jeudi 14 janvier 2010

Facebook vu par un économiste

Parmi les nouveaux moyens de communication dont on dispose, je trouve que Facebook a une place un peu à part, notamment à cause de la façon dont circule l'information. Avec la plupart des technologies de communication "classiques" (téléphone, sms, mail, courrier...), celui qui veut envoyer une information sélectionne le ou les destinaire(s). Il faut admettre, ça marche plutôt bien dans l'ensemble lorsque l'on sait parfaitement à qui on veut adresser l'information.

Mais imaginons un autre cas : vous ne savez pas exactement à qui vous voulez transmettre votre information. Par exemple, vous êtes à la recherche de quelqu'un qui aurait un piston pour un stage, ou alors vous ne savez plus à qui vous avez prêté un bouquin que vous voulez récupérer, ou alors vous voulez discuter d'un article d'économie intéressant... A limite, dans le deuxième exemple, on peut concevoir que vous appeliez un à un vos amis pour leur demander "C'est toi qui as mon bouquin ?", bien que ce soit long et un peu lourd (parce que du coup vous vous sentez obligé de discuter avec chaque personne que vous appelez :-). Mais personnellement, je me vois mal appeler un vieux pote de collège à qui j'ai pas parlé depuis dix ans pour lui demander s'il a un tuyau pour un stage ou s'il s'intéresse à l'économie comportementale. On peut aussi à la limite envisager d'envoyer un mail collectif, mais on connait toutes les dérives auxquelles ça conduit lorsque l'on passe une demi-heure chaque matin à trier les spams.

De ce point de vue, je trouve que Facebook est révolutionnaire au sens où il permet aux destinataires de s'auto-sélectionner. Je n'ai à titre personnel pas la moindre idée de qui parmi mes amis a envie de lire ce billet, mais c'est pas grave. Je vais poster un lien sur Facebook, et les personnes qui sont intéressées vont elles-mêmes choisir de réagir à mon billet.

Ceci est également valable pour des conversations beaucoup moins sérieuses. Si j'ai envie de papoter de tout et de rien, je peux raconter ma vie dans un message sur Facebook et les personnes qui auront envie de discuter auront simplement à réagir à mon message.

Fondamentalement, Facebook permet de créer des échanges qui n'auraient probablement pas pu avoir lieu avec d'autres technologies de communication tout simplement parce que la personne qui souhaitait démarrer l'échange ne savait pas précisément quel était son ou ses interlocuteur(s) le(s) plus adapté(s). Grâce à Facebook, elle n'a plus besoin de cette information. Sans Facebook, je n'aurais pas pu faire découvrir mon blog à certaines de mes connaissances, car je n'avais aucun moyen de savoir à l'avance qui s'intéressait à l'économie ou non :-)


1 commentaire:

  1. Twitter est presque meilleur dans ce genre de diffusion ,
    exemple : je viens de tomber sur cette article grâce à twitter !! ;)

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