mercredi 25 novembre 2009

Le sport et la violence domestique

Je manque un peu de temps en ce moment, mais je voulais quand même signaler une étude intéressante. Il s'agit de deux chercheurs américains qui ont étudié l'impact de la frustration liée à la défaite inattendue d'une équipe au football américain sur les violences conjugales.

Ils utilisent la probabilité attendue de victoire des différentes équipes à chaque match pour mesurer la "frustration". Il y a frustration lorsque l'équipe favorite perd malgré tout.

Ils se rendent compte que lorsque l'équipe favorite perd, les plaintes déposées pour violence conjugales augmentent de 8%. Ca fait peur, non ?

ref :

Family Violence and Football
The Effect of Unexpected Emotional Cues on Violent Behavior
David Card
Gordon Dahl
Working Paper 15497
http://www.nber.org/papers/w15497


15 commentaires:

  1. C'est de l'humour ?
    Et l'influence de la lune sur les violences conjugales, elle a aussi été étudiée par des économistes ?
    Vous pensez sérieusement qu'il fallait faire une étude pour arriver à cette conclusion ?
    Et maintenant, on fait quoi avec cette étude ?

    C'est typiquement le genre de truc qui discrédite le travail des économistes.

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  2. Bin, écoutez, vous êtes peut-être très intelligent, mais a priori, ça n'a rien d'évident !

    La littérature sur la violence domestique sépare les causes en deux catégories : la violence instrumentale et la violence causée par des facteurs émotionnels.

    Cette étude montre que les facteurs émotionnels jouent un rôle et que la violence ne peut pas être seulement instrumentale.

    Ca veut pas dire qu'il y a une solution évidente au problème de la violence conjugale, mais identifier les causes est déjà un pas important.

    Si ça ne vous intéresse pas, passez votre chemin et épargnez-nous vos commentaires condescendants.

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  3. Tiens, au fait, ça vous surprend de vous être fait jeté du blog éconoclaste M. Je-sais-tout ?

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  4. bien dit Yannick! ET tres interessante cette etude...

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  5. "C'est typiquement le genre de truc qui discrédite le travail des économistes"

    Normal, c'est un travail de sociologue ^^

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  6. @ Yannick Bourquin

    Je tiens moi aussi un blog. J'ai droit à quelques commentaires qui ne sont pas spécialement gentils mais restent corrects. Je ne m'en formalise pas outre mesure mais me réserve le droit de répondre sur le ton qui me convient. Je n'ai par contre jamais demandé à quiconque de s'abstenir ou de passer son chemin.
    Je ne comprends pas comment on peut tenir un blog (qui, quoi qu'on en dise est une chose publique) et ne pas admettre les commentaires un peu sarcastiques ou musclés. Je ne vous ai pas insulté que je sache ?
    Dans la vie de tous les jours aussi, vous vous formalisez des discussions ironiques ou moqueuses ? Votre compagnie doit être bien ennuyeuse.
    Mais ne vous inquiétez pas, je ne remettrai pas les pieds chez vous, j'ai bien d'autres choses à faire.

    Bien à vous

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  7. Votre commentaire était déplacé et insultant vis-à-vis du travail que je mène pour vulgariser la science économique.

    Moi aussi, je me réserve le droit de répondre sur le ton qu'il me convient. Je pense ce que j'ai dit : si la question de l'impact des événements sportifs sur les violences conjugales ne vous semble pas intéressante, abstenez-vous de dénigrer mon travail et celui du chercheur qui a mené cette étude.

    Au passage, ce blog est un espace de débat et de circulation de la connaissance. Dans cette optique, votre commentaire n'a aucun intérêt.

    Si votre temps est si précieux, pourquoi le dépensez-vous à souligner votre absence d'intérêt pour un sujet que vous méprisez ?

    Et puisque ma compagnie est ennuyeuse, cassez-vous, car la vôtre est irritante.

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  8. bien dit Yannick!!!!!
    laurence

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  9. Génial Yaaaaaaaannick !!!!
    laurence

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  13. Bon, je vois que certains ont trop d'égo pour lâcher l'affaire...

    Je ne méprise que ceux qui me méprisent et m'agressent parce qu'ils se sentent au dessus de moi. Je vulgarise pour les gens qui font preuve d'un minimum de modestie intellectuelle et qui admettent ne pas tout savoir. Ce sont les seuls qui peuvent donner naissance à des discussions intéressantes.

    Si vous pensez savoir plus de choses sur l'économie que les économistes, cassez-vous.

    Tout nouveau commentaire insultant et/ou non-constructif sera supprimé.

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  14. je ne verrais pas l'enquête originaire, vu que le lien ne fonctionne pas, mais votre discussion est vraiment très intéressante.

    On dit que le marxisme était une religion, et ce n'est pas faux. Mais l'on oublie peut-être d'ajouter que le marxisme c'est d'abord de l'économie politique. Et là je crois se trouve le socle structurel qui en fait une religion (à l'instar, potentiellement, il me semble, de l'histoire, qui n'est pas non plus une science...).

    La vulgarisation se fonde sur un truc pas clair du tout : qu'il y aurait la vérité, écrite par des experts, et qu'il faut la partager, ou plutôt l'enseigner aux ignorants qui ne sont pas experts pour un clou.
    Or la science c'est pas la France de Sarkozy : si on l'aime on la critique. Mais bon, c'est vrai que l'économie n'est pas une science.

    Néanmoins on peut encore s'interroger sur les rapports interpersonnels : à quoi ça sert de se parler si c'est pas pour faire vibrer à la fois notre synchronicité et notre diachronicité ? Et en l'occurrence des commentaires sarcastiques échappent quelque peu à cela...

    N'aurait-il pas été plus commode de faire ressortir le souci des propositions faisant appel à des "causes" et à des corrélations ? Parce que fondamentalement la lune a peut-être bien des effets sur les violences conjugales, on peut faire des études (enfin, si s'appellent économistes les gens qui s'amusent sérieusement à tester rigidement toutes les petites corrélations possibles au monde... misère ! - même quand ça a plus à voir a priori avec la psychologie que l'économie comme dans le cas de cet article ; à moins que le but de cette non-science soit d'alimenter la rubrique faits divers marrants des journaux dominicaux ?), là n'est pas le souci.

    Le souci est plutôt, fondamentalement, des éléments mis en jeu, puisqu'il s'agit chaque fois d'un faisceau de cause, donc : soit on trouve le moyen de prendre en compte ce faisceau lui-même, en tant que tel, en disant par exemple que ce sont les conditions de vie qui ne vont pas il faut changer (mais alors quoi, à part la prison ?), soit on sélectionne les causes. Se baser sur la frustration se justifie par quoi sinon une "hypothèse" qui est en fait un préjugé ? Et 8% c'est assez peu, non ? Et le chômage, l'humiliation quotidienne, le taux de muscle, les programmes télé, fumeur ou pas fumeur, les héros référents, la longueur des cheveux des femmes battues ou leur vitesse à jouir départ arrêté, la densité du quartier d'habitation, le type de chaussure du mec ?...

    Qu'est-ce que montre d'autre, une telle enquête, qu'un certain rapport entre ses propres préjugés et notre émotion déclenchée par l'enquête (comme le rire, ou l'étonnement d'avoir trouvé une pépite, même en toc, etc.) ?

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