, le fait de se focaliser sur le travail rémunéré ignore l'importance du travail domestique. Or, même s'il ne se traduit pas en revenu supplémentaire, le travail domestique est créateur de richesses ! Prenons l'exemple hypothétique suivant : &amp;nbsp;si je prends le temps de me préparer un repas sain tous les midi au lieu d'avaler un sandwich à mon bureau, ça prendra un peu sur mon temps de travail mais ça aura des conséquences positives à long terme sur ma santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, travailler moins, c'est avoir plus de temps de loisir. Est-ce que les français ont une plus grande "préférence pour le loisir" (ou, dit plus simplement, sont-ils plus fainéants) que les américains ? C'est pas tout à fait ça. Si vous voulez aller boire un verre après le boulot, si vous voulez faire une sortie au parc, si vous voulez aller en boîte, vous vous rendrez vite compte que c'est quand même plus sympa à plusieurs que tout seul. L'intérêt que vous portez aux loisirs dépend donc de la disponibilité des personnes de votre entourage et donc du nombre d'heures qu'elles consacrent à travailler. Dans une société où les gens ont des longues journées de travail, le loisir paraît moins attractif car les opportunités de prendre du bon temps à plusieurs sont moins nombreuses. Chaque individu a donc intérêt à se caler sur le rythme de travail de la société dans laquelle il vit. A priori, différents individus peuvent avoir des préférences différentes en matière de durée du travail. Il est donc impossible de savoir si les gens sont plus heureux aux Etats-Unis qu'en France malgré le revenu plus élevé (et &lt;a href="http://www.springerlink.com/content/e306mx0130380881/"&gt;la question fait débat&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sarkozy a donc raison de dire que si on veut gagner plus, on peut choisir de travailler plus (bien que la défiscalisation des heures supplémentaire soit un fiasco). Au niveau politique, cette question peut appeler deux démarches. Soit on laisse chaque individu décider de son temps de travail (ce qui reviendrait à assouplir la législation sur la durée du travail, par exemple en autorisant l'ouverture de tous les commerces le dimanche) au risque de poser des problèmes de coordination entre individus sur le loisir (si un individu travaille la semaine et l'autre le week-end, ils vont avoir du mal à trouver le temps de se voir) ; soit on coordonne cette décision au niveau national au risque de mécontenter ceux qui voudraient aller à contre-courant (ceux qui voulaient travailler plus à l'époque où on est passé aux 35 heures).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite piqure de rappel pour les sceptiques : &lt;a href="http://ces.univ-paris1.fr/membre/azyl/pdf/ArtusCahucZylberberg%20Rapport%20CAE%20juin%202007.pdf"&gt;le travail ne se partage pas&lt;/a&gt;. Réduire le temps de travail &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/10/enfin-une-etude-serieuse-sur-les-35.html"&gt;ne créé pas d'emplois&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-5969908996627830685?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/5969908996627830685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/et-si-sarkozy-avait-eu-raison-une-fois.html#comment-form' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5969908996627830685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5969908996627830685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/et-si-sarkozy-avait-eu-raison-une-fois.html' title='Et si Sarkozy avait eu raison une fois dans sa vie ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6463285837466374007</id><published>2010-04-24T21:41:00.001+02:00</published><updated>2010-05-04T10:21:00.653+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hommage'/><title type='text'>Esther Duflo reçoit la médaille John Bates Clark</title><content type='html'>Après le prix Nobel, la médaille John Bates Clark est la plus prestigieuse récompense en science économique. &lt;a href="http://www.optimum-blog.net/"&gt;VilCoyote&lt;/a&gt;&amp;nbsp;vient de me signaler qu'elle venait d'être attribuée à une française, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Esther_Duflo"&gt;Esther Duflo&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(sachant que&amp;nbsp;l'an dernier, c'était déjà un français : &lt;a href="http://www.ecopublix.eu/2009/04/la-medaille-dor-de-la-gentillesse.html"&gt;Emmanuel Saez&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Esther Duflo (dont j'ai déjà commenté les travaux à plusieurs reprise : &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/quel-est-le-point-commun-entre-mes.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/le-microcredit-est-il-la-panacee.html"&gt;là&lt;/a&gt;)est connue pour son application de la méthode expérimentale en économie du développement. Ca consiste à tester à petite échelle des programmes expérimentaux pour tester leur efficacité avant de les lancer à plus grande échelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Félicitations à elle, je pense qu'elle l'a bien mérité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6463285837466374007?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6463285837466374007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/esther-duflo-recoit-la-medaille-john.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6463285837466374007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6463285837466374007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/esther-duflo-recoit-la-medaille-john.html' title='Esther Duflo reçoit la médaille John Bates Clark'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4030359071340660975</id><published>2010-04-22T06:00:00.001+02:00</published><updated>2010-04-22T06:00:06.131+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de la santé'/><title type='text'>Alors les gars, on fait payer les pauvres ou pas ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;Le débat fait rage en économie du développement pour savoir s'il faut distribuer gratuitement ou faire payer les préservatifs et les moustiquaires dans les pays en développements.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La malaria (ou paludisme) est un cas d'école en terme d'inefficacité de l'aide au développement pour une raison très simple. Cette maladie fait &lt;a href="http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs094/fr/index.html"&gt;1 million de morts par an&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;Elle se transmet essentiellement par l'intermédiaire de piqûres de moustiques porteurs du parasite et touche majoritairement les très jeunes enfants. La solution la plus simple pour prévenir la maladie consiste à les protéger avec des moustiquaires imprégnées d'insecticides.&amp;nbsp;Une moustiquaire coûte moins de 2€ pour une durée de vie de 5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En comparaison, prolonger d'un mois la vie d'une personne atteinte du sida coûte 600€. Pourtant, on continue d'insister sur l'urgence de rendre les antirétroviraux accessibles aux pays en développement alors que le paludisme passe inaperçu dans les médias. A budget constant, on pourrait sauver beaucoup plus de vies si on s'intéressait un peu plus à l'usage des fonds de l'aide internationale et un peu moins à &lt;a href="http://www.nonfiction.fr/article-2249-p2-haro_sur_lepouvantail_.htm"&gt;l'effet apaisant sur notre conscience que nous procure l'acte de donner de l'argent pour une bonne cause&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si des moustiquaires suffisent à sauver de nombreux enfants, une question subsiste : comment les distribuer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux écoles s'affrontent. D'une part ceux qui pensent qu'il faudrait distribuer gratuitement des moustiquaires, et d'autre part ceux qui pensent qu'il faudrait les vendre. Si vous haussez les sourcils, c'est normal. Vous vous demandez probablement au nom de quelle perversion on préférerait faire payer des populations pauvres (l'action se situe principalement en Afrique quand même) pour un produit qui peut sauver des vies. Pour comprendre ça, il est utile de regarder ce qu'il se passe lorsqu'on &lt;a href="http://gateway.nlm.nih.gov/MeetingAbstracts/ma?f=102228130.html"&gt;distribue gratuitement des préservatifs en Ouganda&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'on vous propose gratuitement des préservatifs, vous n'avez aucune raison de ne pas les prendre. C'est un peu ce qui m'est arrivé lorsque j'ai assisté à la Nuit du Zapping il y a quelques années. J'ai récupéré des préservatifs gratuits bien que je n'en utilisais plus avec ma copine depuis un certain temps. Et effectivement, je ne les ai pas utilisés. L'idée-clef est la suivante : si vous distribuez gratuitement un produit, celui-ci n'ira pas en priorité aux personnes qui en ont le plus besoin ou qui sont le plus susceptibles de s'en servir. Conséquence : les grands programmes de distribution de préservatifs gratuits en Afrique &lt;a href="http://aidwatchers.com/2009/03/whos-worse-the-pope-or-the-condom-mafia-on-aids/"&gt;ne parviennent pas à enrayer l'épidémie de SIDA&lt;/a&gt; sans que les organisateurs de ces programmes ne comprennent pourquoi. Le fait d'introduire un prix, malgré le coût pour les populations, permet d'allouer les ressources là où elles vont servir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est vrai pour les préservatifs l'est-il pour les moustiquaires ? Est-ce que lorsque l'on donne gratuitement des moustiquaires, les gens ne les utilisent pas correctement ? &lt;a href="http://informationincontext.typepad.com/good_intentions_are_not_e/2009/04/mosquito-nets-condums-and-recycling.html"&gt;Certains sont sceptiques&lt;/a&gt;, car on a rapporté que les gens utilisaient les moustiquaires comme filets de pêche ou pour faire des robes de mariées (je n'invente rien !). Le plus simple, pour se faire une idée sur la question, consiste à mener une expérience contrôlée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ce qu'ont fait &lt;a href="http://www.mitpressjournals.org/doi/abs/10.1162/qjec.2010.125.1.1"&gt;Jessica Cohen et Pascaline Dupas&lt;/a&gt;. Elles ont organisé la vente de moustiquaires dans des cliniques prénatales au Kenya à des prix aléatoires allant de 0$ (gratuit) à 0,60$. Puis, elles sont allées voir les mères quelques mois plus tard pour vérifier qu'elles utilisaient bien les moustiquaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, on obtient un résultat contraire par rapport au cas des préservatifs. L'augmentation du prix réduit très fortement la demande. Même si le prix est faible, plus de la moitié des futures mères ne sont pas prêtes à payer pour une moustiquaire. Et le fait de payer n'accroît pas la probabilité d'utiliser correctement la moustiquaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, il &lt;b&gt;semble&lt;/b&gt; ressortir de tout ça qu'il vaut mieux vendre les préservatifs mais distribuer gratuitement les moustiquaires. Il n'y a visiblement pas de loi générale en la matière, d'où l'intérêt de mener des expériences au cas par cas avant de lancer des grands programmes d'aide au développement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4030359071340660975?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4030359071340660975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/alors-les-gars-on-fait-payer-les.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4030359071340660975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4030359071340660975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/alors-les-gars-on-fait-payer-les.html' title='Alors les gars, on fait payer les pauvres ou pas ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6746976362325431151</id><published>2010-04-21T07:59:00.001+02:00</published><updated>2010-04-21T07:59:43.537+02:00</updated><title type='text'>Nouveau Blog : L'Observatoire des Idées</title><content type='html'>Il a deux mois et il contient déjà une vingtaine de billets intéressants : il s'agit du blog de Simon Porcher, intitulé &lt;a href="http://observatoiredesidees.blogspot.com/"&gt;l'Observatoire des Idées&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y parle &lt;a href="http://observatoiredesidees.blogspot.com/2010/03/pourquoi-couche-t-on-de-plus-en-plus.html"&gt;sexe&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://observatoiredesidees.blogspot.com/2010/04/la-crise-remet-elle-en-cause-les.html"&gt;morale&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://observatoiredesidees.blogspot.com/2010/04/la-double-peine-des-femmes-issues-des.html"&gt;discrimination&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://observatoiredesidees.blogspot.com/2010/03/peut-on-casser-les-ghettos.html"&gt;ghettos&lt;/a&gt;,... avec à la clef une analyse économique teintée de sociologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienvenue et bonne continuation !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6746976362325431151?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6746976362325431151/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/nouveau-blog-lobservatoire-des-idees.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6746976362325431151'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6746976362325431151'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/nouveau-blog-lobservatoire-des-idees.html' title='Nouveau Blog : L&apos;Observatoire des Idées'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-2254147393323718114</id><published>2010-04-19T20:04:00.001+02:00</published><updated>2010-04-20T17:22:59.061+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la pensée économique'/><title type='text'>Crise financière et usage des mathématiques en économie</title><content type='html'>&lt;a href="http://moneywatch.bnet.com/economic-news/blog/maximum-utility/how-mathematics-might-have-caused-the-financial-crisis/577/"&gt;Mark Thomas apporte un argument intéressant&lt;/a&gt; pour expliquer pourquoi les mathématiques pourraient être partiellement responsables de la crise financière. Selon lui, ce n'est pas parce que les modèles mathématiques sont dénués de pertinence, ni parce les économistes se sont davantage intéressés aux "beaux théorèmes" plutôt qu'à la réalité, mais parce que, pour introduire l'enseignement des nouveaux outils mathématiques (dont la théorie des jeux et l'économétrie), il a fallu sacrifier certains cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les cours qui sont passés à la trappe étaient notamment les cours d'histoire de la pensée économique et d'histoire économique :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"C'était une erreur. Une des raisons pour laquelle nous n'avons pas vu venir la crise est, je pense, que nous avons oublié à quoi ressemblait une crise. Nous avons oublié comment elles advenaient et, dans certains cas, nous avons même oublié qu'il y avait eu des crises par le passé. En gros, nous avons oublié les leçons du passé. Cette crise portait sur un autre type d'actif et sur de nouvelles croyances selon lesquelles "cette fois, c'est différent", mais c'est un scénario qui s'est déjà produit plusieurs fois par le passé de façon quasiment identique."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Je dois avouer que je suis un peu d'accord avec lui. Certes, les nouveaux outils dont nous disposons sont extrêmement puissants. Mon idée est que la rigueur qu'ils apportent est complémentaire à l'analyse historique et qu'ils ne doivent pas s'y substituer. Les économistes ont peut-être trop voulu remplacer l'économie "traditionnelle" non-mathématique par de l'économie mathématique (sous prétexte que cette dernière est plus rigoureuse et plus transparente dans ses hypothèses, ce qui n'est pas faux) plutôt que de mettre l'outil mathématique au service de l'analyse traditionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense par exemple que &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/05/mythes-et-paradoxes-de-lhistoire.html"&gt;le livre de Paul Bairoch&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sur l'histoire économique&amp;nbsp;est irremplaçable. Les thèses avancées sont dérangeantes pour beaucoup d'économistes, mais elles sont puissamment argumentées et la confrontation de ces arguments avec les arguments de la théorie orthodoxe (les modèles et les analyses empiriques) est susceptible de produire une analyse plus fine et plus riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je ne sais pas si mon opinion de jeune doctorant a beaucoup de valeur mais j'ai pu voir de mes yeux avec un regard naïf et non-corrompu la discrimination parfois arbitraire envers certains champs de l'économie et certaines méthodes. J'ignore s'il s'agit d'une bonne chose, mais ça soulève en moi des interrogations.&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-2254147393323718114?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/2254147393323718114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/crise-financiere-et-usage-des.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2254147393323718114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2254147393323718114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/crise-financiere-et-usage-des.html' title='Crise financière et usage des mathématiques en économie'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-942819617503951731</id><published>2010-04-18T06:00:00.009+02:00</published><updated>2010-04-18T21:00:52.937+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie comportementale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie industrielle'/><title type='text'>Faut-il décourager l'esprit d'entreprise ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;Les faits mis en lumière par les psychologues montrent que les entrepreneurs sont souvent trop confiants lorsqu'ils démarrent une nouvelle entreprise, ce qui laisse penser qu'il existe un excès de créations d'entreprises.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.techyou.fr/2010/04/facebook-qui-est-donc-mark-zuckerberg/"&gt;Mark Zuckerberg&lt;/a&gt;, le créateur de Facebook, suscite la fascination. Agé de seulement 25 ans, il a acquis une fortune colossale avec une idée géniale : créer un site de "réseaux sociaux" permettant aux gens de se retrouver et de garder contact. Cette histoire est une illustration parfaite du mythe de l'entrepreneur aventureux, qui a réussi à percer grâce à sa capacité à innover.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mythe n'est pas nouveau, au sens où les politiciens affirment depuis longtemps qu'il faut "encourager l'esprit d'entreprise". Valérie Pécresse a même &lt;a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49635/developper-envie-entreprendre-des-etudiants.html"&gt;lancé un plan pour "renforcer l'esprit d'entrepreneurial chez les étudiants"&lt;/a&gt;. Nicolas Sarkozy &lt;a href="http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Sarkozy-defend-son-bilan-157639/"&gt;a appelé à "libérer l’esprit d’entreprise"&lt;/a&gt;. On constate également que la littérature sur le management et la gestion d'entreprise regorge d'ouvrage sur cette thématique (tapez "entrepreneurial spirit" ou "entrepreneurial mindset" sur amazon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, on a au moins une bonne raison de penser qu'il y a peut-être trop "d'esprit d'entreprise" plutôt que pas assez dans nos sociétés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le biais d'excès de confiance&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&amp;amp;_udi=B6V5T-45XSMNG-33&amp;amp;_user=1012695&amp;amp;_coverDate=02%2F28%2F1981&amp;amp;_rdoc=1&amp;amp;_fmt=high&amp;amp;_orig=search&amp;amp;_sort=d&amp;amp;_docanchor=&amp;amp;view=c&amp;amp;_searchStrId=1282952555&amp;amp;_rerunOrigin=google&amp;amp;_acct=C000050301&amp;amp;_version=1&amp;amp;_urlVersion=0&amp;amp;_userid=1012695&amp;amp;md5=5b2c2da70d575a2b1c7b43050e0d64e3"&gt;93% des automobilistes américains pensent être meilleurs conducteurs que la moyenne&lt;/a&gt;. Des chiffres similaires ont été établis pour la plupart des pays. Ils illustrent une tendance innée de l'homme intitulée "biais d'excès de confiance" dont l'existence a été prouvée à de très nombreuses reprises par les psychologues. Lorsque des individus entreprennent une activité risquée, ils tendent, en moyenne, à surestimer leurs chances de succès et à surestimer leurs compétences dans l'activité en question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains sites web comme &lt;a href="http://gameduell.fr/"&gt;Gameduell&lt;/a&gt; exploitent habilement ce biais. Sur ce site, les joueurs parient de l'argent sur des jeux vidéo simples mais relativement addictifs. Par exemple, deux joueurs vont s'affronter au célèbre jeu de carte popularisé par Microsoft : le Solitaire. Chacun mise une somme égale (par exemple 0,40€) et celui qui fait le score remporte un gain. Mais ce gain est systématiquement inférieur à la somme des mises ! Par exemple, si deux joueurs misent 0,40€, le gain du vainqueur s'élève à 0,60€. Ne jouent donc sur ce site que des joueurs qui pensent chacun avoir une très forte probabilité de battre leurs adversaires. Les gérants du site s'enrichissent grâce à l'excès de confiance qu'ont les joueurs en leurs capacités à écraser leurs adversaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un nombre trop élevé de créations d'entreprises ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Créer une entreprise est extrêmement risqué. Aux Etats-Unis, plus de 60% des entreprises survivent moins de 5 ans et à peine 20% dépassent la barre des 10 ans. En moyenne, monter sa boîte ne paie pas. &lt;a href="http://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/262131?journalCode=jpe"&gt;Une étude très sérieuse&lt;/a&gt; a montré que les trois quarts des entrepreneurs gagneraient plus s'ils abandonnaient leur entreprise et redevenaient salariés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, les entrepreneurs ne semblent pas du tout voir les choses ainsi. En interrogeant des chefs d'entreprises, &lt;a href="http://ideas.repec.org/a/eee/jbvent/v3y1988i2p97-108.html"&gt;des chercheurs ont établi le paradoxe suivant&lt;/a&gt; (la citation est prise &lt;a href="http://ideas.repec.org/p/diw/diwwpp/dp501.html"&gt;dans ce papier&lt;/a&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"81% des entrepreneurs pensent que leurs chances de succès sont au moins de 70% et un tiers croient qu'ils vont réussir avec certitude. Les participants à l'étude estiment également que leurs chances de survie sont supérieures à celles de leurs concurrents. Malheureusement, à l'époque où l'enquête a été conduite, 66% des entreprises nouvellement fondées ont mis la clef sous la porte."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Au niveau individuel, il serait donc rationnel de freiner vos ambitions de devenir "votre propre patron". A moins d'avoir beaucoup de chance et de talent, il vaut mieux être salarié plutôt que de risquer de se casser les dents sur ce type de projet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela signifie-t-il qu'il faille décourager l'esprit d'entreprise ? &lt;a href="http://ideas.repec.org/p/diw/diwwpp/dp501.html"&gt;Koellinger, Minniti et Schade&lt;/a&gt;, après avoir observé le même phénomène d'excès de confiance chez les entrepreneurs à l'échelle internationale, affirment que, certes, sans ce biais d'excès de confiance, les retours sur investissements et les chances de survie des entreprises seraient tous deux plus élevés en moyenne. Néanmoins, la pression concurrentielle exercée par les nouveaux entrants est essentielle pour inciter les entreprises présentes sur le marché à accroître leur efficience et à innover.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, les économistes savent depuis longtemps que, sur un marché non-régulé, le niveau d'innovation a tendance à être trop faible par rapport à ce qui est souhaitable. Si l'excès de confiance des nouveaux entrepreneurs sur un marché génère de l'innovation (ou encourage l'innovation dans les firmes en place), on serait bien mal avisé de les en décourager !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un grand merci à Muniza Askari, spécialiste de la question du biais d'excès de confiance, pour toutes les références sur le sujet :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-942819617503951731?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/942819617503951731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/faut-il-decourager-lesprit-dentreprise.html#comment-form' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/942819617503951731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/942819617503951731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/faut-il-decourager-lesprit-dentreprise.html' title='Faut-il décourager l&apos;esprit d&apos;entreprise ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7758434695647900876</id><published>2010-04-15T06:00:00.003+02:00</published><updated>2010-04-17T20:33:04.986+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><title type='text'>La devinette de Bryan Caplan</title><content type='html'>Bryan Caplan &lt;a href="http://econlog.econlib.org/archives/2010/04/extracurricular.html"&gt;pose la question suivante&lt;/a&gt; (que je transpose au système éducatif français) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les grandes écoles valorisent beaucoup les activités extra-scolaires lors du recrutement alors que les employeurs n'en ont rien à f***** de ce que les futurs salariés font de leur temps libre. Pourquoi ?" (traduction assez libre)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca tombe à pic car, samedi dernier, j'évaluais des étudiants des prépas lors d'entretiens "blancs" de personnalité. Effectivement, j'ai valorisé les activités extra-scolaires (que ce soit la danse, le théâtre, la cuisine, le sport...) car pour moi, ça permet de déceler les qualités d'un candidats qui sont difficiles à observer dans un entretien de 30 minutes : la motivation, la persévérance, le dynamisme, la curiosité intellectuelle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les jury des concours d'entrée aux grandes écoles utilisent cette stratégie, pourquoi les employeurs ne font-ils pas de même ? Mon idée est que les étudiants qui arrivent aux oraux des grandes écoles ont souvent des parcours très similaires. Ils n'ont généralement pas d'expérience professionnelle au delà des petits jobs d'été et ont tous fait la même scolarité (le bac puis la prépa). On est donc obligé d'aller creuser "plus loin" pour réussir à isoler les meilleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, lorsqu'un employeur recrute, il a souvent face à lui des candidats aux profils très divers à la fois en terme de parcours scolaire et d'expérience professionnelle et il donc déjà beaucoup d'informations pour classer les candidats. Tout au plus, pour discriminer entre deux ou trois candidats identiques (pour les grandes écoles, c'est plusieurs centaines), il va gratter un peu plus loin autour de la motivation ou de la distance entre le domicile et le lieu de travail. Il n'a donc pas vraiment besoin de demander "Que vous a enseigné cette expérience de capitaine de l'équipe de foot au collège" ou "Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'en pensez-vous ?&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-7758434695647900876?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/7758434695647900876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/la-devinette-de-bryan-caplan.html#comment-form' title='42 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7758434695647900876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7758434695647900876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/la-devinette-de-bryan-caplan.html' title='La devinette de Bryan Caplan'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>42</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1812298544711266894</id><published>2010-04-14T06:00:00.004+02:00</published><updated>2010-04-14T07:58:29.521+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de la famille'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du genre'/><title type='text'>Monsieur fait-il le ménage quand Madame travaille ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;Deux chercheurs de mon laboratoire s'interrogent pour savoir si la tendance des femmes à travailler plus a poussé les hommes à prendre en charge une plus grande part du travail domestique. Y'a du progrès, mais c'est pas demain la veille que les hommes interrompront leurs carrières pour s'occuper des enfants.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, un économiste "de base" s'étonne peu de la division inégale du travail au sein de la plupart des ménages. Plutôt que chaque conjoint fasse un peu de travail domestique et travaille à temps partiel, il vaut mieux qu'un conjoint se spécialise dans les tâches domestiques, et que l'autre consacre la totalité de son temps à sa carrière. Comme le dit avec justesse Tim Harford dans "The Logic of Life", un individu qui s'investit pleinement dans sa carrière gagne plus que deux individus qui font du temps partiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le but de ce billet n'est pas de chercher à comprendre pourquoi les femmes font le "sale boulot", mais de se demander si, finalement, le fait que ma femme (comme beaucoup d'autres en France) se lance dans une carrière où elle sera mieux payée que moi ne va pas me pousser à faire plus souvent le ménage et à passer plus de temps avec nos enfants (enfin, quand on en aura).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="ftp://mse.univ-paris1.fr/pub/mse/CES2010/10009.pdf"&gt;Deux de mes collègues&lt;/a&gt; se sont amusés (si on peut dire :-) à regarder une enquête française sur la façon dont les ménages gèrent leur temps. Ils se sont demandés : &lt;i&gt;"Si une femme consacre plus de temps à sa carrière, consacre-t-elle alors moins de temps au travail domestique ? Et si c'est le cas, qui prend le relai à la maison ?"&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les statistiques répondent clairement "oui" à la première question. Après tout, une journée ne comporte que 24h. Si une femme travaille de plus en plus à l'extérieur, il y aura forcément un stade où elle devra travailler moins à la maison. Du coup, le mari va sortir ses fesses du canapé et va faire un peu plus de ménage, pas vrai ??&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu, mais pas tant que ça, car les données font ressortir que le couple fera plus souvent appel à des femmes de ménage, et que les enfants (quand il y en a) vont plus souvent aider le papa dans cette difficile tâche. Surtout, ceci est particulièrement frappant quand on regarde l'effet du salaire de la femme : plus une femme a un salaire élevé par rapport à son conjoint, plus le couple est susceptible d'embaucher une femme de ménage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais finalement, cette évolution va quand même dans le bon sens, hein ?? Peut-être, mais la route est encore très longue car malgré tout &lt;i&gt;"même lorsque les femmes sont particulièrement actives dans leur vie professionnelle, elles travaillent plus que leur partenaire à la maison."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Messieurs, on a le bon rôle pour encore quelques dizaines d'années !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1812298544711266894?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1812298544711266894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/monsieur-fait-il-le-menage-quand-madame.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1812298544711266894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1812298544711266894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/monsieur-fait-il-le-menage-quand-madame.html' title='Monsieur fait-il le ménage quand Madame travaille ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-2058648936460082118</id><published>2010-04-10T06:00:00.017+02:00</published><updated>2010-06-15T10:25:22.596+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Démographie'/><title type='text'>Les départs en retraite ne font PAS baisser le chômage</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;b&gt;L'idée intuitive selon laquelle un chômeur va prendre la place de chaque retraité qui quitte le marché du travail est totalement erronée car elle repose sur une hypothèse fausse.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On attend souvent dire que le départ en retraite d'un salarié libère une place sur le marché de l'emploi. Or ceci n'est le cas que sous l'hypothèse qu'on peut remplacer un salarié âgé par un salarié plus jeune sans que cela n'ait la moindre incidence sur la production. Dans notre jargon, on dirait que les "jeunes" et les "seniors" sont substituables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que l'hypothèse contraire est envisageable ? Peut-être que les jeunes sont d'autant plus efficaces qu'il y a des salariés expérimentés pour les former. Peut-être que les compétences principalement apportées par les nouveaux arrivants sur le marché du travail comme l'informatique ou les nouvelles méthodes de management, se combinent bien avec connaissances accumulées par les anciennes générations. Peut-être que l'innovation surgit plus facilement en présence d'individus issus de classes d'âge variées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si c'est le cas, les départs en retraite massifs des seniors ont plutôt tendance à réduire la productivité des travailleurs, ce qui augmenterait le chômage plus que ça ne le réduirait ! C'est idiot, me direz-vous. Ca se saurait !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ideas.repec.org/p/ran/wpaper/679.html"&gt;Trois chercheurs&lt;/a&gt;&amp;nbsp;ont voulu en savoir plus et ont analysé une base de données assez vaste sur 22 pays de l'OCDE et sur une période de temps allant de 1960 à 2004. Logiquement, lorsque l'emploi des seniors diminue, l'emploi des jeunes devrait mécaniquement augmenter.&amp;nbsp;Ils se rendent alors compte que contrairement à ce qu'on pourrait croire, une hausse de l'emploi des seniors a un effet, certes faible, mais positif sur l'emploi des plus jeunes ! Donc, aussi incroyable que cela puisse paraître, les départs en retraite accroissent le chômage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les économistes ont beaucoup de mal à aller à l'encontre de la sagesse populaire. Intuitivement, on voudrait croire qu'il y a un stock fixe de travail dans l'économie qu'il faut partager entre les travailleurs. Donc lorsqu'un travailleur part en retraite, ça fait plus de travail pour les autres. Malheureusement, l'économie ne fonctionne pas comme ça. L'emploi dépend avant tout de la productivité des travailleurs et des salaires qui se pratiquent. Peu importe les besoins des entreprises, un travailleur productif trouvera toujours une entreprise qui voudra s'offrir ses services. Et peu importe les besoins des entreprises, aucune ne voudra jamais embaucher un travailleur peu productif si le salaire demandé est trop élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je partage l'avis des auteurs :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Du point de vue des politiques publiques, nos conclusions suggèrent que les politiques menées dans les années 1970 et 1980 visant à diminuer l'âge de départ en retraite ont été inefficaces pour lutter contre le chômage des jeunes. Ceci suggère également que le virage à 180° pris par les politiciens qui, désormais, tentent de décourager un départ en retraite précoce, n'aura pas d'effet négatif sur l'emploi des jeunes."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;La théorie microéconomique du producteur qu'on enseigne en première année de fac a beau être simpliste, elle permet quand même d'expliquer pourquoi la conception intuitive qu'on a du chômage est fausse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Article découvert via &lt;a href="http://economiclogic.blogspot.com/2009/06/encouraging-early-retirement-does-not.html"&gt;Economic Logic&lt;/a&gt;, excellent blog pour ceux qui maîtrisent la langue de Shakespeare).&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Apparemment, le néolibéralisme, ce serait la doctrine suivante :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;La concurrence totalement dérégulée, la consommation de masse, la croissance illimitée et l'accumulation sans fin de richesses sont ce qu'il y a de mieux pour tout le monde.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La propriété privée n'implique aucune responsabilité sociale (si j'ai bien traduit...).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La spéculation, la libéralisation et la déréglementation des marchés financiers, la privatisation des services publics et des ressources nationales, l'absence totale d'obstacles aux investissements étrangers et aux importations, la baisse des taxes et la circulation totalement libre des capitaux créera de la richesse pour tous.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La responsabilité sociale, la protection des pauvres et des faibles, les syndicats et le lien social doivent être subordonnés à la croissance économique et à l'accumulation du capital.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;Réaction de l'auteur du blog : &lt;i&gt;"Ce qui est défini ici est l'anarchie totale, avec aucun rôle pour l'Etat. Je suis incapable d'énumérer ne serait-ce qu'un seul économiste qui serait partisan de ce programme."&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Je suis un peu d'accord avec lui. Si c'est ça, être néo-libéral, alors moi je suis anti-libéral !!&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plus sérieusement, &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/neoliberaux-neoclassiques-orthodoxes-un.html"&gt;je le répète&lt;/a&gt; : Arrêtez de cracher sur les économistes néo-libéraux, ça n'existe pas ! (en tout cas, pas dans le monde académique)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au fait, est-ce qu'on écrit "néo-libéralisme" ou "néolibéralisme" ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-5387404163731831434?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/5387404163731831434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/le-mythe-du-neoliberalisme.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5387404163731831434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5387404163731831434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/le-mythe-du-neoliberalisme.html' title='Le mythe du néolibéralisme'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-2450002188518106564</id><published>2010-04-02T06:00:00.002+02:00</published><updated>2010-04-02T11:24:19.204+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du crime'/><title type='text'>Alcool et Criminalité</title><content type='html'>Je manque de temps pour écrire en ce moment, mais je pense que &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15828"&gt;cette étude&lt;/a&gt; mérite au moins un court billet. Christopher Carpenter et Carlos Dobkin affirment (traduction un peu libre et réarrangée pour être plus lisible de la conclusion du papier) :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Nous avons mené une revue de la littérature scientifique dans le but d'identifier si la forte corrélation entre consommation d'alcool et criminalité reflète réellement un impact causal de la consommation d'alcool sur la criminalité [...] ou s'il s'agit d'un effet de sélection [les criminels sont également les personnes qui sont le plus susceptible de consommer de l'alcool], dans le but de savoir si les politiques visant à réduire le crime par le contrôle de la consommation d'alcool sont efficaces.&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Nous parvenons à la conclusion qu'il y a énormément de preuves en faveur de la thèse selon laquelle [...] la consommation d'alcool accroît la probabilité de commettre un crime. Ceci saute aux yeux lorsqu'on regarde l'effet des politiques ayant un impact fort sur la consommation d'alcool (forte hausse du prix ou forte réduction de la disponibilité par exemple) ainsi que des politiques qui visent à limiter la consommation d'alcool en groupes (heures de fermeture des bars et âge légal de consommation par exemple)&lt;/i&gt;.&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Mis bout à bout, les éléments que nous avons rassemblés montrent que, dans la mesure où l'ébriété accroît de manière substantielle le risque de commettre un acte criminel, le contrôle de la consommation d'alcool mérite une place de premier plan dans l'agenda politique."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ALCOHOL REGULATION AND CRIME&lt;br /&gt;Christopher Carpenter&lt;br /&gt;Carlos Dobkin&lt;br /&gt;Working Paper 15828&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15828&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-2450002188518106564?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/2450002188518106564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/alcool-et-criminalite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2450002188518106564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2450002188518106564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/alcool-et-criminalite.html' title='Alcool et Criminalité'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-8127926470646959674</id><published>2010-04-01T08:40:00.001+02:00</published><updated>2010-05-04T10:17:31.730+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule'/><title type='text'>Pierre Khalfa n'a rien compris au principe de l'incidence fiscale</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/12/augmentons-les-cotisations-patronales-par-pierre-khalfa_1304869_3232.html"&gt;Pierre Khalfa&lt;/a&gt; nous dit :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"[La solution]&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #222222; font-family: georgia; font-size: 15px; font-style: normal; line-height: 22px;"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;consiste à mettre un terme à la baisse de la part salariale (10 points en vingt ans) dans la valeur ajoutée et à accompagner l'évolution démographique par un relèvement progressif des cotisations sociales. [...]&amp;nbsp;Le tabou à faire sauter est le refus d'augmenter le taux des cotisations patronales. Un tel rééquilibrage de la part des salaires dans la valeur ajoutée serait compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires et ne pénaliserait pas l'investissement productif, ni la compétitivité des entreprises. La litanie sur le renchérissement du "coût du travail" n'a pas lieu d'être."&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Outre le fait que le chiffre de 10 points est &lt;a href="http://peyrelevade.blog.lemonde.fr/2010/02/26/actualite-7/"&gt;grossièrement manipulé&lt;/a&gt;, ce raisonnement est bidon car il néglige le principe de l'incidence fiscale qu'on se tue à enseigner en première année de fac. Le raisonnement naïf consiste à croire que lorsqu'on augmente les cotisations patronales, les patrons vont payer plus. Or, il serait extrêmement naïf de croire que face à cet accroissement des charges, les salaires ne vont pas s'ajuster à la baisse. Mais dans quelle proportion ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Typiquement, avec un modèle offre/demande très banal, on démontre que l'acteur qui supporte le poids d'une taxe est celui qui réagit le moins au prix (pour la démonstration complète, voir &lt;a href="http://www.ecopublix.eu/2007/09/qui-paie-les-impts.html"&gt;ce billet très pédagogique&lt;/a&gt; sur Ecopublix que j'ai fait lire à mes étudiants de L1). Dans le cas du marché du travail, le nombre d'heures que les individus souhaitent travailler est &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/10/le-salaire-t-il-vraiment-un-impact-sur.html"&gt;peu sensible au salaire&lt;/a&gt;. En revanche, les employeurs sont sensibles au coût du travail (&lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15790"&gt;dans l'estimation la plus basse que j'ai pu trouver&lt;/a&gt;, les employeurs réagissent trois fois plus aux variations de salaire que les travailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, on a toutes les raisons de croire qu'une augmentation des cotisations patronales (ou des cotisations salariales, ça revient strictement au même) pénalisera... les salariés !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8127926470646959674?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8127926470646959674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/pierre-khalfa-na-rien-compris-au.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8127926470646959674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8127926470646959674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/04/pierre-khalfa-na-rien-compris-au.html' title='Pierre Khalfa n&apos;a rien compris au principe de l&apos;incidence fiscale'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3293615958946392962</id><published>2010-03-29T06:00:00.001+02:00</published><updated>2010-03-29T06:00:00.279+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du genre'/><title type='text'>De l’oisiveté des hommes en Ouganda</title><content type='html'>Suite au film « le Dernier Roi d’Ecosse », les yeux du monde se sont focalisés sur ce pays de la région des grands lacs, l’Ouganda. Mais si Idi Amin Dada fascine, le quotidien des ougandais ennuie et disparait bien vite des unes des journaux occidentaux. Et pourtant, la guerre civile, qui oppose armée rebelle du Nord (de son nom Armée de résistance du Seigneur ou LRA pour Lord's Resistance Army) à l’armée gouvernementale, fit rage entre 1988 et 2006. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme bien souvent en Afrique le peuple paie au prix fort ces combats et pressions incessantes, ce qui l’amène à fuir et à se regrouper dans des camps. Oubliez les camps de réfugiés que vous avez pu apercevoir au 20h ou dans je ne sais quel film. Il s’agit ici de pseudo villages très denses « protégés » par l’armée gouvernementale où les individus vivent parfois jusqu’à 10 ans. Une communauté s’y crée et une « vie » s’y organise… et les problématiques économiques s’y développent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’article de Kim Lehrer traite de l’incidence de ces camps sur l’offre de travail des femmes et des hommes. Le fil conducteur est le suivant : les attaques aléatoires et brutales de la LRA effraient le peuple et l’amènent à se regrouper dans des camps ; ceci mène à la création d’une communauté au sein du camp qui y développe ses propres normes sociales régissant le comportement de chacun ; ces nouvelles normes sociales affectent alors les opportunités et comportements des membres du camp et notamment leur décision de participer au marché du travail. Or la réaction au conflit et les nouvelles normes développées par cette nouvelle communauté diffèrent selon le sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Observant 32 camps et 885 ménages, Kim Lehrer conclut que plus le camp est ancien, moins les hommes participent au marché du travail : une augmentation d’un pourcent de l’âge du camp diminue de 3% la probabilité de travailler pour un homme. Il s’y développerait donc une oisiveté généralisée chez les hommes du camp. Ceci peut être expliqué par deux faits complémentaires : d’une part, du fait de la diminution des incitations à travailler puisque l’aide humanitaire répond aux besoins fondamentaux du ménage, tâche traditionnellement dévolue à l’homme ; et d’autre part car la création de bars, d’endroits pour regarder la télévision et le sport augmentent les incitations à ne pas travailler pour les hommes. A contrario, les activités traditionnellement octroyées aux femmes ne sont pas influencées par le conflit et la création de camp. En outre, les lieux de socialisation au sein du camp ne sont pas ouverts aux femmes. Ainsi, la vie en camp n’affecte pas leur décision de participer au marché du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet article Kim Lehrer confirme l’importance des normes sociales dans le processus de décision et notamment pour l’offre de travail. En effet, moins il y a d’hommes sur le marché du travail plus la probabilité de participer au marché du travail pour un homme est faible… Il se dessine donc un effet de pair d’autant plus important que la communauté vie ensemble depuis longtemps et dans la promiscuité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article s’ajoute aux débats de l’économie du développement sur les effets pervers de l’assistanat (même si celui-ci est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;indispensable&lt;/span&gt; dans les premiers temps) et confirme l’idée d’Easterly selon laquelle pour faire du développement les économistes doivent avant tout travailler sur les incitations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3293615958946392962?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3293615958946392962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/de-loisivete-des-hommes-en-ouganda.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3293615958946392962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3293615958946392962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/de-loisivete-des-hommes-en-ouganda.html' title='De l’oisiveté des hommes en Ouganda'/><author><name>Gaëlle</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05337953010751397449</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4484181380113750082</id><published>2010-03-25T06:00:00.004+01:00</published><updated>2011-08-29T08:36:20.098+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de la famille'/><title type='text'>Les ordinateurs sont-ils bons pour les enfants ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;Suite à une politique menée en Roumanie visant à rendre les ordinateurs accessibles aux familles les plus pauvres, des chercheurs ont montré que les ordinateurs ont à la fois des effets positifs et des effets négatifs sur les enfants.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un double langage dans le débat public autour des ordinateurs. D'un côté, on s'émeut que les pays en développement et les familles pauvres de manière générale ont un taux d'équipement en ordinateurs qui est faible, ce qui est assez pénalisant dans le monde actuel. D'un autre côté, on s'inquiète des effets de l'ordinateur sur les enfants en invoquant des conséquences possibles qui vont de l'isolement social jusqu'aux troubles comportementaux (souvenez-vous des polémiques autour des jeux violents comme GTA), en passant par "l'abrutissement".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, on va pouvoir en savoir un peu plus. Le ministère de l'éducation roumain a lancé en 2008 un programme attribuant 35000 subventions de 200€ aux familles les plus pauvres pour l'achat d'un ordinateur. Grâce à la magie de l'économétrie, on peut, en comparant les familles qui étaient de part et d'autre du seuil de revenu limite pour obtenir la subvention, estimer l'impact des ordinateurs sur les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des résultats en classe qui baissent et un effet ambigu sur le capital humain&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première chose qu'on a envie de regarder est l'effet de l'ordinateur sur les notes en classe. Malheureusement, il se trouve que les notes des enfants qui ont obtenu un ordinateur chutent en math, en roumain et en anglais. Il semblerait que ce phénomène soit dû à un effet de substitution dans l'usage du temps : l'enfant préfère jouer aux jeux vidéo plutôt que de faire ses devoirs ou lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, l'ordinateur a un effet positif important sur les compétences de l'élève en informatique (pas très étonnant). Cet élément est important car &lt;a href="http://www.jstor.org/stable/2118494"&gt;certaines études&lt;/a&gt; suggèrent que la maîtrise de l'outil informatique peut accroître substantiellement le salaire futur sur le marché du travail. De plus, certains éléments laissent penser que l'ordinateur accroît les capacités cognitives des élèves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, l'ordinateur a à la fois des effets positifs et des effets négatifs. Impossible de départager les "pro-ordinateurs" et les "anti-ordinateurs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'importance de l'encadrement des parents&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, un détail extrêmement important ressort de l'étude : il est probable que le fait pour les parents d'imposer des règles sur l'usage de l'ordinateur réduit substantiellement les effets négatifs sans affecter les effets positifs ! Malheureusement, impossible à partir des données de savoir quels types de règles sont efficaces, ni s'il s'agit &lt;a href="http://blogperso.univ-rennes1.fr/arthur.charpentier/index.php/post/2009/08/28/Causalit%C3%A9-et-corr%C3%A9lation,-Cum-hoc-ergo-propter-hoc"&gt;d'une simple corrélation ou d'une vraie causalité&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs commentent &lt;i&gt;"Encourager les enfants à faire leurs devoirs est probablement plus efficace que de restreindre l'utilisation de l'ordinateur.".&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;Home Computer Use and the Development of Human Capital &lt;br /&gt;Ofer Malamud&lt;br /&gt;Cristian Pop-Eleches&lt;br /&gt;Working Paper 15814&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15814 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4484181380113750082?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4484181380113750082/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/les-ordinateurs-sont-ils-bons-pour-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4484181380113750082'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4484181380113750082'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/les-ordinateurs-sont-ils-bons-pour-les.html' title='Les ordinateurs sont-ils bons pour les enfants ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3929765372806274363</id><published>2010-03-21T06:00:00.001+01:00</published><updated>2010-04-09T07:16:59.584+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>L'évolution de la pauvreté en Afrique : vous allez être surpris !</title><content type='html'>&lt;b&gt;Que pensez-vous savoir sur l'évolution de la pauvreté en Afrique ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Arial; font-size: small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 13px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Idée reçue&lt;/b&gt; : La pauvreté ne recule pas en Afrique, elle stagne voire continue à augmenter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La réalité&lt;/b&gt; : Depuis 1995, la pauvreté chute en Afrique comme le montre le graphique suivant, qui représente la proportion de personnes qui vivent avec moins de 1$ par jour :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tS6DfTUxI/AAAAAAAAAB8/n0EUjx48cXA/s1600-h/poverty+africa.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tS6DfTUxI/AAAAAAAAAB8/n0EUjx48cXA/s320/poverty+africa.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le constat vaut également si on prend un seuil de 2$/jour au lieu de 1$. Si la pauvreté continue à chuter à cette allure, l'objectif du millénaire de diviser la pauvreté par 2 par rapport à son taux de 1990 sera atteint en 2017. Malheureusement, les auteurs ne disposent pas encore des données permettant d'estimer l'impact de la récession de 2008-2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Idée reçue&lt;/b&gt; : La croissance en Afrique ne profite qu'aux élites. Les chiffres de la croissance masquent une explosion des inégalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La réalité&lt;/b&gt; : Le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coefficient_de_Gini"&gt;coefficient de Gini&lt;/a&gt; est une mesure classique des inégalités. Lorsqu'il est égal à 1, une seule personne possède la totalité des richesses. Lorsqu'il est égal à 0, tout le monde possède la même part des richesses. Regardons son évolution :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tWQrAAd2I/AAAAAAAAACE/V_TfpD0H0qg/s1600-h/Inequality+Africa.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tWQrAAd2I/AAAAAAAAACE/V_TfpD0H0qg/s320/Inequality+Africa.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;On voit que la croissance qui a démarré dans les années 1990 s'est accompagnée d'une réduction et non d'un accroissement des inégalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Idée reçue&lt;/b&gt; : La chute de la pauvreté est due essentiellement à la hausse du prix des matières premières, ce qui traduit une dépendance malsaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La réalité&lt;/b&gt; : La tendance est identique dans les pays riches en matières premières et dans les pays pauvres en matières premières :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5ted17s14I/AAAAAAAAACM/1FGfbrUaYv8/s1600-h/Poverty+by+mineral.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="136" src="http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5ted17s14I/AAAAAAAAACM/1FGfbrUaYv8/s400/Poverty+by+mineral.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Idée reçue : L'Afrique porte encore le poids de son histoire : &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/06/leffet-ambigu-de-la-geographie-sur-le.html"&gt;les pays qui ont connu l'esclavage subissent une pauvreté persistante&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalité : Bien que les pays ayant relativement échappé à l'esclavage sont en avance sur le plan économique, les pays ayant subi l'esclavage voient leur taux de pauvreté diminuer plus vite :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tgoDx4WdI/AAAAAAAAACU/vSraYESLw24/s1600-h/HighSlave+LowSlave.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="135" src="http://2.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tgoDx4WdI/AAAAAAAAACU/vSraYESLw24/s400/HighSlave+LowSlave.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion des auteurs de l'étude :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Notre principale conclusion est que la pauvreté chute en Afrique et ce, beaucoup plus rapidement que ce qu'on pourrait penser. La croissance de la période 1995-2006, loin d'avoir été captée uniquement par les élites, a répandu ses fruits de telle sorte que les inégalités dans toute l'Afrique ainsi qu'au sein de chaque pays a diminué. En particulier, la vitesse à laquelle la pauvreté diminue suggère qu'elle va atteindre à temps l'objectif du millénaire de réduction de moitié de la pauvreté par rapport à 1990 (ou au pire, avec quelques années de retard). [...] On trouve également que la chute de la pauvreté en Afrique est remarquablement générale : elle ne peut pas s'expliquer par les performances d'un seul pays ou groupe de pays qui bénéficierait d'un avantage géographique ou historique."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;ref :&lt;br /&gt;Xavier Sala-i-Martin; Maxim Pinkovskiy, 2010.&lt;br /&gt;"&lt;b&gt;&lt;a href="http://ideas.repec.org/p/nbr/nberwo/15775.html"&gt;African Poverty is Falling...Much Faster than You Think!&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;,"&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ideas.repec.org/s/nbr/nberwo.html"&gt;NBER Working Papers&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;15775, National Bureau of Economic Research, Inc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3929765372806274363?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3929765372806274363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/levolution-de-la-pauvrete-en-afrique.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3929765372806274363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3929765372806274363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/levolution-de-la-pauvrete-en-afrique.html' title='L&apos;évolution de la pauvreté en Afrique : vous allez être surpris !'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_r2ny9WJifF4/S5tS6DfTUxI/AAAAAAAAAB8/n0EUjx48cXA/s72-c/poverty+africa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-595952550394814130</id><published>2010-03-17T06:00:00.004+01:00</published><updated>2010-03-17T06:00:01.301+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie comportementale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Quel est le point commun entre mes étudiants et les agriculteurs du Kenya ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;Les agriculteurs kényans semblent souffrir du même problème de planification que les étudiants : la procrastination, ou la tendance pathologique à toujours remettre au lendemain. Comprendre ce problème permet de mettre en place des politiques d'aides beaucoup plus efficaces.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Des expériences menées en Afrique ont montré que les rendements de l'agriculture augmentent énormément lorsque l'on utilise davantage d'engrais. Les économistes sont donc en face d'un problème auquel l'intuition peine à trouver une réponse claire : si les agriculteurs peuvent accroître leurs profits en utilisant plus d'engrais, pourquoi ne le font-ils pas ? On peut avancer plusieurs hypothèses : peut-être que les agriculteurs ne sont pas correctement informés des bénéfices associés à l'usage d'engrais, peut-être que les conditions réelles des cultures diffèrent des conditions expérimentales et que les bénéfices de l'usage d'engrais sont surestimés, peut-être que les agriculteurs n'ont pas les connaissances et l'expérience nécessaires pour utiliser de manière optimale les engrais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15131"&gt;Esther Duflo, Michael Kremer et Jonathan Robinson&lt;/a&gt; avancent une nouvelle hypothèse : peut-être que les agriculteurs souffrent du plus vieux problème de planification qui soit : la procrastination ou le fait de toujours remettre au lendemain l'exécution d'une tâche qu'on n'a pas envie de faire. Ici, les auteurs expliquent que les agriculteurs ont tendance à remettre au lendemain le trajet jusqu'au magasin pour aller acheter l'engrais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette hypothèse est audacieuse mais a d'importantes implications en matière de politiques économiques. Si elle est vraie, une politique de subventions intensives sera probablement inefficace : les fermiers "rationnels" vont utilisent une trop grande quantité d'engrais et les fermiers "irrationnels" ne seront probablement pas affectés car on ne traite pas à la racine le problème comportemental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée est confortée par l'expérience qui a été menée par nos chercheurs. Ils ont distribué des bons de réduction pour de l'engrais mais à validité limitée dans le temps (10 jours). Le fait d'introduire cette "deadline" artificielle pour acheter de l'engrais pousse les agriculteurs ayant tendance à cesser de repousser indéfiniment l'achat d'engrais. La probabilité qu'un agriculteur achète de l'engrais augmente alors d'environ 50% tandis que de "simples" subventions n'ont qu'un impact comportemental très limité (en plus d'être particulièrement coûteuses dans des pays où les gouvernements n'ont pas des budgets illimités).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Budging Farmers to Use Fertilizer: Theory and Experimental Evidence from Kenya&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Esther Duflo&lt;br /&gt;Michael Kremer&lt;br /&gt;Jonathan Robinson&lt;br /&gt;Working Paper 15131&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15131&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-595952550394814130?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/595952550394814130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/quel-est-le-point-commun-entre-mes.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/595952550394814130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/595952550394814130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/quel-est-le-point-commun-entre-mes.html' title='Quel est le point commun entre mes étudiants et les agriculteurs du Kenya ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1775340420286797044</id><published>2010-03-15T09:15:00.002+01:00</published><updated>2010-05-04T10:18:11.726+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Coups de gueule'/><title type='text'>Les entreprises peuvent faire taire la science</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;Via le blog &lt;a href="http://economiclogic.blogspot.com/2010/03/libel-suits-prevent-publication-of.html"&gt;Economic Logic&lt;/a&gt;, j'ai eu vent de &lt;a href="http://business.timesonline.co.uk/tol/business/law/article7057745.ece"&gt;cet article dans le Times&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui explique comment &lt;a href="http://www.nemesysco.com/"&gt;une firme israélienne&lt;/a&gt; spécialisée dans la détection de mensonges par l'analyse de la voix a réussi à obtenir le retrait d'un article de recherche. &lt;a href="http://www.cs.columbia.edu/~julia/papers/eriksson&amp;amp;lacerda07.pdf"&gt;Cet article&lt;/a&gt;, qui avait été accepté pour publication (et qui a donc été évalué par les pairs), remettait fortement en question la fiabilité de ce procédé. Néanmoins, grâce aux lois anglaises sur la diffamation, la firme a menacé d'un procès et la revue scientifique s'est empressée de supprimer l'article. Un scandale qui fait honte au système judiciaire anglais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;Sur le blog où j'ai découvert cet article, l'auteur commente : &lt;i&gt;"Imaginez si les économistes pouvaient être poursuivis lorsqu'ils disent que la politique monétaire est défectueuse, que la politique d'immigration n'est pas optimale ou que Microsoft se comporte en monopole. Ou encore lorsque les sociologues écrivent que la scientologie est une secte."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1775340420286797044?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1775340420286797044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/les-entreprises-peuvent-faire-taire-la.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1775340420286797044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1775340420286797044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/les-entreprises-peuvent-faire-taire-la.html' title='Les entreprises peuvent faire taire la science'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6900341331440551355</id><published>2010-03-13T06:00:00.008+01:00</published><updated>2010-03-13T09:30:26.764+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><title type='text'>L'économie est contre-intuitive : l'emploi public crée du chômage</title><content type='html'>&lt;b&gt;Le travail théorique et empirique de cinq spécialistes du marché du travail aboutit à cette conclusion qui choque l'intuition : recruter des fonctionnaires accroît le chômage.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la science économique ne servait qu'à montrer des choses parfaitement intuitives, alors elle ne servirait à rien. C'est pour ça que je râle régulièrement contre ceux qui dénoncent l'économie orthodoxe au nom du "bon sens". On ne fait malheureusement pas de la science avec du bon sens, mais avec des modèles et des statistiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La théorie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Sur le plan comptable, [...] toute chose égale par ailleurs, une hausse de l'emploi public diminue [...] le volume du chômage. Mais une hausse de l'emploi public peut aussi avoir des effets d'éviction sur l'emploi privé."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;L'erreur à ne pas commettre consiste à s'imaginer que les individus ne réagissent pas aux politiques publiques mises en place et continuent à faire comme s'il ne s'était rien passé. Que peut-il se passer lorsque l'on créé des emplois publics ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, si les conditions de travail et les salaires sont meilleurs dans le public que dans le privé, les créations d'emplois dans le public vont se traduire par des destructions d'emplois dans le privé. A moyen ou long terme, les travailleurs vont passer du secteur privé au secteur public. Ce mécanisme pousse les salaires à la hausse dans le secteur privé à cause de la raréfaction du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il faut se poser la question de savoir si la production du secteur public est complémentaire ou substituable à celle du secteur privé. Lorsque l'Etat produit des biens qui améliorent l'efficacité du secteur privé : infrastructures de transport, justice (pour assurer le respect des contrats par exemple), police... ceci va plutôt booster l'emploi dans le secteur privé. En revanche, si l'Etat produit des biens qui font concurrence à ceux du secteur privé, comme les hôpitaux ou l'éducation dans les pays où les écoles privées sont très développées, on peut s'attendre à l'effet inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cherchant bien, on peut trouver d'autres canaux par lesquels un effet de l'emploi public peut s'exercer sur l'emploi privé, notamment via le mode de financement ou la participation au marché du travail, mais je les laisse de côté, car les chercheurs ont peu de preuves empiriques sur ces éléments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les statistiques&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chercheurs analysent l'effet de l'emploi public sur le taux de chômage à partir de données sur 17 pays de l'OCDE de 1960 à 2000. Cette estimation est un peu compliquée à mettre en oeuvre car il est possible que l'emploi public augmente en réponse à un accroissement du chômage, ce qui peut biaiser les résultats. Grâce à notre fidèle technique statistique des variables instrumentales, on peut corriger ce biais. Quel résultat obtient-on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moyenne, la création de 100 emplois publics détruit 150 emplois privés et accroît donc le chômage. L'effet est particulièrement fort dans les pays où les rentes dans le secteur public sont élevées et lorsque la corruption est importante, ce qui suggère que les travailleurs les plus productifs sont effectivement attirés vers le secteur public quand on y offre de bons salaires. De même, l'effet est plus fort lorsque les biens produits par le secteur public peuvent concurrencer ceux du secteur privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On arrive donc à cette conclusion incroyable : l'emploi public créé du chômage. Que doit-on en penser ? Il faut tout d'abord noter que cela ne signifie pas qu'il faille virer des fonctionnaires pour résorber le chômage. La valeur d'un emploi public se mesure à la valeur de ce que cet emploi produit pour la société et non pas à son impact sur le chômage. On ne peut donc rien en déduire sur l'éternelle question "Faut-il plus ou moins de fonctionnaires ?", qui n'appelle de toutes façons pas de réponse tranchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux seules choses que l'on peut en tirer est que 1) l'accroissement du nombre d'emplois publics est une mauvaise stratégie pour lutter contre le chômage et 2) le chômage n'est pas une simple question de comptabilité entre stock d'emplois et nombre de travailleurs. En particulier, cette analyse montre &lt;b&gt;qu'il est très dangeureux de vouloir analyser le chômage comme une pénurie d'offres d'emplois&lt;/b&gt;. Il faut au contraire essayer de comprendre pourquoi les entreprises refusent d'embaucher certains types de travailleurs aux niveaux de salaire qui se pratiquent sur le marché, ce qui appelle une analyse plus microéconomique que macroéconomique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Public Employment and Labour Market Performance&lt;br /&gt;Author(s): Yann Algan, Pierre Cahuc, Andre Zylberberg, Jorn-Steffen Pischke, Thierry Verdier&lt;br /&gt;Source: Economic Policy, Vol. 17, No. 34 (Apr., 2002), pp. 9-65&lt;br /&gt;Published by: Blackwell Publishing on behalf of the Centre for Economic Policy Research,&lt;br /&gt;Center for Economic Studies, and the Maison des Sciences de l'Homme&lt;br /&gt;Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1344671&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6900341331440551355?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6900341331440551355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/leconomie-est-contre-intuitive-lemploi.html#comment-form' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6900341331440551355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6900341331440551355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/leconomie-est-contre-intuitive-lemploi.html' title='L&apos;économie est contre-intuitive : l&apos;emploi public crée du chômage'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4480429475350141901</id><published>2010-03-09T06:00:00.002+01:00</published><updated>2010-03-09T08:11:59.703+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du crime'/><title type='text'>Les films violents permettent de lutter contre la violence !</title><content type='html'>&lt;b&gt;L'idée que la violence dans les films est responsable de la violence dans la société ne résiste pas à l'examen des faits comme le montre une étude récente.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été exaspéré par &lt;a href="http://www.programme-tv.net/culture-infos/r5677-ce-soir-ou-jamais/1988915-la-revue-de-presse-du-mardi/"&gt;une émission sur France 3&lt;/a&gt;&amp;nbsp;que j'ai regardé il y a quelque temps. Dans cette émission avait lieu un débat sur la violence à l'école. Sujet fort intéressant. Malheureusement, le débat a été traité typiquement à la française : aucune référence à des faits, des chiffres ou des statistiques. Des grandes idées, jamais confrontées à la réalité. Entre deux théories invérifiables, on peut noter des affirmations fausses ("le diplôme ne protège plus du chômage aujourd'hui"). Bref, tout ce que je déteste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, je me suis amusé à rechercher "violence" sur le site du NBER pour voir un petit peu ce qu'il y avait d'intéressant sur le sujet. Je suis tombé sur une étude au nom alléchant : "&lt;i&gt;Does Movie Violence Increase Violent Crime?&lt;/i&gt;" ou en français : Est-ce que la violence dans les films accroît le nombre de crimes violents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;EDIT : Laurent avait déjà commenté ce papier avant moi. N'hésitez pas à lire son billet &lt;a href="http://expeconomics.blogspot.com/2009/01/limpact-de-la-violence-des-films-sur-la.html"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les individus violents vont voir des films violents&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait assez longtemps qu'on sait que les crimes violents sont, en moyenne, commis plus souvent par des gens qui vont voir des films violents. Comment interpréter cette corrélation ? Certains soutiennent une interprétation causale : la violence dans les films cause la violence réelle. D'autres personnes affirment au contraire que les individus violents vont plus souvent voir des films violents et que, du coup, l'interdiction de la violence au cinéma n'aurait aucun impact sur le taux de crimes violents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui croire ? &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w13718"&gt;Gordon Dahl et Stefano DellaVigna&lt;/a&gt; ont eu l'idée de comparer le niveau de violence dans les blockbuster du cinéma et le nombre de crimes violents le premier week-end après la sortie du film (là où le nombre d'entrées est le plus élevé pour le film en question).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que trouve-t-on ? Eh bien, bizarrement, plus les films sont violents, moins on a de crimes violents ! Pour chaque million de personnes allant voir un film violent au cinéma, le nombre de crimes violents diminue de 1 à 2%, ce qui représente au total environ 1000 agressions évitées chaque week-end (l'étude a été faite sur données américaines). On trouve le même genre de résultat lorsqu'on utilise la date de sortie du DVD ou de la VHS (les données vont de 1995 à 2004). Comment expliquer ce résultat étrange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Il veut mieux aller voir un film violent qu'aller picoler dans un bar&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En explorant les données, les auteurs découvrent que les individus qui vont voir les films violents semblent plus souvent appartenir aux groupes qui sont le plus susceptibles de commettre des crimes violents (notamment les hommes jeunes). D'autre part, l'impact des films violents réduit beaucoup plus le nombre de crimes et délits liés à l'alcool ou à la drogue (ivresse publique par exemple).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interprétation que les chercheurs suggèrent est que les individus violents vont plus souvent voir des films violents que les autres. De ce fait, étant au cinéma, ils ne peuvent être en même temps en train d'agresser quelqu'un (les agressions au cinéma sont rares). Mieux : étant au cinéma, ils ne sont pas en train de picoler. Or l'alcool est beaucoup plus susceptible de générer de la violence que... les films violents !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit donc bien que quand on étudie les causes d'un phénomène, il ne suffit pas d'avancer une histoire plausible, il faut confronter cette histoire à la réalité et aux données statistiques. Donc quand un mec balance avec un ton assuré "La violence à l'école, c'est à cause des inégalités." sans avancer la moindre preuve, on est plus dans la masturbation intellectuelle que dans un débat qui va nous permettre d'avancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4480429475350141901?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4480429475350141901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/les-films-violents-permettent-de-lutter.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4480429475350141901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4480429475350141901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/les-films-violents-permettent-de-lutter.html' title='Les films violents permettent de lutter contre la violence !'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4276095808354802764</id><published>2010-03-05T06:00:00.006+01:00</published><updated>2010-04-08T09:38:05.467+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Choix social'/><title type='text'>Que faire quand le Titanic coule ou quatre approches de la justice sociale</title><content type='html'>&lt;b&gt;Pour comprendre les tensions entre les différentes conceptions de la justice, Hervé Moulin propose quatre principes de justice qui sont malheureusement souvent incompatibles.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, je donne un TD d'économie normative à sciences po.&amp;nbsp;Une partie du cours est consacrée à l'étude des principes de la justice sociale. On réfléchit aux propriétés que doit avoir une situation "juste" ou une répartition "juste" des richesses.&amp;nbsp;Malheureusement, ça devient vite une jungle dans laquelle on finit par se perdre entre les différents axiomes et les différents théorèmes. Néanmoins, Hervé Moulin est parvenu, &lt;a href="http://books.google.com/books?id=qQXtEnb2B2cC&amp;amp;dq=herv%C3%A9+moulin+fair+division+collective+welfare&amp;amp;printsec=frontcover&amp;amp;source=bn&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ei=z6l9S5z-JIrp4gaiovDNBA&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=book_result&amp;amp;ct=result&amp;amp;resnum=4&amp;amp;ved=0CBwQ6AEwAw#v=onepage&amp;amp;q=&amp;amp;f=false"&gt;dans cet ouvrage&lt;/a&gt;, à résumer les problèmes de justice distributive (comment répartir des richesses limitées entre différents individus) autour de quatre principes très simples à comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La fable de la flûte et des quatre enfants&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une histoire, attribuée à Platon, met en scène quatre enfants et une flûte. La question est : à quel enfant doit-on donner la flûte ?&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le premier enfant est celui des quatre qui a le moins de jouets. On devrait lui donner la flûte au nom du principe de &lt;i&gt;compensation&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: il faut concentrer ses efforts pour améliorer la situation des plus mal lotis.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le deuxième enfant a travaillé dur pour réparer et nettoyer la flûte. On devrait lui donner au nom du principe de &lt;i&gt;récompense&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: les richesses doivent être distribuées en fonction du mérite de chacun.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le père du troisième enfant est celui à qui appartenait la flûte. Il semble donc légitime de transmettre la flûte à son fils. Ce principe obéit à des &lt;i&gt;droits exogènes&lt;/i&gt;. D'après ce principe, ce sont les statuts des individus qui déterminent qui doit recevoir quoi, indépendamment du problème concret qui nous occupe.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le quatrième enfant est flutiste. Si tout le monde apprécie la musique, il devrait recevoir la flûte au nom du principe d'&lt;i&gt;efficience &lt;/i&gt;(traduction très imparfaite de &lt;i&gt;fitness&lt;/i&gt;&amp;nbsp;en anglais) car c'est lui qui en joue le mieux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le Titanic&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Imaginons maintenant une situation ou un bateau est en train de couler (au hasard le Titanic). Bien évidemment, il n'y a pas assez de canots de sauvetage, sinon c'est pas drôle (et Leonardo Di Caprio ne serait pas mort à la fin du film et celui-ci n'aurait peut-être pas fait autant d'entrées.). Là, on se retrouve face à un problème de justice distributive : qui doit-on sauver ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette situation, le principe de récompense suggère que l'on ne laisse aucune place aux individus qui sont responsables de la catastrophe. Au contraire, le principe d'efficience nous dit qu'on devrait prendre l'équipage sur les canots pour profiter de leurs compétences en navigation. Si on suit le principe de compensation, on devrait d'abord sauver les gens les plus faibles et laisser les plus forts tenter leur chance à la nage pour limiter la dispersion des chances de survie (bon ok, dans le cas du Titanic, le bateau était assez loin des côtes, mais admettons). Le principe de droits exogènes peut s'interpréter de plusieurs manières : soit on considère que chacun doit avoir les mêmes chances que tous les autres d'obtenir une place sur un canot (et donc on devrait tirer au hasard les gens qui seront sauvés), soit on considère que la priorité doit être donnée aux gens les plus "importants" : les scientifiques, les politiciens, les sportifs de haut niveau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Qui doit-on soigner en premier ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons que, pendant une guerre, le nombre de blessés soit tellement élevé que les services médicaux sont dépassés. Dans ce cas, il faut choisir qui soigner et qui laisser mourir. Que faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe de compensation nous dit qu'il faut se concentrer sur les soldats les plus grièvement blessés. Le principe de récompense donne la priorité aux soldats les plus courageux, ceux qui se sont "bien battus". Le principe de droit exogène nous dit soit qu'il faut donner la priorité aux plus hauts gradés, soit qu'il faut être parfaitement égalitaire (et sélectionner au hasard ceux qui auront le droit d'être soignés). Le principe d'efficience commande de soigner ceux qui ont le plus de chances de récupérer de leurs blessures et qui seront le plus à même de retourner se battre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Applications à l'économie : immigration et admissions dans l'enseignement supérieur&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, ces principes n'ont pas vocation à être appliqués uniquement à des scénarios qu'on rencontre plus souvent dans les films que dans la vraie vie. Ils permettent également d'expliquer certaines divergences politiques sur des sujets d'actualité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le thème de l'immigration, les politiciens divergent sur l'idée de savoir qui on doit admettre sur notre territoire. D'après le principe de droits exogènes, on devrait soit mettre tout le monde sur un pied d'égalité et tirer au hasard ceux qui ont le droit d'entrer, soit choisir sur la base de caractéristiques ethniques ou culturelles (rappelons que certains s'opposent à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne à cause des différences culturelles). Le principe de compensation donne la priorité aux réfugiés politiques et à ceux qui viennent de pays très pauvres. Le principe d'efficience suggère que l'on fasse entrer ceux qui profiteront le plus au pays (est-ce que le concept d'immigration choisie vous dit quelque chose ?). Le principe de récompense est plus délicat à interpréter dans cette situation. On pourrait penser qu'on devrait accepter ceux qui ont soutenu politiquement le pays d'arrivée (par exemple, les américains pourraient refuser d'accepter les français sur leur territoire à cause de leur attitude durant la guerre en Irak) ou qui ont dirigé de nombreux investissements à destination de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinons maintenant la question de savoir qui admettre dans les formations les plus prestigieuses. Par exemple, le principe de compensation va dans le sens de certaines expériences récentes qui ont poussé des étudiants issus de lycées et de milieux plutôt désavantagés à intégrer des prépas prestigieuses. Le principe de droit exogène reflète plutôt le cas de l'université : tous ceux qui ont leur bac ont le droit de rentrer en première année. Le principe de récompense devrait favoriser l'admission de ceux qui ont travaillé dur par le passé. Le principe d'efficience suggère au contraire qu'il faut intégrer les étudiants qui profiteront le plus de la formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que beaucoup d'entre vous ont eu le même sentiment que moi : selon la situation examinée, les principes qui correspondent le mieux à notre intuition de ce qu'est la justice ne sont pas les mêmes. Le problème est que, bien évidemment, ces principes sont souvent incompatibles entre eux. De ce fait, la quête d'une conception universelle de la justice est nécessairement vouée à l'échec, et ça se démontre mathématiquement : beaucoup de théorèmes ont pour vocation de démontrer que deux axiomes de justice tout à fait acceptables ne peuvent pas être vérifiés simultanément dans toutes les situations. On est donc condamné à avoir une part de subjectivité dans l'appréciation de ce qui est juste ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, cela n'empêche pas qu'il est utile de comprendre à quel principe correspond chaque conception de la justice au sein d'un débat. Si deux individus sont en désaccord car ils se réfèrent chacun à un principe de justice différent, alors leurs positions ne seront probablement jamais conciliables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4276095808354802764?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4276095808354802764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/que-faire-quand-le-titanic-coule-ou.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4276095808354802764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4276095808354802764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/que-faire-quand-le-titanic-coule-ou.html' title='Que faire quand le Titanic coule ou quatre approches de la justice sociale'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3145057100343177676</id><published>2010-03-01T06:00:00.002+01:00</published><updated>2010-03-01T06:00:04.645+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Notes de lecture'/><title type='text'>The Undercover Economist</title><content type='html'>&lt;b&gt;Note de lecture du livre &lt;a href="http://www.amazon.fr/Undercover-Economist-Tim-Harford/dp/0349119856/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=english-books&amp;amp;qid=1265982873&amp;amp;sr=8-1"&gt;&lt;i&gt;The Undercover Economist&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Tim Harford.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hasard a voulu que je lise ce livre en pleine période de polémique sur les nouveaux programmes des SES. Il constitue un argument de poids en faveur des nouveaux programmes car il montre qu'il y a quantité de choses intéressantes à raconter sur l'économie en utilisant quelques outils ultra simples de la microéconomie standard : rente de rareté, marchés parfaits, arbitrages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, le livre commence par une approche opposée à celle des manuels classiques. Il explique comment la rareté permet de faire payer les consommateurs plus cher en prenant l'exemple des cafés hors de prix qu'on peut acheter dans un Starbucks sur le chemin du travail. Ceci est prétexte à introduire des concepts comme la rente de rareté ou l'élasticité-prix de la demande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continue sur le même thème en décrivant les stratégies ingénieuses des firmes ayant un pouvoir de marché pour extraire le maximum d'argent des consommateurs : la diversification de l'offre de produits, la discrimination par les prix ou &lt;a href="http://www.optimum-blog.net/post/2009/03/27/Le-Monde-decouvre-le-monde"&gt;l'exploitation des consommateurs qui ont la flemme de comparer les prix&lt;/a&gt;. En prime, on a même droit à quelques conseils (qui font penser à un reportage de M6) pour éviter de se faire arnaquer par les firmes qui ont un pouvoir de marché important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, le livre présente les marchés parfaits en posant la question "Et si personne n'avait de pouvoir de marché ?". Cette présentation permet de bien comprendre que les marchés parfaits sont un point de référence dont il est souhaitable de s'approcher autant que possible et non une description des marchés tels qu'ils sont réellement. En utilisant les marchés parfaits comme référence, l'auteur explique la nature des défaillances de marché courantes (externalités et asymétrie d'information) ainsi que des pistes pour une intervention efficace de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans cette continuité, l'auteur nous fait découvrir les marchés financiers, les problèmes des pays en développement, la théorie des enchères et la mondialisation avec des exemples parlants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En clair, ce livre est comme un manuel de microéconomie, dans lequel on aurait remplacé les mathématiques par de la pédagogie. On se rend compte à quel point il est facile d'expliquer toutes les notions de base de microéconomie si on prend la peine d'illustrer par des exemples de la vie réelle et si on prend le temps d'expliquer à quoi servent les concepts (plutôt que de balancer des équations les unes après les autres) (ceux qui ne sont pas convaincus peuvent aussi lire &lt;a href="http://antisophiste.blogspot.com/2008/03/enseigner-la-microconomie-au-lyce.html"&gt;ce billet&lt;/a&gt;). C'est à mon avis un excellent support pour des cours de SES de Terminale avec le nouveau programme ou pour des cours de 1ère année de fac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, il semblerait que ce livre n'a toujours pas été traduit en français...&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3145057100343177676?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3145057100343177676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/undercover-economist.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3145057100343177676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3145057100343177676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/03/undercover-economist.html' title='The Undercover Economist'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-2464540413966707325</id><published>2010-02-26T11:19:00.001+01:00</published><updated>2010-02-28T16:31:49.700+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><title type='text'>Draguez plus efficacement sur Internet grâce aux statistiques !</title><content type='html'>Améliorez vos chances de rencontre sur internet grâce aux &lt;a href="http://blogperso.univ-rennes1.fr/arthur.charpentier/index.php/post/2010/02/08/Le-billet-de-la-Saint-Valentin"&gt;explications de notre ami Arthur&lt;/a&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-2464540413966707325?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/2464540413966707325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/draguez-plus-efficacement-sur-internet.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2464540413966707325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/2464540413966707325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/draguez-plus-efficacement-sur-internet.html' title='Draguez plus efficacement sur Internet grâce aux statistiques !'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-6547948187721944247</id><published>2010-02-25T06:00:00.005+01:00</published><updated>2010-02-25T17:20:57.720+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;éducation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du personnel'/><title type='text'>Les profs, tous des fainéants...</title><content type='html'>&lt;b&gt;Une étude menée à Chicago montre que les absences des professeurs diminuent substantiellement lorsque ceux-ci ne bénéficient pas de la protection de l'emploi.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait maintenant deux ans que j'enseigne à la fac. Sur le plan pédagogique et intellectuel, c'est un métier fantastique. D'une part on apprend beaucoup lorsqu'on prépare les cours, et d'autre part c'est très stimulant de chercher à innover pour transmettre des connaissances aux étudiants de la façon la moins ennuyeuse et la plus efficace possible. En revanche, quand on regarde les aspects financiers et administratifs, c'est une horreur. Les facs fonctionnent sur un modèle bureaucratique horriblement inefficace : impossible de trouver le bon interlocuteur, des services fermés une demi-journée sur deux, des salaires qui se font attendre, et surtout, je n'ai strictement aucune incitation à faire correctement mon boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que je vienne ou non, que je passe deux heures à préparer le cours ou que j'improvise totalement, que mes étudiants réussissent ou se plantent lamentablement, je suis payé pareil. L'énorme pénurie de chargés de TD dans les facs françaises fait que je trouverai toujours un emploi, mais de toutes façons, ce n'est même pas un problème car personne ne se soucie de ma productivité réelle. Je pourrais être le plus mauvais chargé de TD qui soit et rester sans problème au même poste pendant des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La théorie des incitations...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je suis en train de vous exposer est une problématique très vieille en économie que l'on appelle le problème "principal/agent" décrit en détails et avec beaucoup d'humour &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/08/les-strategies-absurdes.html"&gt;dans ce bouquin&lt;/a&gt;. Un "principal" (ici mon employeur) recrute un "agent" (le chargé de TD) pour mener à bien une tâche (donner des TD). L'agent est plus ou moins efficace selon l'effort qu'il fournit. Un chargé de TD qui prépare minutieusement ses cours aidera plus ses étudiants qu'un chargé de TD qui improvise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit soucis, c'est que le principal ne peut pas observer l'effort de l'agent. Ce dernier a donc tout intérêt à en faire le moins possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour contourner ce problème, le principal peut mettre en place un système de rémunération incitatif : si l'agent est performant, il sera mieux payé que s'il échoue lamentablement. Si la performance (qui, elle, est observable : on peut voir les notes des étudiants selon le chargé de TD) est suffisamment corrélée avec l'effort (inobservable), l'agent sera incité à fournir un niveau d'effort optimal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, les profs qui m'embauchent n'ont aucun intérêt à mettre en place une rémunération incitative. Tout simplement parce que ce ne sont pas eux qui touchent les bénéfices de mon travail ! Que les étudiants réussissent ou non, ils sont payés pareil. C'est la grande malédiction des systèmes éducatifs publics : personne n'a un intérêt particulièrement marqué à ce que les étudiants réussissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;...et son application au monde de l'éducation&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, on pourrait rejeter tout ça au motif que ce n'est "que de la théorie" et que les vaillants professeurs font déjà de leur mieux pour enseigner à ces petits c*** car leur seule motivation est de former les futures générations et non de s'enrichir, ralala ce que les économistes peuvent avoir une vision réductrice du comportement humain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve qu'à Chicago, les conventions collectives dans l'enseignement ont évolué en 2004, permettant aux directeurs d'écoles et aux proviseurs de licencier les enseignants en période probatoire beaucoup plus facilement (avec un simple clic nous dit l'auteur de l'étude). Les enseignants concernés reçoivent donc une incitation assez forte à y mettre un peu du leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Logiquement, si la théorie exposée plus haut est vraie, on devrait observer un accroissement de la productivité des enseignants. Ici, l'auteur choisit de mesurer le nombre moyen d'absences des enseignants qui est un indicateur assez révélateur de leur motivation (j'en sais quelque chose !). Il va donc comparer l'évolution du nombre d'absences des enseignants qui sont passés de l'ancien au nouveau système avec celle des enseignants qui n'ont pas été concernés par ce changement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"Mes résultats suggèrent que la baisse de la sécurité de l'emploi pour les enseignants en période probatoire à Chicago a conduit à une chute de 10 à 20% de l'absentéisme chez les enseignants. Les effets sont plus marqués dans les écoles primaires et dans les lycées défavorisés (essentiellement ceux où la proportion d'Afro-Américains est importante) ainsi que parmi les enseignants ayant une forte probabilité d'être fréquemment absents".&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Il ne s'agit là nullement d'un jugement de valeur à l'égard des enseignants. On découvre simplement que ceux-ci sont comme tous les êtres humains : ils réagissent aux incitations. C'est la leçon que les économistes adorent répéter : il ne faut jamais espérer faire évoluer les choses en comptant uniquement sur la bonne volonté des individus ou sur leur altruisme naturel. Il faut identifier leurs incitations (c'est malheureusement souvent plus dur que ça en a l'air) et éventuellement les altérer pour orienter les comportements. On n'améliorera pas le système éducatif en demandant aux enseignants de travailler plus. On l'améliorera si on les incite à travailler plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien peur que ma propre motivation en tant qu'enseignant ne diminue d'année en année...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref:&lt;br /&gt;The Effect of Employment Protection on Worker Effort: Evidence from Public Schooling&lt;br /&gt;Brian A. Jacob&lt;br /&gt;Working Paper 15655&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15655&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-6547948187721944247?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/6547948187721944247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/les-profs-tous-des-faineants.html#comment-form' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6547948187721944247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/6547948187721944247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/les-profs-tous-des-faineants.html' title='Les profs, tous des fainéants...'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4907530362532983352</id><published>2010-02-21T06:00:00.008+01:00</published><updated>2010-02-21T10:04:12.602+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du développement'/><title type='text'>Le microcrédit est-il la panacée annoncée pour les pays en développement ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.povertyactionlab.com/papers/101_Duflo_Microfinance_Miracle.pdf"&gt;Une expérience aléatoire menée en Inde&lt;/a&gt; semble montrer que le microcrédit incite à l'investissement et à la création d'entreprise mais n'a pas d'impact à court terme sur la qualité de vie des individus.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Voir aussi &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/11/microcredit-miracle-ou-desastre-par-esther-duflo_1290110_3232_1.html"&gt;le résumé d'Esther Duflo&lt;/a&gt; dans Le Monde)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici la conclusion des chercheurs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ces résultats suggèrent que le microcrédit a des effets importants sur les entreprises et la composition des dépenses des ménages. De plus, ces effets diffèrent d'un ménage à l'autre en cohérence avec l'idée qu'un ménage souhaitant démarrer une entreprise doit d'abord s'acquitter d'un coût fixe. Ceux qui possèdent déjà une entreprise utilisent le microcrédit pour étendre leurs activités : les dépenses en biens durables (c.a.d. l'investissement) augmentent. Parmi les ménages qui ne possédaient pas d'entreprise au début du programme, ceux qui avaient une faible chance d'en créer une n'ont pas accru leurs dépenses en biens durables, mais ont accru leurs dépenses en consommation de biens non-durables (la nourriture par exemple), ce qui semble confirmer le fait que ceux-ci utilisent le microcrédit pour rembourser des crédits coûteux ou pour anticiper sur un revenu futur. En revanche, les ménages qui ont une forte probabilité de créer une entreprise réduisent les dépenses en biens non-durables et en particulier les biens de "tentation" comme l'alcool, le tabac, les tickets de lotterie et les repas rapides à l'extérieur, probablement en vue de réaliser un investissement initial encore plus important que ce qu'ils pourraient se permettre simplement avec le prêt. Ca rend assez difficile l'évaluation des impacts à long terme du programme. Par exemple, il est possible qu'à long terme, les individus qui réduisent leur consommation actuelle pour accroître l'investissement deviennent significativement plus riches et accroissent leur consommation future. D'un autre côté, les ménages qui ont augmenté leur consommation au moment du prêt sans créer d'entreprise peuvent s'appauvrir car ils devraient utiliser les revenus futurs pour rembourser, bien qu'il soit également possibles qu'ils profitent simplement du supplément de revenu obtenu en rembourser des crédits trop chers grâce au microcrédit (dans ce cas, ils augmentent leur richesse actuelle et peut-être même leur richesse future).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que le microcrédit parvienne à affecter les dépenses des ménages et aide à démarrer des entreprises (ou à développer une entreprise existante), il semble n'avoir aucun effet sur l'éducation, la santé ou la place des femmes. Bien sûr, à long terme, lorsque les investissements auront (éventuellement) permis un accroissement des dépenses d'un plus grand nombre de ménages, il est possible qu'un tel effet apparaisse. Toutefois, sur le court terme (de 15 à 18 mois), le microcrédit ne semble pas être une recette miracle. Il n'est pas la panacée annoncée par certains, mais permet quand même aux ménages d'emprunter, d'investir, de créer ou de développer des entreprises."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;The miracle of microfinance? Evidence from a randomized evaluation&lt;br /&gt;Abhijit Banerjee, Esther Dufflo, Rachel Glennerster, Cynthia Kinnan&lt;br /&gt;http://www.povertyactionlab.com/papers/101_Duflo_Microfinance_Miracle.pdf&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4907530362532983352?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4907530362532983352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/le-microcredit-est-il-la-panacee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4907530362532983352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4907530362532983352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/le-microcredit-est-il-la-panacee.html' title='Le microcrédit est-il la panacée annoncée pour les pays en développement ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3209808744300763751</id><published>2010-02-17T06:00:00.014+01:00</published><updated>2010-02-17T08:30:34.626+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie comportementale'/><title type='text'>Obama a-t-il gagné parce qu'il est beau-gosse ?</title><content type='html'>&lt;b&gt;D'après 3 chercheurs, la beauté aurait un impact significatif sur le succès électoral d'un candidat.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://dx.doi.org.gate3.inist.fr/10.1016/j.jpubeco.2009.11.002"&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://dx.doi.org.gate3.inist.fr/10.1016/j.jpubeco.2009.11.002"&gt;Berggren, Jordahl et Poutvaara&lt;/a&gt; ont montré environ 1900 photos de politiciens finlandais à une dizaine de milliers d'individus en leur demandant de noter les politiciens sur cinq critères : beauté, compétence, confiance inspirée &lt;i&gt;(trustworthiness)&lt;/i&gt;, amabilité et intelligence. Et ce, à partir des photos uniquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'on trouve de rigolo ? Les femmes notent mieux les politiciens de sexe féminin que ne le font les hommes. Les hommes trouvent en moyenne que les politiciens masculins ont l'air plus compétents et plus intelligents que leurs collègues féminines, mais ils trouvent que les femmes sont plus belles, plus aimables et inspirent plus confiance. Les auteurs signalent l'absence du syndrome de "la blonde conne" : la beauté et l'intelligence sont positivement corrélées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que la beauté aide dans la carrière politique ? Oui ! L'effet est très marqué. Pour schématiser, un candidat qui a un point de plus en beauté sur une échelle de 1 à 5 voit son nombre de voies augmenter d'environ 20%. La beauté semble d'ailleurs compter beaucoup plus pour les politiciennes que pour les politiciens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, d'après vous, Obama a-t-il été aidé par son physique ??&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Niclas Berggren,&lt;br /&gt;Henrik Jordahl,&lt;br /&gt;Panu Poutvaara,&lt;br /&gt;The looks of a winner: Beauty and electoral success&lt;br /&gt;Journal of Public Economics, Volume 94, Issues 1-2, February 2010, Pages 8-15&lt;br /&gt;(http://www.sciencedirect.com/science/article/B6V76-4XNN5CJ-1/2/df71b1e1748f49589e76fb9c904b3cdd)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3209808744300763751?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3209808744300763751/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/obama-t-il-gagne-parce-quil-est-beau.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3209808744300763751'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3209808744300763751'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/obama-t-il-gagne-parce-quil-est-beau.html' title='Obama a-t-il gagné parce qu&apos;il est beau-gosse ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4785928518378785732</id><published>2010-02-15T23:38:00.000+01:00</published><updated>2010-02-15T23:38:52.957+01:00</updated><title type='text'>Nouveau Blog : Sciences économiques et sociales au lycée</title><content type='html'>Un nouveau blog vient d'arriver ! Il s'intitule "Sciences économiques et sociales au lycée" et vous pouvez le visiter &lt;a href="http://economieetsociologie.wordpress.com/"&gt;à cette adresse&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(voir &lt;a href="http://economieetsociologie.wordpress.com/2010/02/13/nouveau-blog-sur-sciences-economiques-et-sociales/"&gt;ici&lt;/a&gt; pour une présentation de l'auteur et du blog).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers textes proposés portent sur les nouveaux programmes de SES et le style est mordant comme je l'aime !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienvenue parmi nous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4785928518378785732?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4785928518378785732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/nouveau-blog-sciences-economiques-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4785928518378785732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4785928518378785732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/nouveau-blog-sciences-economiques-et.html' title='Nouveau Blog : Sciences économiques et sociales au lycée'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1748914817386844319</id><published>2010-02-14T17:18:00.004+01:00</published><updated>2010-02-15T15:35:24.150+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><title type='text'>Gad Elmaleh a raison à propos de la Saint-Valentin</title><content type='html'>D'après &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x8d2nl_gad-el-maleh-st-valentin_fun"&gt;Gad Elmaleh&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Eh les filles, qu'est-ce qu'il se passe avec la Saint-Valentin ? J'ai l'impression que ce jour-là, si on assure pas on va perdre tous les "Miles" qu'on a accumulé depuis le début de l'année."&lt;/blockquote&gt;La Saint-Valentin, c'est un peu ce que les économistes appellent un jeu de signal (&lt;a href="http://www.mafeco.fr/?q=node/210"&gt;Jean-Edouard fait la même analyse à propos des cadeaux de Noël&lt;/a&gt;). Pour schématiser, les mecs se répartissent en deux catégories : les mecs biens, et les mecs nuls. Les filles tendent à préférer les mecs biens aux mecs nuls. Le problème, c'est qu'un mec ne peut pas simplement dire "je suis un mec bien". C'est ce qu'on appelle du &lt;i&gt;"cheap talk"&lt;/i&gt;. N'importe qui, même un mec nul, peut prétendre être un mec bien. Comment s'en sortir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut trouver un signal discriminant. C'est-à-dire une action qui est trop coûteuse à entreprendre pour un mec nul mais abordable pour un mec bien. Par exemple, si les mecs nuls sont les mecs qui n'ont pas l'intention de rester avec leur copine à long terme mais qui leur font croire le contraire, un bon signal peut être un cadeau coûteux. Il est beaucoup trop coûteux pour un mec qui ne compte pas entreprendre une relation à long terme de couvrir sa copine de cadeaux (à quoi bon offrir un bon resto à une fille qu'on va larguer le lendemain ?). Un bon mec peut donc faire savoir qu'il est un bon mec en offrant des beaux cadeaux à sa tendre et douce chérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand est-ce qu'un mec doit envoyer un signal ? Eh bien cela dépend des situations. Après une dispute, un joli cadeau est un moyen de montrer que la dispute n'était pas si grave et qu'on s'aime quand même (un mec nul ne va pas gaspiller de l'argent pour un cadeau s'il compte profiter de la dispute pour claquer définitivement la porte). De manière plus générale, le mec peut "sentir" le bon moment pour envoyer un signal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les signaux ne sont pas gratuits à envoyer car les beaux cadeaux coûtent cher (j'en sais quelque chose ! (Bouh... le radin)). Donc, il faut gérer ça de manière optimale. C'est très beau d'offrir des cadeaux tous les jours, mais la carte bleue va vite virer au vert. Si on laisse gérer le mec, il va faire de son mieux pour gérer son couple (et s'il ne fait pas de son mieux, c'est probablement qu'il vaut mieux que le couple casse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Saint-Valentin oblige tous les mecs à envoyer des signaux à une date précise. Dans certains cas, c'est plutôt pas mal (je pense aux mecs qui "oublient" d'avoir une petite attention de temps en temps pour leur chérie). Néanmoins, la plupart du temps, c'est inutile et ça conduit à un gaspillage de ressources. Lorsque j'ai déjà offert un joli cadeau à ma copine pour son anniversaire et un autre pour Noël, j'ai pas forcément envie de débourser à nouveau de l'argent pour la Saint-Valentin alors que j'ai déjà montré à ma copine que j'étais un mec bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je suis obligé, car si je n'offre pas de cadeau pour la Saint-Valentin, je risque d'envoyer un mauvais signal et ma chérie va venir pleurnicher en me disant "t'es sûr que tu veux pas me quitteeeeeer ???" (oui, la mienne est très sensible, j'imagine que beaucoup d'autres vont plutôt aller râler auprès de leurs meilleures amies "Tu te rends compte, il m'a rien offert le salaud !").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, la Saint-Valentin, en plus de faire chier les célibataires, oblige les hommes à jouer à un jeu de signal inefficient, qui fait certes la joie des fleuristes, mais qui gaspille les ressources de ces pauvres hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, allez j'abandonne la casquette de l'économiste cynique et je redeviens moi-même.&amp;nbsp;Bonne Saint-Valentin à tous les amoureux !!!&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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En exploitant le fait que les juges disposent de très peu d'informations sur les personnes qui sont arrêtées et le fait que ces personnes se voient assigner un juge de façon aléatoire, ils estiment que par rapport à la prison, le bracelet électronique réduit le risque de récidive de 40% environ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne cache pas mon enthousiasme face au succès d'une alternative à la prison étant donné le caractère inhumain de la vie en détention même dans les pays développés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criminal Recidivism After Prison and Electronic Monitoring&lt;br /&gt;Rafael Di Tella&lt;br /&gt;Ernesto Schargrodsky&lt;br /&gt;Working Paper 15602&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15602&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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En effet, au niveau individuel, on peut considérablement réduire le risque associé à un portefeuille en diversifiant les actifs qu'il contient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15611"&gt;cinq chercheurs viennent de soulever l'idée&lt;/a&gt; que ce système puisse être un dilemme du prisonnier. Un &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier"&gt;dilemme du prisonnier&lt;/a&gt; est une situation où la combinaison des meilleures décisions au niveau individuel conduit au pire résultat au niveau collectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils font appel à l'économie des réseaux pour modéliser une situation où les agents tissent des relations de créancier ou de débiteur entre eux. Dans ce système, chaque individu diminue le niveau de risque à son échelle lorsqu'il augmente le nombre de personnes avec qui il est en relation. Emprunter auprès de plusieurs personnes permet de multiplier les sources de crédit et prêter à plusieurs personnes dilue le risque auprès de plusieurs agents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, il existe un seuil à partir duquel l'accroissement de l'interdépendance entre les agents, tout en restant rationnel du point de vue individuel, devient dangeureux au niveau collectif et accroît le risque de crise systémique :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Dans cet article, [...] nous nous focalisons sur les relations créanciers/débiteurs dans un cadre général d'analyse des réseaux de crédit. Nous sommes pessimistes quant aux conséquences de l'interdépendance sur le risque car, lorsque celle-ci augmente et sous des conditions spécifiques, on met en évidence l'émergence d'un arbitrage entre la réduction du risque individuel - grâce au partage du risque - et un accroissement du risque systémique - à cause de la propagation des risques financiers. Plus le nombre de voisins interconnectés est élevé, plus le risque de faillite est faible pour un individu donné, mais plus le risque systémique est élevé et plus la résilience du réseau est faible. En d'autres termes, dans notre étude, la relation entre connectivé et risque systémique n'est pas toujours décroissante comme [dans les recherches précédentes], mais suit une courbe en cloche : le risque décroît avec la connectivité si celle-ci demeure relativement faible mais augmente si elle est trop élevé. En particulier, on trouve que lorsque le degré d'interdépendance dépasse un certain seuil, les crises tendent à être non seulement plus graves mais également plus fréquentes."&lt;/blockquote&gt;C'est un peu inquiétant car les problèmes du type dilemme du prisonnier (surtout lorsque le nombre de participants est élevé) sont particulièrement difficiles à résoudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Liaisons dangereuses:&lt;br /&gt;Increasing Connectivity, Risk Sharing, And Systemic Risk&lt;br /&gt;Stefano Battiston&lt;br /&gt;Domenico Delli Gatti&lt;br /&gt;Mauro Gallegati&lt;br /&gt;Bruce C. Greenwald&lt;br /&gt;Joseph E. Stiglitz&lt;br /&gt;Working Paper 15611&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15611&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-538763036845832837?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/538763036845832837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/la-diversification-financiere-un.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/538763036845832837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/538763036845832837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/la-diversification-financiere-un.html' title='La diversification financière : un dilemme du prisonnier'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7244610960160645464</id><published>2010-02-08T16:17:00.002+01:00</published><updated>2010-02-10T08:13:33.601+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><title type='text'>Crise financière et attaque cardiaque</title><content type='html'>Au sujet de la crise financière, on retrouve très souvent en ce moment l'argument dit du "risque moral", selon lequel les banques ne font pas gaffe lorsqu'elles savent que l'Etat les renflouera en cas de besoin (voir par exemple &lt;a href="http://blog.lefigaro.fr/dugua/2009/09/linstitutionalistation-de-lale.html"&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://lupus1.wordpress.com/2009/10/23/les-banques-et-lalea-moral/"&gt;là&lt;/a&gt;). D'après cet argument, il faut impérativement faire payer aux banques le prix de l'assurance implicite de l'Etat pour éviter qu'elles ne prennent de trop gros risques aux frais du contribuable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet argument fait sens mais &lt;a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1504985"&gt;Ricardo Caballero démonte ce raisonnement de manière assez élégante&lt;/a&gt;. D'après lui, une crise financière, c'est comme une attaque cardiaque. Comparons : les agents concernés peuvent prendre des précautions pour la prévenir (surveiller son alimentation dans le cas d'une attaque cardiaque / limiter les investissements dans les actifs à haut risque dans le cas des banques), mais lorsqu'elle survient, il faut prendre des mesures urgentes (utiliser un défibrilateur / renflouer les banques) pour éviter la catastrophe (mort / faillites bancaires).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appliquons l'argument de l'aléa moral aux attaques cardiaques. Imaginons que l'on installe des défibrilateurs dans tous les lieux publics. De ce fait, on limite les risques de mort des individus subissant des attaques cardiaques. Donc, d'après l'argument du risque moral, les gens vont cesser de surveiller leur alimentation et vont se gaver de hamburgers et de pizzas à tous les repas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu'il veut mettre en avant, c'est qu'il est ridicule de penser que les banques sont motivées dans leurs décisions par les compensations financières offertes par les Etats en cas de crise :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;"A peu d'exceptions près (Fannie et Freddie ?), les institutions financières et les investisseurs pris dans une bulle spéculative sont motivés dans leurs décisions d'investissement par des rendements exorbitants et non par quelques subventions lointaines procurées par le défibrilateur financier."&lt;/i&gt;&lt;/blockquote&gt;Le problème (comme je l'argumente dans mon billet à paraître demain) est plutôt que le risque systémique n'est pas la simple addition des risques individuels et que des incitations perverses sont en jeu. Si toutes les banques minimisent le risque que chacune doit supporter, elles vont diversifier au maximum leurs actifs. Mais ce faisant, elles créent un réseau interbancaire qui rend le système financier dans son ensemble particulièrement sensible au risque systémique car les chocs se propagent plus facilement d'une banque à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque banque aura beau faire de son mieux (sans que leur comportement soit influencé par le fait que l'Etat soit là pour les sauver ou non), le risque de crise financière sera là, et peut même s'aggraver lorsque les banques tentent de réduire leur exposition au risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une raison supplémentaire pour se méfier de l'argument du risque moral bancaire est qu'il a tous les attributs du "prêt-à-penser" : c'est une idée simple, qui semble tout expliquer et qui est moralement très confortable (c'est toujours plus agréable de croire qu'un problème est dû à un ennemi identifiable - les banques - plutôt qu'à un problème complexe de régulation financière).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-7244610960160645464?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/7244610960160645464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/crise-financiere-et-attaque-cardiaque.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7244610960160645464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/7244610960160645464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/crise-financiere-et-attaque-cardiaque.html' title='Crise financière et attaque cardiaque'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-4535033336206012848</id><published>2010-02-05T06:00:00.002+01:00</published><updated>2010-02-10T08:14:00.858+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><title type='text'>Comment arnaquer les investisseurs via les produits dérivés et la titrisation</title><content type='html'>Découvert sur&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.nakedcapitalism.com/2009/12/guest-post-princeton-economist-and-computer-scientists-show-that-derivatives-are-inherently-vulnerable-to-fraud.html"&gt;Naked Capitalism&lt;/a&gt;. Ici, le terme de produit dérivé doit s'entendre au sens financier du terme. Un produit dérivé est un actif qui s'échange sur les marchés financiers et qui offre un paiement (ou non) à son propriétaire en fonction de l'évolution future du cours d'un autre actif. L'idée derrière les produits dérivés est qu'ils permettent à ceux qui les achètent de s'assurer contre divers risque comme la variation du taux de change ou la variation des prix des matières premières : en échange d'une certaine somme, je suis assuré de pouvoir acquérir des devises à un taux de change supérieur ou égale à un seuil défini, ou je peux également être sûr de pouvoir acheter du blé à un prix inférieur à un seuil fixé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En théorie, la présence des actifs dérivés dans l'économie est bénéfique car elle multiplie les possibilités d'assurance et d'échange du risque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Information asymétrique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter DeMarzo a fait un &lt;a href="http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=561581"&gt;joli travail&lt;/a&gt; pour montrer que la titrisation et les actifs dérivés permettent de monter une stratégie qui réduit les coûts de l'asymétrie d'information. L'asymétrie d'information désigne ici le fait que les différents acteurs sur le marché ne disposent pas de la même information sur les actifs. Par exemple, je suis incapable de différencier une créance "pourrie" d'une créance normale. En revanche, il se peut qu'un expert financier soit capable d'identifier la créance pourrie. Cet expert dispose alors d'un avantage sur le marché et peut l'exploiter afin de refourguer les créances pourries à des personnes moins bien informées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée est alors de regrouper les actifs d'une même nature dans un seul actif (c'est ce qu'on appelle la titrisation). Les nouveaux titres ainsi créés regroupent des actifs de plus ou moins bonne qualité. Lorsque les acheteurs ne connaissent pas la qualité des produits, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Market_for_%22Lemons%22"&gt;la théorie d'Akerlof&lt;/a&gt; nous dit que la remise réclamée par les acheteurs pour compenser le risque de tomber sur un actif de mauvaise qualité va évincer les bons actifs du marché et conduit à un mécanisme cumulatif où la qualité diminue de plus en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, grâce aux produits dérivés, le vendeur peut offrir une garantie à l'acheteur. De la même manière que quelqu'un qui vend un ordinateur va vous fournir une garantie pour essayer de prouver qu'il ne vend pas un produit qui va tomber en panne au bout de 15 jours, quelqu'un qui vend un actif peut utiliser un produit dérivé qui garantit un certain paiement si le nombre de défauts sur les créances est inférieur à un certain seuil. Ainsi, comme le paiement final du vendeur dépend négativement du nombre d'actifs pourris, il fournit un bon signal de la qualité des ses actifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Utiliser la complexité des produits pour créer une arnaque indétectable&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que montrent &lt;a href="http://www.cs.princeton.edu/%7Erongge/derivative.pdf"&gt;Arora, Barak, Brunnermeier et Ge&lt;/a&gt;, c'est que dans le cadre de cette stratégie, il est possible d'accroître légèrement le nombre d'actifs pourris lors de la titrisation et de revendre ces &lt;i&gt;pools&lt;/i&gt; d'actifs sans que la supercherie ne soit détectable. Et ce, en jouant sur la complexité des actifs en question :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Nous montrons que les concepteurs de produits financiers peuvent s'appuyer sur la complexité excessive de ces actifs pour camoufler leur information à travers une sélection particulière des actifs à intégrer. Ils peuvent obtenir des profits supplémentaires grâce à cette information cachée, bien plus qu'il ne serait possible dans un cadre purement rationnel. Ceci suggère une révision du consensus sur la capacité des produits dérivés à réduire le coût de l'information asymétrique."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Dans l'article, ils développent une stratégie qui permet d'introduire discrètement des actifs pourris dans un &lt;i&gt;pool&lt;/i&gt; d'actifs. Cette "escroquerie" est théoriquement détectable, mais la théorie de la complexité nous montre que cette détection nécessiterait un temps excessivement long relativement aux capacités de calculs disponibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons que cet article est le fruit d'une collaboration réussie entre deux disciplines : l'économie et les &lt;i&gt;computer sciences &lt;/i&gt;(Renaud, si tu lis cet article, dis-moi comment on traduit ce terme !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4535033336206012848?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4535033336206012848/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/comment-arnaquer-les-investisseurs-via.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4535033336206012848'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4535033336206012848'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/02/comment-arnaquer-les-investisseurs-via.html' title='Comment arnaquer les investisseurs via les produits dérivés et la titrisation'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7800041893081103242</id><published>2010-02-01T06:00:00.004+01:00</published><updated>2010-06-02T16:35:56.932+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sociologie économique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><title type='text'>Valeurs familiales et régulation du marché du travail</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est le titre du &lt;a href="http://www.parisschoolofeconomics.eu/IMG/pdf/AACG.pdf"&gt;papier&lt;/a&gt; que Yann Algan a présenté hier (relativement à la date où j'écris ces lignes, donc c'était lundi 11 janvier) au séminaire travail et microéconomie appliquée. Lorsqu'on voit ça, on ne peut s'empêcher de lever le sourcil gauche. De quoi cela peut-il bien parler ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Algan et ses coauteurs partent d'un constat : l'importance de la régulation du marché du travail varie selon les pays. Pour caricaturer, on a d'un côté les pays nordiques et anglo-saxons qui ont un marché du travail relativement flexible et de l'autre les pays d'Europe continentale qui ont un marché du travail plutôt régulé et rigide.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a un certain consensus parmi les économistes pour affirmer que cette régulation importante se paie par un chômage plus élevé (le débat persiste sur l'aspect quantitatif, mais le consensus est plutôt fort sur l'aspect qualitatif). Mais si c'est le cas, comment expliquer que les individus soient si attachés à cette régulation ? Les modèles traditionnels expliquent que les négociations sont menées essentiellement par les &lt;i&gt;insiders&lt;/i&gt; (ceux qui ont un emploi) au détriment des &lt;i&gt;outsiders &lt;/i&gt;(les chômeurs). Les insiders négocieraient des mesures qui leur sont favorables même si elles pénalisent les chômeurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, cette explication n'est pas cohérente avec les sondages d'opinion. Les chômeurs ne sont pas plus opposés que les travailleurs à la régulation du marché du travail. Il nous faut donc une théorie alternative.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Immobilité des travailleurs et rente de monopsone&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Commençons par rappeler quelques éléments de théorie. Le bon fonctionnement du marché du travail suppose que les travailleurs soient parfaitement mobiles. En effet, pour que les firmes ne puissent pas "exploiter" les salariés, il faut que ceux-ci soient prompts à quitter l'entreprise pour aller chercher une autre offre d'emploi si jamais il ne sont pas payés à hauteur de leur productivité. C'est d'ailleurs cette logique qui me pousse souvent à défendre, durant les repas de famille arrosés, l'idée que l'amélioration des conditions de travail passe plus par un accroissement de la mobilité des salariés plutôt que par l'accroissement des "contraintes" imposées aux employeurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque les travailleurs ne sont pas parfaitement mobiles, les entreprises disposent d'une rente de monopsone ou d'oligopsone. Cela signifie qu'étant donné que les firmes (les acheteuses de travail) sont relativement peu nombreuses par rapport aux travailleurs (les vendeurs de travail), elles peuvent pousser les salaires à la baisse car la concurrence est alors imparfaite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tout ça, c'est bien joli, mais quel rapport avec les valeurs familiales ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Casaniers et aventuriers&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'idée sous-jacente est que l'attachement à la famille explique en partie l'immobilité relative des travailleurs. Ca se conçoit tout à fait : lorsqu'on vous propose une offre d'emploi alléchante dans un autre pays, vous pensez au fait que vous verrez moins souvent votre famille et vos proches de manière générale. Le fait pour un travailleur d'être mobile ou non relèverait d'un arbitrage entre accroître ses chances de trouver un emploi et profiter de sa famille.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ce qui rend l'analyse intéressante, c'est que l'attachement à la famille peut être plus ou moins important selon les cultures (et peut constituer un trait culturel transmissible des parents aux enfants). D'après le &lt;i&gt;World Values Survey&lt;/i&gt;, les individus résidants dans les pays d'Europe méditerranéenne attachent en moyenne plus d'importance à la famille que les pays d'Europe du Nord par exemple. Grâce aux données sur le pays d'origine des individus, on constate effectivement que ce trait semble persister d'une génération à l'autre au sein d'une famille. De plus, l'importance de la famille est négativement corrélée à la mobilité des individus : ceux qui affirment avoir des liens familiaux forts sont en moyenne moins mobiles que les autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Immobilité et demande de régulation&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Là où ça commence à devenir intéressant, c'est lorsqu'on se rend compte que les individus très attachés à leur famille sont aussi ceux qui valorisent le plus la sécurité de l'emploi. Ca paraît tout à fait logique. Lorsque les individus sont plutôt immobiles, les entreprises peuvent exploiter leur pouvoir de marché pour pousser les salaires à la baisse. De ce fait, une politique de salaire minimum protège les salariés contre le pouvoir de marché des firmes et accroît le bien-être général.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, l'attitude des individus par rapport à leur famille influence les politiques publiques : dans un pays où les liens familiaux sont très forts, les individus seront très demandeurs de politiques de protection des salariés. Mais cet effet peut aussi marcher dans l'autre sens. Lorsqu'on vit dans une société où le marché du travail est très flexible, les parents peuvent être poussés à valoriser la mobilité auprès de leurs enfants. A l'inverse, lorsque les salariés sont correctement protégés par des politiques de régulation du travail, les parents n'ont aucune incitation à pousser leurs enfants à partir à l'autre bout du pays pour faire des études ou trouver un emploi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y aurait donc un mécanisme cumulatif avec deux aboutissements possibles : soit une société où la valeur de mobilité prime sur l'attachement et où le marché du travail est relativement libre, soit une société où la famille prime sur la mobilité des individus et où le marché du travail est plutôt régulé. L'idée-clef derrière ce constat est qu'un taux de chômage plus élevé peut très bien être un prix acceptable à payer pour permettre aux individus d'être plus proches de leurs familles. Il faudrait donc juger des politiques de régulation du marché du travail pas seulement par rapport à leurs résultats en terme de taux de chômage mais également par rapport à la mobilité imposée aux individus (et ce, en fonction du "coût" de la mobilité pour les individus concernés).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bien que ces recherches soient relativement criticables sur le plan empirique (on ne sait pas trop ce qu'on mesure à travers les sondages utilisés), on ne peut que se féliciter de voir des éléments de sociologie enfin apparaître dans l'analyse économique, tout particulièrement lorsque ceux-ci remettent en cause les préconisations traditionnelles des économistes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A titre personnel, je pense que cette analyse loupe encore un élément : elle peine à expliquer la schizophrénie du citoyen lorsqu'il réclame une politique de réduction du chômage mais refuse toute dérégulation du marché du travail.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;ref :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Family Values and the Regulation of Labor&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alberto Alesina&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Yann Algan&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pierre Cahuc&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paola Giuliano&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;First Draft: September 2009&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revised: January 2010&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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A votre avis, entre 1970 et 2006 :&lt;div&gt;1) Comment a évolué la pauvreté à l'échelle de la planète ? A-t-elle augmenté ou diminué ? Ou est-ce que cela dépend des régions du monde ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;2) Comment ont évolué les inégalités à l'échelle de la planète ? Ont-elles augmenté ou diminué ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et attention, on ne triche pas ! Je surveille...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-5993031288107861044?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/5993031288107861044/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/interro-ecrite.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5993031288107861044'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5993031288107861044'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/interro-ecrite.html' title='Interro écrite !'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7053649234503580871</id><published>2010-01-28T06:00:00.009+01:00</published><updated>2010-02-10T08:15:09.343+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la pensée économique'/><title type='text'>Néolibéraux, néoclassiques, orthodoxes : un joyeux mélange</title><content type='html'>Beaucoup d'hétérodoxes critiques utilisent ces trois termes de manière interchangeable (et au premier desquels Gilles Raveaud, qui d'un côté &lt;a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/10/15/pauvre-adam-smith/"&gt;chipote sur ce qu'a vraiment dit Adam Smith&lt;/a&gt; mais confond &lt;a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2008/02/26/la-theorie-neo-classique-le-nez-dans-le-yaourt/"&gt;théorie orthodoxe et théorie néoclassique&lt;/a&gt; et au passage qui pense &lt;a href="http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/2009/10/08/economistes-professionnels-le-codice-vous-sonde/"&gt;qu'un économiste orthodoxe ne peut pas être de gauche&lt;/a&gt;). Pourtant, ces concepts désignent des choses très différentes, et il est à mon sens utile de les distinguer pour éviter de mettre tout le monde dans le même sac (et au passage de tirer dans le tas).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le néolibéralisme / l'ultralibéralisme : des concepts flous&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le néolibéralisme et l'ultralibéralisme sont difficiles à définir. L'article d'universalis &lt;a href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/C099108/NEO_LIBERALISME.htm"&gt;entretient joyeusement la confusion avec les théories néo-classiques&lt;/a&gt; et les articles wikipedia &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9olib%C3%A9ralisme"&gt;français&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Neoliberalism"&gt;anglais&lt;/a&gt; se sont pas d'accord sur l'origine exacte. Néanmoins, on retrouve des dénominateurs communs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, dans son sens moderne, il semblerait que ces termes soient essentiellement utilisés dans un sens critique. Peu d'individus se réclament du néolibéralisme (et encore moins de l'ultralibéralisme). Ces termes appartiennent clairement au domaine de l'économie normative (celle qui dit ce qui doit être ou ce qu'il faudrait faire). Ils désignent une conception idéaliste de la société où le libéralisme économique serait appliqué le plus largement possible et la place de l'intervention de l'Etat serait réduite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette définition est floue et ça pose un gros problème : à partir de quand un individu est-il considéré comme "néolibéral" ? Si je critique les politiques mises en place et que je réclame leur retrait, suis-je "néolibéral" ? Et si je prétends que certains marchés devraient être dérégulés et d'autres régulés, où me classe-t-on ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi les économistes académiques, très peu sont néolibéraux (comme l'attestent les sondages dont parlent Alexandre et Stéphane dans &lt;a href="http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100666920"&gt;leur livre&lt;/a&gt;). Et ce pour une raison toute simple : ça fait environ 80 ans qu'on étudie les situations où les marchés ne sont pas naturellement efficients et où une intervention de l'Etat peut améliorer leur efficacité. Tout le domaine dit de l'économie publique est consacré à l'intervention des autorités publiques et c'est l'objet du TD que je donne à l'ENSAE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cause de ce manque de précision et de ce côté "on tire dans le tas et on finira bien par toucher nos ennemis" que je trouve que ces concepts sont inintéressants. C'est trop facile de critiquer les économistes néolibéraux sachant que ça ne recouvre rien de précis et laisse peu de place au débat. Comment contre-argumenter face à une critique de l'économie néolibérale, sachant qu'on ne peut pas identifier ce qui est visé ? Pour ma part, je suis en désaccord avec l'idée que les marchés doivent tous être dérégulés. Pourtant, je prône l'usage des marchés chaque fois que cela est possible et préférable à une intervention coûteuse de l'Etat. Alors, suis-je néolibéral ou pas ? Impossible de caractériser ma position relativement à un concept aussi pauvre. En revanche, j'assume parfaitement ma position d'économiste orthodoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'économie néoclassique : un courant de la fin du XIXème et du début du XXème siècle&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'économie néoclassique désigne un courant de l'analyse économique né sous la plume de Léon Walras, Alfred Marshall, Stanley Jevons, Carl Menger, Arthur Pigou et d'autres auteurs. La "période néoclassique" va grosso modo de 1870 aux années 1930. La théorie néoclassique fut ensuite confrontée avec le keynésianisme avant de former l'économie de la "synthèse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce courant a introduit pas mal de mathématiques dans l'analyse économique et est à l'origine de l'analyse à base d'équilibre des marchés et d'individus parfaitement rationnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'économie néoclassique vit encore aujourd'hui car ses méthodes (optimisation sous contrainte, égalisation offre/demande...) sont encore beaucoup utilisées au sein de l'économie orthodoxe. Plus précisément, l'économie orthodoxe inclut des fondements néoclassiques mais &lt;b&gt;ne se réduit pas à ça&lt;/b&gt;, loin de là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir aussi &lt;a href="http://sandcat.middlebury.edu/econ/repec/mdl/ancoec/0237.pdf"&gt;ce texte très intéressant écrit par un historien de la pensée&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'économie orthodoxe : une méthode avant tout&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'économie orthodoxe désigne l'ensemble des canons de la recherche en économie à une époque donnée. Je précise "à une époque donnée" car ce qui caractérise l'orthodoxie évolue au fil du temps. A l'époque des Trente Glorieuses, l'orthodoxie en macroéconomie était les méthodes de la macroéconomie keynésienne, tandis qu'après les années 1970 ce fut plutôt les méthodes de la nouvelle macroéconomie classique (je schématise).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais insister sur deux choses. Tout d'abord, l'économie orthodoxe désigne une unité de méthode plutôt qu'une unité de pensée. Les économistes orthodoxes ont recours aux mêmes outils mais n'aboutissent pas tous aux mêmes conclusions. Il y a un certain nombre de consensus dans certains domaines (sinon ce serait malheureux) mais l'unité de méthode n'interdit pas du tout le débat sur des questions encore ouvertes (et les débats sont parfois assez vigoureux).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la méthode de l'économie orthodoxe inclut les outils de l'économie néoclassique mais en inclut également beaucoup d'autres. Voici une liste que j'ai essayée de dresser de ce qui caractérise l'économie orthodoxe aujourd'hui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;L'optimisation sous contrainte : L'analyse économique se mène essentiellement en formulant les problèmes sous forme d'un objectif à atteindre avec des contraintes définies. Par exemple, un consommateur cherche à maximiser sa satisfaction en tenant compte de sa contrainte de budget. Une entreprise cherche à maximiser son profit en tenant compte des contraintes technologiques. La grande différence avec l'économie néoclassique, c'est que les économistes aujourd'hui ont peuvent relâcher un grand nombre d'hypothèses, notamment celles du choix rationnel et celle de l'information parfaite. On peut toujours formuler les problèmes sous forme d'optimisation sous contrainte sans supposer que les individus sont parfaitement rationnels, ni qu'ils sont parfaitement informés des choix des autres ou de ce qui se passe dans leur environnement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'équilibre et la statique comparative : On analyse souvent les phénomènes économiques à partir des situations d'équilibre, c'est-à-dire les situations où aucun agent n'est incité à changer son comportement. A partir de là, on utilise la méthode dite de statique comparative qui consiste à voir comment les paramètres du modèle influencent qualitativement et quantitativement la situation d'équilibre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'économétrie : Un élément complètement absent de la théorie néoclassique est l'analyse empirique. On ne juge plus aujourd'hui d'une théorie uniquement en fonction de son réalisme ou de sa pertinence apparente mais on procède également très souvent à des tests empiriques des hypothèses via un domaine intitulé économétrie. La majorité des articles publiés aujourd'hui en économie sont des études empiriques. L'économie orthodoxe aujourd'hui est donc beaucoup plus connectée au monde réel que ne l'était l'économie néoclassique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le conséquentialisme : Il s'agit d'une doctrine philosophique un peu implicite en économie orthodoxe qui estime qu'il convient de juger d'un choix uniquement par rapport aux conséquences de ce choix. Selon ce critère il ne faut juger une politique qu'à partir des conséquences qu'elle peut avoir. Ce concept s'applique également à l'économie positive au sens où on considère souvent que les individus choisissent une action en fonction des conséquences de celle-ci.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div&gt;Lorsque l'on réduit l'économie orthodoxe à l'économie néoclassique, on néglige toute l'analyse empirique, toute l'analyse des marchés où la concurrence n'est pas parfaite, toute l'analyse des choix non-rationnels, et tous les domaines de l'économie qui n'existaient pas à l'époque de l'économie néoclassique : le choix social, l'économie de l'éducation, l'économie évolutionniste, l'économie du développement, etc...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pour finir : orthodoxes et hétérodoxes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Par définition, on appelle économistes hétérodoxes les économistes qui refusent l'approche orthodoxe. Ceux-ci ne sont, en revanche, pas unifiés. Il y a une multitude de courants hétérodoxes (que je connais très mal d'ailleurs) : les marxistes, les institutionnalistes, les régulationnistes, les économistes de l'école autrichienne...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'économie hétérodoxe a un rôle extrêmement important à jouer. C'est elle qui est chargée de critiquer l'économie orthodoxe et de lancer de nouveaux courants. Par exemple, l'économie comportementale et l'économie de l'information étaient des courants hétérodoxes avant d'être intégrées dans l'orthodoxie. En ce moment, grâce aux courants hétérodoxes, on commence à rapprocher économie et biologie via l'économie évolutionniste et l'économie orthodoxe commence peu à peu à prendre en compte le rôle des institutions dans l'économie. Preuve supplémentaire : on ne compte plus le nombre de prix nobel d'économie décernés à des économistes initialement très en opposition avec l'approche standard comme Sen ou Simon et dont les travaux font maintenant partie de l'économie orthodoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux aboutir à deux conclusions (qui ne sont que le reflet de ma conception personnelle du rapport orthodoxes/hétérodoxes). Tout d'abord, le but de l'économie hétérodoxe n'est pas de rentrer dans une guerre de tranchées avec l'économie orthodoxe au sens où les orthodoxes sont les méchants et les hétérodoxes les gentils et il faut dénoncer le complot des économistes orthodoxes. Il ne s'agit pas non plus d'un débat politique avec les orthodoxes à droite et les hétérodoxes à gauche. Le débat doit porter sur la rigueur scientifique. Si on a des raisons de penser (et il y en a beaucoup) que l'approche orthodoxe manque de pertinence car elle utilise une méthode ou des hypothèses inappropriées, il est du rôle des hétérodoxes d'attaquer ces failles pour faire progresser la science.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci m'amène à mon deuxième point. Pour critiquer correctement l'approche orthodoxe, il ne suffit pas (et ce n'est pas non plus nécessaire) d'être de gauche (désolé Gilles), il faut surtout avoir une excellente connaissance de la théorie économique orthodoxe. Je réagis toujours vivement à une critique du type "telle hypothèse est fausse" lorsque je sais qu'il existe 2000 articles où cette hypothèse a été levée par des économistes orthodoxes. Quand on compare les critiques d'Ariel Rubinstein (un des meilleurs théoriciens des jeux du monde) vis-à-vis de la science économique et celles de Bernard Maris, y'a pas photo. Rubinstein écrit des critiques infiniment plus pertinentes (et parfois très cinglantes) car il connait infiniment mieux l'économie orthodoxe que Bernard Maris.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Prenons les Haïtiens (avant le tremblement de terre) qui vivent avec plus de 10$ par jour et qui résident soit aux Etats-Unis, soit en Haïti. 82% d'entre eux vivent aux Etats-Unis et 18% en Haïti. Vous allez me dire : normal, ce sont les plus riches qui émigrent. Mais après analyse statistique :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Aucun élément ne permet d'affirmer que les émigrants haïtiens viennent principalement des couches les plus aisées de la population."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Conclusion : le départ vers les Etats-Unis est un moyen efficace de sortir de la pauvreté. En moyenne, &lt;a href="http://www.cgdev.org/content/publications/detail/16352"&gt;on estime &lt;/a&gt;qu'un Haïtien multiplie son salaire par plus de 7 s'il choisit de migrer vers les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout petit problème : les Etats-Unis &lt;a href="http://www.uscg.mil/hq/cg5/cg531/AMIO/FlowStats/FY.asp"&gt;ne laissent pas entrer n'importe qui chez eux&lt;/a&gt;. Une telle politique migratoire fait que&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Les Etats-Unis bloquent activement la stratégie de réduction de la pauvreté la plus efficace pour les Haïtiens."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Fondamentalement, ce chercheur pose la question : et si les gens comptaient plus que les pays ? Cette question apparait dans le titre d'un de ses papiers : "&lt;a href="http://www.cgdev.org/content/publications/detail/15552"&gt;&lt;i&gt;Income per naturel: Measuring Development as if People Mattered more than Places&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;" dans lequel il propose un indicateur simple mais ingénieux : le revenu moyen des personnes &lt;b&gt;nées dans un pays donné&lt;/b&gt; (plutôt que le traditionnel revenu moyen des &lt;b&gt;habitants d'un pays donné&lt;/b&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée pas bête du jour est qu'il est peut-être plus facile de sortir les individus de la pauvreté plutôt que de transformer les pays pauvres. C'est très contre-intuitif car le premier contre-argument qui nous vient à l'esprit est : "Mais ça ne sauvera pas Haïti !". La preuve qu'on est tous focalisés sur les pays. A ça, Clemens répond :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"Dire que nous ne devrions pas procéder ainsi car ça ne peut pas être une solution de long terme, c'est comme dire qu'on ne devrait pas utiliser un canot de sauvetage qui contient 10 places sous prétexte qu'il y a 100 personnes dans l'eau."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Ah, pardon, j'oubliais l'essentiel : et si les pauvres immigrants piquaient les emplois des riches natifs ??? &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/11/les-immigrants-mexicains-accroissent-la.html"&gt;Conneries&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-9168464965566885926?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/9168464965566885926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/haiti-que-dit-michael-clemens.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/9168464965566885926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/9168464965566885926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/haiti-que-dit-michael-clemens.html' title='Haïti : Que dit Michael Clemens ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-8396413599313980334</id><published>2010-01-24T06:00:00.003+01:00</published><updated>2010-02-10T08:16:06.976+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Statistiques et économétrie'/><title type='text'>Qu'est-ce que le biais de publication et comment le mesure-t-on ?</title><content type='html'>Imaginons que je laisse un peu mes recherches actuelles de côté pour me lancer dans une nouvelle étude sur l'influence du progrès technique sur la croissance. Et là, admettons que j'arrive à la conclusion que le progrès technique n'a aucun impact sur la croissance. Il s'agirait d'un résultat en contradiction totale avec toute la littérature économique sur le sujet. Lorsque je vais soumettre mon article pour publication, on aura tôt fait de regarder mes recherches avec suspicion. On attribuera mon résultat plutôt à une erreur méthodologique ou un manque de rigueur qu'à une découverte révolutionnaire. Bref, mon article aura très peu de chance d'être publié car il ira à l'encontre du consensus actuel au sein des économistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le biais de publication&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci est un exemple de ce qu'on appelle le biais de publication. Il s'agit du fait que la probabilité pour une étude d'être publiée dépend des résultats de cette étude. C'est un phénomène extrêmement problématique. Imaginez par exemple pour un médicament donné, que seules les études concluant à une efficacité de ce médicament soient publiées tandis que toutes les études qui aboutissent à la conclusion inverse ne sont pas publiées. Un chercheur qui regarderait l'ensemble des études publiées pour juger de l'efficacité de ce médicament risque d'avoir une vision extrêmement biaisée et peut croire à tort que le médicament est efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le biais de publication peut avoir de nombreuses sources. D'une part, les éditeurs chargés de décider quelles études publier peuvent sélectionner lesdites études en fonction des conclusions de celles-ci (laissant agir ainsi les biais idéologiques dont ils peuvent être victimes). D'autre part, les chercheurs eux-mêmes peuvent s'auto-censurer : "Hein ? J'aboutis à ça ??? Non, j'ai dû me planter quelque part. Recommençons."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on détecter un biais de publication ? C'est difficile, mais c'est possible &lt;a href="http://www.jstor.org/stable/2117925"&gt;comme l'ont montré Card et Krueger à propos du salaire minimum&lt;/a&gt;. Ces deux chercheurs ont découvert que les études qui montraient que le salaire minimum a un impact négatif sur l'emploi (et donc qui sont cohérentes avec la théorie dominante) ont plus de chances d'être publiées que celles qui aboutissent à la conclusion contraire. Comment ont-ils fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rentre dans une discussion un peu technique. Je vais essayer de rester clair et compréhensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un peu de théorie des tests : précision des estimations et risque de se tromper&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons que le salaire minimum n'ait pas d'impact sur l'emploi. Le chercheur qui mène l'étude ne le sait pas. Il fait une estimation de l'effet du salaire minimum sur l'emploi. Même si cet effet est nul, il ne tombera jamais sur un chiffre de zéro pile poil. Les aléas inhérents à la méthode statistique font qu'on va tomber sur un chiffre faible, mais différent de zéro, par exemple 0,1. Comment savoir alors si l'impact du salaire minimum sur l'emploi est réellement nul ou différent de zéro ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chercheur va calculer la précision de son estimateur. Il va ensuite utiliser des outils statistiques pour savoir si, étant donnée la précision de son estimateur, il est plausible de tomber sur un chiffre de 0,1 lorsque le vrai chiffre est zéro. Si effectivement c'est plausible, on dit que le chercheur ne peut pas rejetter l'hypothèse selon laquelle le salaire minimum n'a pas d'impact sur l'emploi. Le résultat est dit "statistiquement non significatif".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, dans le cas contraire, on dit que le chercheur rejette l'hypothèse selon laquelle le salaire minimum n'a pas d'impact sur l'emploi. Dans ce cas (et dans ce cas seulement), le chercheur peut calculer sa probabilité de se tromper (par exemple 5%). Généralement, on considère qu'il faut au moins une probabilité de se tromper inférieure à 10% pour que l'effet soit "statistiquement significatif" (pour ceux qui connaissent, c'est la p-valeur du test de student).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Utiliser la "probabilité de se tromper" pour détecter un biais de publication&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi dépend cette "probabilité de se tromper" ? Elle découle directement de la taille de l'échantillon. Plus l'échantillon est grand, plus la probabilité de trouver un effet statistiquement significatif à tort est faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, lorsqu'un grand nombre de chercheurs étudient la question, ceux qui utilisent des échantillons plus grands doivent avoir une probabilité de se tromper moindre. &lt;b&gt;Sauf s'il existe un biais de publication&lt;/b&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Admettons encore une fois que le salaire minimum n'ait pas d'impact sur l'emploi. Si les chercheurs qui aboutissent à cette conclusion ne parviennent pas à publier (ou refusent de publier) parce que la théorie dominante dit que le salaire minimum a un impact sur l'emploi, alors les seules estimations dont nous disposerons seront celles de chercheurs qui ont trouvé un effet statistiquement significatif. Etant donné que ceux-ci se sont trompés, ils devaient avoir une probabilité de se tromper à la limite de ce qui est acceptable (par exemple 10%) et ce, &lt;b&gt;peu importe la taille de l'échantillon&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est exactement ce que trouvent Card et Krueger à propos du salaire minimum. Les chercheurs ont beau trouver relativement souvent un effet négatif du salaire minimum sur l'emploi, la probabilité de se tromper ne décroît pas avec la taille de l'échantillon (au contraire, elle augmente). Donc, concluent Card et Krueger, la recherche sur le salaire minimum est contaminée par un biais de publication. Les études aboutissant à la conclusion que le salaire minimum n'a pas d'effet négatif sur l'emploi sont plus rarement publiées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, n'allez pas conclure du coup que le salaire minimum n'a pas d'impact sur l'emploi. Le débat fait encore rage entre les économistes. J'essaie de faire une petite synthèse mais il est assez difficile d'y voir clair. Pour le cas de la France, j'ai tendance à me référer à l'étude d'Abowd Kramarz et Margolis qui affirme que le salaire minimum a atteint et dépassé le seuil à partir duquel il comment à avoir un effet néfaste sur l'emploi. Quoi qu'il arrive, restons prudents dans nos affirmations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Time-Series Minimum-Wage Studies: A Meta-analysis&lt;br /&gt;David Card; Alan B. Krueger&lt;br /&gt;The American Economic Review, Vol. 85, No. 2, Papers and Proceedings of the Hundredth and&lt;br /&gt;Seventh Annual Meeting of the American Economic Association Washington, DC, January 6-8,&lt;br /&gt;1995. (May, 1995), pp. 238-243.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-8396413599313980334?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/8396413599313980334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/quest-ce-que-le-biais-de-publication-et.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8396413599313980334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/8396413599313980334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/quest-ce-que-le-biais-de-publication-et.html' title='Qu&apos;est-ce que le biais de publication et comment le mesure-t-on ?'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-7202549146820651413</id><published>2010-01-23T11:00:00.001+01:00</published><updated>2010-02-10T08:16:17.136+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Méthodes de l&apos;économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire de la pensée économique'/><title type='text'>The Future of Economics</title><content type='html'>Si vous vous intéressez à l'épistémologie et/ou à l'histoire de la pensée, ne ratez pas &lt;a href="http://rationalitelimitee.wordpress.com/2010/01/22/the-future-of-economics/"&gt;ce post magistral&lt;/a&gt; sur le blog rationalité limitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? 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Il y a un grand nombre de papiers très intéressants qui sont sortis ces dernières semaines, mais je ne peux malheureusement pas les commenter tous. Je recommande toutefois à ceux qui s'intéressent à la théorie des jeux d'aller jeter un coup d'oeil au &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15610"&gt;papier de Levitt, List et Sadoff&lt;/a&gt; sur la &lt;i&gt;backward induction&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15623"&gt;L'étude dont je vais vous parler cette fois-ci&lt;/a&gt; sort un peu de l'ordinaire, car pour une fois il s'agit d'une expérience réalisée non pas en laboratoire mais sur le terrain dans une vraie entreprise avec des vrais gens. Hossain et List ont mis en place différents systèmes de bonus incitatifs dans une usine chinoise et ont comparé les résultats en terme de productivité. Tout particulièrement, les chercheurs ont comparé deux modes de rémunération identiques mais présentés différemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'aversion aux pertes&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Avant de continuer, je dois faire un petit rappel sur ce qu'on appelle l'aversion aux pertes (concept qui va être exploité par nos chercheurs). C'est une notion qui fût élaborée par Daniel Kahneman et Amos Tversky, les deux plus célèbres figures de l'économie comportementale. L'idée est que les individus ont tendance à préférer davantage éviter les pertes qu'obtenir des gains. Un exemple vaut mieux qu'un long discours (et en plus, l'exemple qui suit est très célèbre et peut facilement se recaser à la fin d'un repas de famille pour attirer l'attention sur soi :-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons une situation fictive où une maladie menace potentiellement la vie de 600 personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un premier scénario, on vous propose de choisir entre deux programmes de vaccination. Le programme A va sauver 200 personnes avec certitude, tandis que le programme B va sauver les 600 personnes avec une probabilité 1/3 (et 0 personne avec une probabilité 2/3).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un deuxième scénario, on vous propose de choisir entre deux autres programmes de vaccination. Le programme C va laisser mourrir 400 personnes avec certitude, tandis que le programme D ne laissera mourrir personne avec une probabilité 1/3 et laissera mourrir 600 personnes avec une probabilité 2/3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'avez compris, les programmes A et C (et respectivement les programmes B et D) sont équivalents. Seule la formulation change. Dans le premier scénario, on présente les choix sous forme de vies sauvées, tandis que dans le deuxième, on met en avant les vies perdues. Pourtant, les individus ont majoritairement tendance à préférer le programme A au programme B et le programme D au programme C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le premier scénario, la préférence pour le programme A s'explique par une aversion au risque : on préfère sauver 200 personnes avec certitude plutôt que de jouer à une lotterie où on sauve &lt;i&gt;en moyenne&lt;/i&gt; 200 personnes. Dans le second scénario, l'idée d'une perte en vies humaines est difficilement supportable. On préfère donc tenter sa chance pour éviter toutes les morts avec une certaine probabilité plutôt que de laisser mourrir 400 personnes avec certitude. C'est ce phénomène là qu'on appelle l'aversion aux pertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Exploiter l'aversion aux pertes pour mieux inciter les salariés&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi est-ce que je vous parle de tout ça ? Eh bien, l'idée de l'expérience mise en place par les chercheurs est la suivante. Ils vont comparer deux schémas incitatifs similaires mais présentés différemment. Je prends des chiffres fictifs pour illustrer (les chiffres de l'étude ne sont pas très parlants à cause des différences de niveau de vie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le premier schéma, on dit aux salariés qu'ils recevront un salaire de base de 100 plus un bonus de 20 s'ils atteignent un certain objectif de productivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le deuxième schéma, les salariés reçoivent un salaire de base de 120 (donc égal au salaire du premier schéma + le bonus), mais on les pénalise de 20 s'ils n'atteignent pas leur objectif de productivité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux modes de rémunération sont absolument équivalents. Pourtant, les équipes soumises au deuxième schéma ont une productivité supérieure de 1% à celle des équipes soumises au premier schéma. La seule différence susceptible d'expliquer cet écart est la façon dont le système de rémunération a été présenté aux salariés. Le deuxième schéma exploite l'aversion aux pertes en mettant en avant une pénalité plutôt qu'un bonus. On pouvait donc s'attendre à ce que les salariés du deuxième groupe travaillent plus dur que ceux du premier groupe afin d'éviter la "perte".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des propriétés remarquables&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de ça, ce système incitatif fondé sur l'exploitation de l'aversion aux pertes présente deux propriétés intéressantes. Tout d'abord, son effet est stable dans le temps. On aurait pu suspecter une réaction à court terme des salariés qui aurait disparu au fil du temps mais il n'en est rien. Le supplément de productivité a été observé durant les six mois pendant lesquels a duré l'expérience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, l'effet est plus fort à l'échelle des équipes de travailleurs qu'à l'échelle des travailleurs pris isolément. C'est extrêmement intéressant car complètement contre-intuitif. Habituellement, les économistes considèrent que chaque individu n'a pas un comportement complètement rationnel, mais que ces "irrationalités" disparaissent lorsque l'on regarde la "moyenne" des comportements. Donc, pour caricaturer, la théorie du choix rationnel fonctionnerait mal lorsqu'elle est appliquée à un individu en particulier, mais est beaucoup plus pertinente lorsqu'on l'applique à des masses d'individus. Ici, c'est tout le contraire ! On mesure très peu d'effet à l'échelle de chaque individu mais en revanche, l'accroissement de la productivité est très net au niveau des groupes d'individus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de recherche lève peu à peu mon scepticisme initial quant à l'utilité de l'économie comportementale. Je soutenais à une époque qu'il était bien beau d'accumuler des connaissances très précises sur le comportement des individus mais que cela ne servait à rien si les modèles d'économie comportementale n'expliquaient pas mieux les phénomènes économiques que les modèles (plus simples) fondés sur l'homo oeconomicus standard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ref :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Behavioralist Visits the Factory:&lt;br /&gt;Increasing Productivity Using Simple Framing Manipulations&lt;br /&gt;Tanjim Hossain&lt;br /&gt;John A. List&lt;br /&gt;Working Paper 15623&lt;br /&gt;http://www.nber.org/papers/w15623&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-4480295427977437811?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/4480295427977437811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/utiliser-la-psychologie-pour-accroitre.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4480295427977437811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/4480295427977437811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/utiliser-la-psychologie-pour-accroitre.html' title='Utiliser la psychologie pour accroître la productivité : l&apos;aversion aux pertes'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3148678796359416487</id><published>2010-01-16T06:00:00.002+01:00</published><updated>2010-02-10T08:16:44.958+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie de l&apos;environnement'/><title type='text'>Six raisons pour lesquelles les politiques environnementales peuvent accroître les inégalités</title><content type='html'>(Si vous êtes joueur, avant de lire ce billet, vous pouvez essayer de trouver les six mécanismes par lesquels une politique environnementale peut pénaliser les plus pauvres. Bon courage, parce que c'est pas facile !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récent débat autour de la taxe carbone (commenté &lt;a href="http://expeconomics.blogspot.com/2009/12/contribution-carbone-conseil.html"&gt;ici&lt;/a&gt; par notre expérimentaliste préféré) montre que l'obsession des économistes vis-à-vis de l'efficacité tend à évincer les questions d'équité. Typiquement, dans les manuels d'économie publique, on commence par montrer que lorsque le gouvernement n'intervient pas, l'issue du marché est sous-optimale au sens de Pareto (c'est-à-dire qu'il est possible d'accroître le bien-être de certains agents sans détériorer celui des autres). Ensuite, on nous présente des politiques qui permettent de restaurer l'efficacité, toujours au sens de Pareto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, on sait que le critère de Pareto ne dit rien sur l'équité de la situation finale : une économie où un seul individu possède toutes les richesses et les autres rien du tout est Pareto optimale car pour améliorer le bien-être de ceux qui n'ont rien, il faut prendre des richesses à celui qui a tout et donc diminuer son bien-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, on trouve des contributions très intéressantes sur le lien entre politiques publiques et inégalités, notamment &lt;a href="http://works.bepress.com/don_fullerton/36/"&gt;celle de Don Fullerton&lt;/a&gt; qui a inspiré le sujet de partiel que j'ai donné à mes M2. Fullerton présente six mécanismes par lesquels une politique environnementale pourrait bénéficier plus aux riches qu'aux pauvres. Je vais tenter de résumer tant bien que mal, mais le document original est beaucoup plus riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;1. Accroissement des prix&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une politique environnementale conduit généralement à un accroissement des prix des biens polluants. Dans le cas d'un bien comme l'essence ou l'électricité, il est tout à fait concevable qu'un accroissement du prix touche plus les pauvres que les riches car ces biens représentent une part plus grande du budget des pauvres. C'est effectivement ce que trouve Robison (1985) à propos du &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Clean_Air_Act_%281970%29"&gt;Clean Air Act&lt;/a&gt; aux Etats-Unis : les 5% les plus pauvres sont 5 fois plus touchés que les 5% les plus riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet effet est probablement surestimé. La part de la dépense est calculée par rapport au revenu annuel. Or, le revenu peut énormément varier au cours de la vie d'un individu. La théorie du revenu permanent nous dit que la base de référence pour un consommateur est l'ensemble des revenus qu'il percevra tout au long de sa vie. Un individu qui est en école de commerce a un revenu annuel faible mais s'attend à toucher un revenu futur élevé. Il va donc ajuster ses dépenses par rapport à son revenu futur et on aura statistiquement l'impression qu'il s'agit d'un pauvre dont le budget est très affecté par la hausse du prix des biens polluants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;2. Rémunération des facteurs de production&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Une politique environnementale accroît les coûts de prodution des entreprises et peut les pousser à modifier leur demande de facteurs de production (capital et travail). En conséquence, si les secteurs les plus polluants utilisent beaucoup de travail, les salaires risquent de diminuer suite à l'instauration d'une politique environnementale. Néanmoins, tout va dépendre de quel facteur est le plus à même de se substituer à la "pollution". Pour atteindre le même niveau de production en polluant moins, faut-il utiliser plus de travailleurs (remplacer les technologies polluantes par des salariés ou embaucher des salariés pour dépolluer) ou plus de capital (acheter des systèmes de filtrage ou de dépollution) ? Malheureusement, aucune étude empirique n'est citée et l'auteur conclut qu'il est difficile, même sur le plan théorique d'aboutir à une certitude sur la direction de cet effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;3. Rentes de rareté&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les politiques environnementales conduisent à une réduction de la production, elles générent ce qu'on appelle des "rentes de rareté". Ces rentes sont liées au fait que la baisse de la production pousse les prix à la hausse, créant ainsi un bénéfice supplémentaire.&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Dans le cas d'une taxe ou si l'Etat vend aux enchères les droits à polluer, ce sont les pouvoirs publics qui s'accaparent cette rente. L'effet sur les inégalités dépend alors entièrement de l'usage qu'il en est fait. En revanche, lorsque l'Etat impose aux entreprises de réduire leur pollution ou lorsqu'on distribue des droits échangeables, ce sont les entreprises (et donc leurs propriétaires) qui s'accaparent ces rentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est exactement ce qu'observent Maloney et McCormick lorsque l'administration américaine a imposé de nouveaux standards à l'industrie du textile en 1974 : l'analyse des actions montre un accroissement des rendements financiers autour de cette date.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;4. Les bénéfices d'un meilleur environnement&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une politique environnementale bénéficie aux individus via une meilleure qualité de l'air par exemple. Brooks et Sethi ont regardé les caractéristiques des zones en fonction de la toxicité de l'air. Ils trouvent que les zones les plus pollués sont globalement celles où il y a le plus de pauvres. Donc, les plus pauvres devraient gagner plus d'une amélioration de la qualité de l'air. Néanmoins, on peut avancer qu'ils se sont installés dans ces zones justement parce que la qualité de l'air est secondaire pour eux par rapport à d'autres besoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une étude de l'US Environmental Protection Agency (1999) montre que les bénéfices de la dépollution en terme de chute de la mortalité sont captés essentiellement par les personnes les plus fragiles physiquement, notamment les personnes âgées ou en moins bonne santé. D'un côté, on peut se féliciter que les personnes les plus vulnérables bénéficient le plus des politiques environnementales. D'un autre côté, le bénéfice total est plus faible car ces personnes ont un nombre restant d'années à vivre plus faible (je sens que cette phrase va en faire réagir certains...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;5. Prix des terrains et de l'immobilier&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la qualité de l'environnement dans une région donnée s'améliore, le prix de l'immobilier peut grimper. En effet, Sieg, Smith, Banzhaf et Walsh trouvent l'exemple d'une ville où les prix de l'immobilier ont augmenté de 11% en réponse à une baisse de 24% du taux d'ozone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gains résultent probablement d'une question de chance : il faut posséder une maison ou un terrain là où la qualité de l'environnement s'améliore pour capter le surplus ainsi généré. On se doute cependant que les ménages concernés sont probablement les plus riches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;6. Coûts de transition&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une politique environnemental modifie le paysage industriel. Les firmes les plus polluantes peuvent disparaître ou réorganiser leur production. Certains salariés vont être amenés à perdre leur emploi, ce qui peut constituer un coût important à court terme. Au passage, le transfert d'un salarié d'une entreprise à une autre s'accompagne généralement d'un gaspillage de capital humain spécifique à l'entreprise de départ.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Tous ces coûts sont malheureusement très mal mesurés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, Fullerton affirme sa préférence pour les politiques environnementales qui génèrent des revenus fiscaux. Ceux-ci peuvent être ainsi redistribués vers les ménages les plus pauvres. Il s'agit en quelque sorte d'une application du "principe de précaution" au sens où dans le doute, il vaut mieux redistribuer plutôt que d'attendre que les économistes mettent au jour les effets redistributifs des politiques environnementales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3148678796359416487?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3148678796359416487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/six-raisons-pour-lesquelles-les.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3148678796359416487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3148678796359416487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/six-raisons-pour-lesquelles-les.html' title='Six raisons pour lesquelles les politiques environnementales peuvent accroître les inégalités'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-3536572119422455237</id><published>2010-01-14T15:29:00.003+01:00</published><updated>2010-02-10T08:17:19.167+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Finance'/><title type='text'>II est facile de prédire des crises qui n'arrivent pas</title><content type='html'>Voici &lt;a href="http://www.nber.org/papers/w15636"&gt;un commentaire de Ricardo Caballero&lt;/a&gt; qui m'a fait sourire :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"One of the main economic villains before the crisis was the presence of large “global imbalances.” The concern was that the U.S. would experience a sudden stop of capital flows, which would unavoidably drag the world economy into a deep recession. However, when the crisis finally did come, the mechanism did not at all resemble the feared sudden stop. Quite the opposite, during the crisis net capital inflows to the U.S. were a stabilizing rather than a destabilizing source. I argue instead that the root imbalance was of a different kind: The entire world had an insatiable demand for safe debt instruments that put an enormous pressure on the U.S. financial system and its incentives (and this was facilitated by regulatory mistakes)."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Traduction approximative :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;"La principale source d'inquiétude sur le plan économique avant la crise était la présence de "déséquilibres globaux". On se préoccupait du fait que les flux de capitaux en direction des Etats-Unis pouvaient s'interrompre brutalement, plongeant l'économie mondiale dans une récession profonde. Cependant, lorsque la crise advint, ce ne fut pas du tout à cause de cette interruption tant redoutée. Bien au contraire, durant la crise, les flux nets de capitaux vers les Etats-Unis ont plutôt contribué à la stabilisation qu'à la déstabilitation. Je soutiens que le déséquilibre à la racine de la crise était de nature différente : le monde entier exprimait une demande insatiable d'instruments d'endettement sans risque qui a mis une énorme pression sur le système financier américain et sur les incitations associées (ce qui fut grandement facilité par les erreurs de régulation)."&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;L'idée intéressante là-dedans, c'est qu'on a un exemple parfait d'une crise prédite par les experts financiers (l'interruption brutale des flux de capitaux vers les Etats-Unis) qui ne s'est jamais réalisée. Donc, lorsqu'on dit : "Mais la crise était prévisible, la preuve, certains ont réussi à la prédire !", il ne faut pas oublier que pour chaque personne qui a correctement prédit la crise, il y en a beaucoup d'autres qui ont prédit des crises qui ne sont jamais arrivées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je pourrais m'amuser avec les gens de mon labo à imaginer toutes les formes que pourraient prendre la prochaine crise. Ensuite, chacun prend un "type" de crise et dit : "Croyez-moi, je sais comment comment sera la prochaine crise !". Avec un peu de bol, l'un d'entre nous tombera juste et sera le nouveau héros qui a réussi à prédire la crise avant tout le monde et contre le scepticisme ambiant. Tous les autres qui auront prédit des crises qui ne se seront pas produites seront vite oubliés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même genre il existe un exemple très célèbre. Imaginez que je réunisse 4000 personnes dans une salle. Je leur dis que je vais lancer une pièce 10 fois et je leur propose d'essayer de prédire à l'avance si la pièce va tomber sur pile ou sur face. En moyenne, 2000 personnes auront correctement prédit le résultat du premier lancer. En moyenne, 1000 personnes auront correctement prédit le résultat des deux premiers lancers. Ce sera 500 pour les trois premiers lancers, etc... Et en moyenne, un peu plus de 7 personnes auront prédit les résultats des 10 lancers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on voit un seul individu capable de prédire le résultat de 10 lancers de pièce, on se dira "qu'est-ce qu'il est fort pour prédire de quel côté va tomber la pièce !". Néanmoins, si le groupe comporte au moins 3000 personnes, il y a plus de 95% de chances qu'au moins une personne parvienne à prédire correctement les 10 lancers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement la prédiction est une activité extrêmement difficile, mais en plus, on peut facilement prendre pour une prédiction ce qui n'est rien d'autre qu'un coup de chance. A mon avis, si déjà on arrive à estimer la probabilité d'occurrence d'une crise (voir &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/10/combien-sommes-nous-prets-payer-pour.html"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/10/les-catastrophes-economiques-suite.html"&gt;là&lt;/a&gt;), ce sera déjà pas mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-3536572119422455237?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/3536572119422455237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/ii-est-facile-de-predire-des-crises-qui.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3536572119422455237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/3536572119422455237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/ii-est-facile-de-predire-des-crises-qui.html' title='II est facile de prédire des crises qui n&apos;arrivent pas'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-716769706316173723</id><published>2010-01-14T09:32:00.001+01:00</published><updated>2010-02-10T08:17:26.311+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><title type='text'>Facebook vu par un économiste</title><content type='html'>Parmi les nouveaux moyens de communication dont on dispose, je trouve que Facebook a une place un peu à part, notamment à cause de la façon dont circule l'information. Avec la plupart des technologies de communication "classiques" (téléphone, sms, mail, courrier...), celui qui veut envoyer une information sélectionne le ou les destinaire(s). Il faut admettre, ça marche plutôt bien dans l'ensemble lorsque l'on sait parfaitement à qui on veut adresser l'information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais imaginons un autre cas : vous ne savez pas exactement à qui vous voulez transmettre votre information. Par exemple, vous êtes à la recherche de quelqu'un qui aurait un piston pour un stage, ou alors vous ne savez plus à qui vous avez prêté un bouquin que vous voulez récupérer, ou alors vous voulez discuter d'un article d'économie intéressant... A limite, dans le deuxième exemple, on peut concevoir que vous appeliez un à un vos amis pour leur demander "C'est toi qui as mon bouquin ?", bien que ce soit long et un peu lourd (parce que du coup vous vous sentez obligé de discuter avec chaque personne que vous appelez :-). Mais personnellement, je me vois mal appeler un vieux pote de collège à qui j'ai pas parlé depuis dix ans pour lui demander s'il a un tuyau pour un stage ou s'il s'intéresse à l'économie comportementale. On peut aussi à la limite envisager d'envoyer un mail collectif, mais on connait toutes les dérives auxquelles ça conduit lorsque l'on passe une demi-heure chaque matin à trier les spams. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce point de vue, je trouve que Facebook est révolutionnaire au sens où il permet aux destinataires de s'auto-sélectionner. Je n'ai à titre personnel pas la moindre idée de qui parmi mes amis a envie de lire ce billet, mais c'est pas grave. Je vais poster un lien sur Facebook, et les personnes qui sont intéressées vont elles-mêmes choisir de réagir à mon billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci est également valable pour des conversations beaucoup moins sérieuses. Si j'ai envie de papoter de tout et de rien, je peux raconter ma vie dans un message sur Facebook et les personnes qui auront envie de discuter auront simplement à réagir à mon message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fondamentalement, Facebook permet de créer des échanges qui n'auraient probablement pas pu avoir lieu avec d'autres technologies de communication tout simplement parce que la personne qui souhaitait démarrer l'échange ne savait pas précisément quel était son ou ses interlocuteur(s) le(s) plus adapté(s). Grâce à Facebook, elle n'a plus besoin de cette information. Sans Facebook, je n'aurais pas pu faire découvrir mon blog à certaines de mes connaissances, car je n'avais aucun moyen de savoir à l'avance qui s'intéressait à l'économie ou non :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-716769706316173723?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/716769706316173723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/facebook-vu-par-un-economiste.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/716769706316173723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/716769706316173723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/facebook-vu-par-un-economiste.html' title='Facebook vu par un économiste'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-5583008842285187194</id><published>2010-01-12T06:00:00.001+01:00</published><updated>2010-02-10T08:17:32.703+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du travail'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Economie du genre'/><title type='text'>Libéralisation, concurrence et discrimination</title><content type='html'>Via le &lt;a href="http://ew-econ.typepad.fr/mon_weblog/2010/01/la-concurrence-permetelle-de-r%C3%A9duire-les-discriminations.html"&gt;blog d'Etienne Wasmer&lt;/a&gt;, j'ai découvert un &lt;a href="http://www.wdi.umich.edu/files/Publications/WorkingPapers/wp678.pdf"&gt;article très sympathique&lt;/a&gt; qui traite de l'impact de la libéralisation sur la discrimination hommes/femmes sur le marché du travail. Les chercheurs étudient la situation des hommes et des femmes en Hongrie entre 1986 et 1998, donc avant, pendant et après la transition de l'économie planifiée vers l'économie de marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une problématique intéressante à plusieurs titres. Tout d'abord, il me semble qu'une des différences les plus marquées entre un économiste orthodoxe "typique" et un non-économiste "typique" réside dans la perception de la concurrence. Souvent, les non-économistes perçoivent la concurrence comme une lutte sans merci et sans règle où seuls les plus forts gagnent. Cette lutte se solde par l'appauvrissement des pauvres et l'enrichissement des riches. Les économistes orthodoxes perçoivent la concurrence plutôt comme une force puissante qui détruit les firmes et les emplois non-productifs et pousse sans cesse vers plus d'efficacité dans la production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Concurrence et discrimination : à quoi peut-on s'attendre ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième raison pour laquelle cet article est intéressant et qu'a priori, l'intuition ne permet pas de trancher sur cette question. D'une part, on peut imaginer qu'un système communiste garantit l'égalité parfaite entre hommes et femmes sur le marché du travail. D'autre part, on peut penser que dans un système corrompu et bureaucratique, les "rentes" sont essentiellement accaparées par les hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel sera l'effet de l'introduction de la concurrence ? On peut penser que dans un système non-contraint, les employeurs sont libres de discriminer les catégories de population de leur choix et de fixer des salaires inférieurs pour les femmes. Toutefois, on peut aussi affirmer que dans un système concurrentiel, si un employeur choisit de se priver volontairement de travailleurs compétents pour satisfaire son goût pour la discrimination, ses concurrents vont récupérer les compétences inutilisés et vont être plus efficaces. Ainsi, la concurrence tendra à éliminer les firmes où se pratique la discrimination car celles-ci sont moins efficaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux arguments se tiennent, il faut donc se tourner vers les données pour progresser dans notre réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le cas de la Hongrie : une réduction de la différence de salaire "inexpliquée"&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par une vue d'ensemble : le ratio du salaire moyen des femmes sur celui des hommes est passé de 73% en 1986 à 80% en 1998. Les inégalités de salaire se sont donc réduites. Mais cela ne nous dit rien sur la discrimination. Peut-être est-ce simplement le résultat d'un meilleur accès à l'éducation pour les femmes ou d'une tendance générale à l'accroissement du temps de travail des femmes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais rapidement expliqué &lt;a href="http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2009/09/le-point-sur-la-discrimination.html"&gt;dans l'introduction d'un précédent billet&lt;/a&gt; comment on s'y prenait pour mesurer la discrimination. L'idée est de comparer les salaires des hommes et des femmes, puis de chercher à expliquer la différence par tous les facteurs possibles et imaginables : éducation, expérience, temps de travail, etc... On attribue généralement à la discrimination la différence "résiduelle", c'est-à-dire la différence de salaire qui ne peut pas s'expliquer par des différences de productivité ou de temps de travail. Généralement, cette méthode surestime la discrimination car la productivité n'est malheureusement pas directement observable par les chercheurs (ce serait trop beau).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les estimations menées par les chercheurs montrent que cette réduction des inégalités s'est traduite intégralement par une réduction de la part "inexpliquée" de la différence de salaires hommes/femmes, donc a priori, par une réduction de la discrimination (à défaut d'une autre explication).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà des précautions qu'il faut prendre pour interpréter ces résultats, il faut également se garder de penser qu'une économie de marché concurrentielle élimine automatiquement les discriminations. Il faut, à mon sens, plutôt interpréter les résultats dans le sens inverse : le fait de forcer l'égalité des salaires entre hommes et femmes ne permet pas de lutter efficacement contre les discriminations. A ce titre, je doute que des politiques publiques axées sur plus de contrôles et plus de sanctions sont réellement efficaces. Est-ce qu'il ne serait pas plus efficace de tabler sur un accroissement de la mobilité des travailleurs pour mieux faire jouer la concurrence entre les employeurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-5583008842285187194?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/5583008842285187194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/liberalisation-concurrence-et.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5583008842285187194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/5583008842285187194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/liberalisation-concurrence-et.html' title='Libéralisation, concurrence et discrimination'/><author><name>Yannick Bourquin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02609316342806906792</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7980728491091093487.post-1007865253562818422</id><published>2010-01-08T11:27:00.001+01:00</published><updated>2010-02-10T08:17:40.321+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Détente'/><title type='text'>De quoi parlent les économistes ?</title><content type='html'>Etant donné le nom que j'ai donné à mon blog, je n'ai pas pu m'empêcher de tilter quand j'ai vu le post de Justin Wolfers sur le blog &lt;a href="http://freakonomics.blogs.nytimes.com/"&gt;Freakonomics&lt;/a&gt; intitulé "&lt;a href="http://freakonomics.blogs.nytimes.com/2010/01/07/what-are-economists-talking-about/"&gt;What are Economists Talking About ?&lt;/a&gt;". Suivez ce lien (ça vaut le coup !) et vous pourrez voir un nuage de tags des termes qui apparaissent le plus fréquemment dans les quelques 700 papiers présentés à la dernière réunion annuelle de l'American Economic Association.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels sont les champions ? Le numéro 1 est le mot "&lt;i&gt;evidence&lt;/i&gt;" (preuve) !! Un symptôme évident de la prévalence de l'analyse empirique en économie. On retrouve bien évidemment des termes en lien avec la crise financière comme "&lt;i&gt;financial&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;credit&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;risk&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;bank&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;mortgage&lt;/i&gt;" (hypothèque), "&lt;i&gt;housing&lt;/i&gt;" (logement). Le mot "&lt;i&gt;policy&lt;/i&gt;" est également parmi les leaders. Les économistes sont donc préoccupés par les politiques publiques à mettre en place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le fait remarquer l'auteur du billet cité, on peut apercevoir les champs plus récents de l'économie à travers des termes comme "&lt;i&gt;experiment&lt;/i&gt;" (expérience), "&lt;i&gt;health&lt;/i&gt;" (santé), "&lt;i&gt;teaching&lt;/i&gt;" (enseignement), "&lt;i&gt;education&lt;/i&gt;", "&lt;i&gt;gender&lt;/i&gt;" (genre), "&lt;i&gt;women&lt;/i&gt;" ou "&lt;i&gt;households&lt;/i&gt;" (ménages).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;var gaJsHost = (("https:" == document.location.protocol) ? "https://ssl." : "http://www.");document.write(unescape("%3Cscript src='" + gaJsHost + "google-analytics.com/ga.js' type='text/javascript'%3E%3C/script%3E"));&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;try {var pageTracker = _gat._getTracker("UA-12917203-1");pageTracker._trackPageview();} catch(err) {}&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7980728491091093487-1007865253562818422?l=quedisentleseconomistes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/feeds/1007865253562818422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/de-quoi-parlent-les-economistes.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1007865253562818422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7980728491091093487/posts/default/1007865253562818422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://quedisentleseconomistes.blogspot.com/2010/01/de-quoi-parlent-les-economistes.html
