samedi 13 mars 2010

L'économie est contre-intuitive : l'emploi public crée du chômage

Le travail théorique et empirique de cinq spécialistes du marché du travail aboutit à cette conclusion qui choque l'intuition : recruter des fonctionnaires accroît le chômage.

Si la science économique ne servait qu'à montrer des choses parfaitement intuitives, alors elle ne servirait à rien. C'est pour ça que je râle régulièrement contre ceux qui dénoncent l'économie orthodoxe au nom du "bon sens". On ne fait malheureusement pas de la science avec du bon sens, mais avec des modèles et des statistiques.

La théorie
"Sur le plan comptable, [...] toute chose égale par ailleurs, une hausse de l'emploi public diminue [...] le volume du chômage. Mais une hausse de l'emploi public peut aussi avoir des effets d'éviction sur l'emploi privé."
L'erreur à ne pas commettre consiste à s'imaginer que les individus ne réagissent pas aux politiques publiques mises en place et continuent à faire comme s'il ne s'était rien passé. Que peut-il se passer lorsque l'on créé des emplois publics ?

Tout d'abord, si les conditions de travail et les salaires sont meilleurs dans le public que dans le privé, les créations d'emplois dans le public vont se traduire par des destructions d'emplois dans le privé. A moyen ou long terme, les travailleurs vont passer du secteur privé au secteur public. Ce mécanisme pousse les salaires à la hausse dans le secteur privé à cause de la raréfaction du travail.

Ensuite, il faut se poser la question de savoir si la production du secteur public est complémentaire ou substituable à celle du secteur privé. Lorsque l'Etat produit des biens qui améliorent l'efficacité du secteur privé : infrastructures de transport, justice (pour assurer le respect des contrats par exemple), police... ceci va plutôt booster l'emploi dans le secteur privé. En revanche, si l'Etat produit des biens qui font concurrence à ceux du secteur privé, comme les hôpitaux ou l'éducation dans les pays où les écoles privées sont très développées, on peut s'attendre à l'effet inverse.

En cherchant bien, on peut trouver d'autres canaux par lesquels un effet de l'emploi public peut s'exercer sur l'emploi privé, notamment via le mode de financement ou la participation au marché du travail, mais je les laisse de côté, car les chercheurs ont peu de preuves empiriques sur ces éléments.

Les statistiques

Les chercheurs analysent l'effet de l'emploi public sur le taux de chômage à partir de données sur 17 pays de l'OCDE de 1960 à 2000. Cette estimation est un peu compliquée à mettre en oeuvre car il est possible que l'emploi public augmente en réponse à un accroissement du chômage, ce qui peut biaiser les résultats. Grâce à notre fidèle technique statistique des variables instrumentales, on peut corriger ce biais. Quel résultat obtient-on ?

En moyenne, la création de 100 emplois publics détruit 150 emplois privés et accroît donc le chômage. L'effet est particulièrement fort dans les pays où les rentes dans le secteur public sont élevées et lorsque la corruption est importante, ce qui suggère que les travailleurs les plus productifs sont effectivement attirés vers le secteur public quand on y offre de bons salaires. De même, l'effet est plus fort lorsque les biens produits par le secteur public peuvent concurrencer ceux du secteur privé.


On arrive donc à cette conclusion incroyable : l'emploi public créé du chômage. Que doit-on en penser ? Il faut tout d'abord noter que cela ne signifie pas qu'il faille virer des fonctionnaires pour résorber le chômage. La valeur d'un emploi public se mesure à la valeur de ce que cet emploi produit pour la société et non pas à son impact sur le chômage. On ne peut donc rien en déduire sur l'éternelle question "Faut-il plus ou moins de fonctionnaires ?", qui n'appelle de toutes façons pas de réponse tranchée.

Les deux seules choses que l'on peut en tirer est que 1) l'accroissement du nombre d'emplois publics est une mauvaise stratégie pour lutter contre le chômage et 2) le chômage n'est pas une simple question de comptabilité entre stock d'emplois et nombre de travailleurs. En particulier, cette analyse montre qu'il est très dangeureux de vouloir analyser le chômage comme une pénurie d'offres d'emplois. Il faut au contraire essayer de comprendre pourquoi les entreprises refusent d'embaucher certains types de travailleurs aux niveaux de salaire qui se pratiquent sur le marché, ce qui appelle une analyse plus microéconomique que macroéconomique.

ref :

Public Employment and Labour Market Performance
Author(s): Yann Algan, Pierre Cahuc, Andre Zylberberg, Jorn-Steffen Pischke, Thierry Verdier
Source: Economic Policy, Vol. 17, No. 34 (Apr., 2002), pp. 9-65
Published by: Blackwell Publishing on behalf of the Centre for Economic Policy Research,
Center for Economic Studies, and the Maison des Sciences de l'Homme
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/1344671


17 commentaires:

  1. Un coup fatal à ceux qui pensent que l'Etat doit grandir et résoudre le problème du chômage avec plus d'embauche...

    A la lumière de ce papier, que reste-il YB de plan de relance?

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  2. Un raisonnement qui ne peut pas s'appliquer à la France, puisque les biens publics ne sont pas en concurrence avec les biens privés, que l'administration n'est pas corrompue, et que les salaires sont plus bas dans la fonction publique.


    Peut-on considérer que :
    Dans les cas où l'administration est corrompue, elle dispose d'un pouvoir discrétionnaire de nuisance très important. Pour continuer à fonctionner l'entreprise est obligée de participer à la corruption (argent contre habilitation). Elle se fragiliserait, d'où de possibles pertes d'emplois.


    Par ailleurs, peut-on dire que la corruption agit comme un facteur nuisant à la concurrence, selon le raisonnement suivant:
    Une société peut corrompre l'administration pour nuire à un concurrent. Ce qui contribue à l'inefficience du marché. En ce cas, la perte d'emploi est plutôt liée au pouvoir de l'administration qu'à sa taille.

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  3. Dans l'étude, la France entre dans la catégorie "Faible substituabilité entre secteur public et secteur privé, et fortes rentes dans le secteur public" (le terme de corruption est, je l'admets, un peu imprécis).

    Une administration corrompue est nuisible à l'économie de manière générale. L'idée souvent avancée est que les entreprises hésitent à s'installer dans ce pays car elles sont soumises à une forte insécurité juridique et les formalités administratives sont décourageantes. Voir à ce sujet, l'excellent livre d'Hernando de Soto "Le mystère du Capital".

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  4. Donc si je vous suis bien on ne peut non plus lutter contre le chômage en subventionnant le secteur privé.
    De la même façon que le chômage ne provient pas d'un "excès" de demandeurs d'emplois, il ne résulte pas ,dites vous,d'une pénurie d'emplois. Soit. Mais ne peut-on en déduire que l'offre d'emploi crée sa propre demande et donc? Et n'est on pas en droit de dire qu'à terme, des emplois de fonctionnaires suscitent des vocations, permettent peut être à des personnes de sortir de l'inactivité? l'emploi public pourrait être de ce fait neutre sur le chômage.
    Au passage merci d'avoir mis en exergue l'un des derniers billets de notre Blog.
    Denis
    Au passage merci

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  5. Et personne ne s'intéresse au problème de relance ?

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  6. Bonjour, j'ai réagi (comme vous deviez vous en doutez) à votre billet. Pareil que la dernière fois, je n'ai rien contre vous, mais un petit qqc en revanche contre les personnes qui écrivent ce genre d'articles..

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  7. Une critique : http://des-economistes-et-des-hommes.over-blog.com/article-reaction-au-billet-l-economie-est-contre-intuitive-l-emploi-public-cree-du-chomage-46983838.html

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  8. Bonjour,
    Pour un doctorant auteur de cette publication je m'interroge quelque peu.
    Vous écrivez "l'Etat produit des biens" en explicitant votre propos "(...)infrastructures de transport, justice (pour assurer le respect des contrats par exemple), police (...)" ... ah bon ?!!!
    Où sont passés vos fondamentaux il s'agit de services. D'ailleurs par définition l'Etat n'est pas producteur de biens économiques mais biens de services.

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  9. @Anonyme :

    "Biens" est employé communément en économie pour désigner les biens et les services.

    Il est vrai qu'en théorie, on devrait dire "produits" mais la coutume en a voulu autrement. Je crois que c'est une convention qui vient de la terminologie anglo-saxonne.

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  10. Cher Monsieur,

    Entendant votre phrase 'choc' ("Chaque fois qu'on crée un emploi public etc.") tourner en boucle sur BFM, je me décide à vous retrouver sur la toile pour vous dire à quel point vos propos sont injurieux vis à vis des employés de la fonction publique dont je suis.

    Certes, je ne produits rien de 'vendable', et donc je suis une 'charge' sur le budget de l'Etat, comme me le rappellent à longueur d'articles et d'émissions, nos ministres (en voilà des gens qui créent de la valeur!) ou nos savants économistes, ceux-là même qui ne s'entendent sur rien et ne voient pas la folie du système économique actuel malgré ses crises 'systémiques' justement.

    Vous balaierez certainement mon billet du revers de la plume car je ne suis pas économiste (je n'en conçois aucun complexe!), mais certains points de votre raisonnement me semblent totalement biaisés (et je ne suis pas le seul à vous en faire la remarque). Ainsi vous classez les hopitaux et les établissements d'éducation comme étant en concurrence avec leurs équivalents dans le secteur privé. C'est en effet un 'rêve' qui est en passe de devenir réalité, même en France, mais c'est oublier quelles sont les missions d'un gouvernement: assurer la défense, certes, le maintien de l'ordre, bien sûr (et pas au seul profit des 'contrats'!), les infrastructures (pour ensuite les vendre à vil prix au privé comme nos autoroutes?) mais aussi s'assurer que la santé de tous est préservée et améliorée, que l'éducation est accessible à tous et aussi peu coûteuse que possible.

    Vous prétendez être détaché de l'orthodoxie économique, mais votre masque ne vous dissimule pas longtemps: comme vos 'glorieux' aînés, vous faites confiance à la 'main invisible du marché' et au privé pour résoudre tout et n'importe quoi. Combien d'années de 'recherches' pour en arriver à ce résultat? Au fait, la recherche, financée par l'Etat, dans le cadre du CNRS? Vous avez dit 'destruction de valeur'?

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  11. Bonjour,

    J'ai bien peur que vous ne déformiez mon propos. Je n'ai écrit nul part que les fonctionnaires ne produisaient rien d'utile et vous aurez bien du mal à trouver un économiste un tant soit peu sérieux qui affirme que le secteur marchand n'est pas créateur de richesses. Je ne vois pas non plus où vous voyez que je suis partisan d'un ''tout marché''. Je pense au contraire que ce sont vos biais idéologiques qui vous poussent à m'attribuer des propos que je ne tiens pas.

    Je pose seulement une question : créer des emplois publics est il une stratégie efficace pour lutter contre le chômage ? Je suis intimement convaincu que l'on peut réfléchir à cette question sans se référer à une quelconque idéologie mais en utilisant uniquement des arguments objectifs.

    Maintenant je vous demande de me répondre sur le plan empirique : comment expliquez-vous, si vous estimez que je me trompe, que l'on observe statistiquement que les créations d'emplois publics créent du chômage ?

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  12. Cher Monsieur,
    Merci tout d'abord de m'avoir répondu.
    Vous dites que ma lecture de votre papier est biaisée. Vous vous placez, vous, a contrario, sur le plan de la rigueur scientifique. Il me semble que si l'économie était une science, une vraie, une science 'dure', ses axiomes seraient indiscutables...On en est loin, et je vois dans vos analyse tout autant de 'biais' que dans mes remarques...Mais certes, je ne suis pas chercheur.
    Je reviens à ce qui m'a conduit à vous écrire initialement, et je remarque que seule votre phrase 'choc' est retenue par BFM...et passe en boucle. Si ce n'est pas du biais...!

    Mais vous me demandez de vous répondre sur le plan empirique.
    Tout d'abord il convient de se méfier des moyennes. Elles conduisent souvent à tirer des conclusions fausses (un grand savant n'écrivait-il pas sous forme de boutade, que si vous avez les pieds dans un seau de glace et la tête dans un four, en moyenne la température de votre corps est tempérée...).
    Plus sérieusement la réponse est en quelque sorte dans votre propre texte:
    "En moyenne, la création de 100 emplois publics détruit 150 emplois privés et accroît donc le chômage. L'effet est particulièrement fort dans les pays où les rentes dans le secteur public sont élevées et lorsque la corruption est importante, ce qui suggère que les travailleurs les plus productifs sont effectivement attirés vers le secteur public quand on y offre de bons salaires."

    Vous décrivez ici une situation qui est fort éloignée de celle de la France, qui, je pense pouvoir l'affirmer, est assez protégée de la corruption (au moins parmi la grande masse des petits et moyens fonctionnaires)bie que ces derniers ne bénéficient pas d'une situation de rente financière (les salaires à qualification égale étant nettement plus faibles dans le service public). On ne constate pas de flux massif depuis le privé vers le public en France. La seule 'rente' dont on peut parler est une certaine garantie de l'emploi, précieuse en ces temps de 'plans sociaux'!

    Vous ajoutez:
    "De même, l'effet est plus fort lorsque les biens produits par le secteur public peuvent concurrencer ceux du secteur privé".

    Quelle est donc cette concurrence entre public et privé? Tout d'abord les gouvernements de ces 40 dernières années ont vendu les quelques industries héritées de la guerre, qui entraient en effet en concurence avec le privé (Renault par ex.). Ensuite, je vois une étonnante contradiction dans le discours des 'libéraux' qui tout à la fois glausent sur l'inefficacité, la faible produtivité et l'absentéïsme dans le public,et disent redouter sa concurrence! A la limite le privé devrait se réjouir d'avoir l'Etat comme concurrent! Mais ce n'est pas son rôle, nous serons d'accord sur celà au moins...

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  13. Bonjour,

    Sans rentrer dans un débat épistémologique qui nous mènerait bien loin de notre sujet, je vous invite à lire le sujet "L'économie est-elle une science ?" sur le blog éconoclaste. Il me semble que la scientificité ne repose pas sur une "indiscutabilité des axiomes" qui ne sera de toute façon jamais atteinte mais plutôt sur la vérifiabilité des fais empiriques.

    Par ailleurs, je n'écoute pas BFM, j'ignore donc ce qu'ils y racontent exactement et je ne peux en être tenu pour responsable. J'admets que même des recherches rigoureuses peuvent être déformées et instrumentalisées pour leur faire dire ce qu'elles ne disent pas.

    Sur le fait que la France soit exempte de corruption, je vous renvoie au fait que notre pays est relativement mal classé parmi les pays développés par transparency international.

    Quant au fait que les salariés sont moins bien payés dans le public que dans le privé, ce n'est pas ce que trouve David Blanchflower dans son article de 1996. Au contraire, il met en évidence l'existence d'un supplément de salaire associé au fait de travailler dans le secteur public.

    "On ne constate pas de flux massif depuis le privé vers le public en France."

    Le fait que le secteur public attire des travailleurs du secteur privé ne signifie pas que l'on doive observer des flux massifs. L'emploi est plus rigide dans le secteur public. Il y a donc moins de créations et de destructions de postes.

    En ce qui concerne la concurrence entre secteur privé et secteur public, je commence par répondre sur la fin de votre remarque. Le "discours des libéraux" est encore une fois quelque chose que vous sortez de votre chapeau. En tout cas, ce n'est pas mon discours. Je n'ai jamais dit que j'étais contre une concurrence entre le secteur public et le secteur privé. Je ne fais que rapporter des recherches qui affirment que l'emploi public détruit plus d'emplois privés lorsque le secteur public et le secteur privé sont en concurrence. Il n'y a là AUCUN JUGEMENT DE VALEUR ni recommandation sur la désirabilité de ce type de concurrence.

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  14. Pour les exemples, je reprends ceux du billet :
    "En revanche, si l'Etat produit des biens qui font concurrence à ceux du secteur privé, comme les hôpitaux ou l'éducation dans les pays où les écoles privées sont très développées, on peut s'attendre à l'effet inverse."

    Il y a concurrence dès lors que les consommateurs ont, pour un bien ou un service donné, le choix entre se le procurer dans le secteur public ou dans le secteur privé. Dans le cas de la santé, vous avez toujours le choix entre les cliniques et les hôpitaux.

    Mais pour le coup, il est vrai que la France est un pays dans lequel le secteur public fait peu concurrence au secteur privé (c'est indiqué dans l'article de recherche que je cite) et je n'ai nul part affirmé le contraire.

    Au delà de ça, pour bien préciser l'objet de mon billet, je vais résumer les choses.

    A la question : "Utiliser l'emploi public pour lutter contre le chômage est-il une stratégie pertinente pour lutter contre le chômage ?", la réponse que donnent cet article de recherche est "probablement pas". Il n'est pas question de dire qu'il faudrait virer des fonctionnaires, ni de réduire le poids de l'Etat, ni quoi que ce soit d'autre. Simplement, en moyenne (même si vous n'aimez pas ça), l'effet mesuré de l'emploi public sur l'emploi privé dans les 17 pays de l'OCDE retenus sur la période 1960-2000 est négatif (plus d'emplois publics = moins d'emplois privés).

    Il ne s'agit pas ici de se hurler les uns sur les autres parce que ce résultat irait à l'encontre de l'idéologie X ou soutiendrait l'idéologie Y, mais plutôt de le comprendre. Les explications que j'avance (et que je reprends de l'article) sont une façon de comprendre ce résultat mais ne sont pas forcément vraies.

    Malgré tout, le fait empirique est là. Vous pouvez toujours dire que les explications ne vous conviennent pas, mais ça ne change rien au fait que dans les chiffres, l'emploi public ne réduit pas le chômage. Et les résultats détaillés suggèrent qu'il est improbable que la France soit une exception.

    Vous vous méfiez des moyennes et vous avez raison car elles cachent parfois beaucoup de choses. Mais malgré tout, le fait que la relation (moyenne) entre ces deux grandeurs soit négative suggère qu'il y a quelque chose qui cloche dans l'idée que les emplois publiques aident à lutter contre le chômage.

    Bien sûr, toutes les études économétriques ne sont pas parfaites et on peut toujours fouiller dans les détails techniques pour les contester. Toutefois, le fait que les résultats vous déplaisent n'est pas un argument valable pour contester l'étude.

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  15. Toutes mes excuses, j'ai publié mon commentaire sans le relire et je constate que de nombreuses coquilles subsistent. Je ne suis pas sur mon ordinateur habituel, et le clavier sur lequel je suis en train de taper à tendance à "zapper" des lettre.

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  16. "Un raisonnement qui ne peut pas s'appliquer à la France, puisque les biens publics ne sont pas en concurrence avec les biens privés, que l'administration n'est pas corrompue, et que les salaires sont plus bas dans la fonction publique."

    La France en est au contraire l'archetype.
    Déja les statistiques INSEE montrent que les fonctionnaires gagnent plus que dans le privé en net et avantages à iso fonction.
    Les bien publics sont en concurrence dans les collectivités (corrompues au dela de l'imaginable), l'éducation, l'hopital, la recherche, ce qui représente 90% de la FP.
    Les fonctions régaliennes ne représentent plus que 4% du PIB en France et sont par contre sous dotés en équipements et fonctionnement (Police, armée, justice, sécurité civile et pompiers), car peu populaires et non dotées du droit de grêve, elles ont été des cibles faciles pour compenser le surcoût des fonctionnaires non régaliens dont on a 2 millions de personne en trop.
    La France détruit l'emploi privé et notamment industriel qui ne peut plus être compétitif dans de larges secteurs.
    Le déficit du commerce extérieur explose comme la dette.
    Un auditeur de la FP.

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