mercredi 24 juin 2009

Est-il si grave de grandir dans un quartier pauvre et mal famé ?

Eh bien, du point de vue des perspectives futures sur le marché du travail, non, ce n'est pas grave !

En utilisant les données sur les logements sociaux à Toronto (dans lesquels les familles sont assignées aléatoirement un fois leur dossier accepté), Philip Oreopoulos montre que l'environnement a très peu d'impact sur les revenus futurs, les risques de chômage et la probabilité de toucher des aides sociales. La qualité de l'environnement est mesurée par le taux de criminalité, les revenus des ménages environnants, le niveau moyen d'éducation, les types de familles (monoparentales, nombre d'enfants, etc...) et le nombre de ménages qui touchent les aides sociales. Rien de tout ça n'a d'influence.

En revanche, il montre (mais c'est un fait connu depuis longtemps) que les caractéristiques de la famille de l'enfant sont très importantes et expliquent une large part de la variance dans les parcours des enfants.

En conclusion, il vaut mieux vivre dans une famille riche et bien éduquée dans un quartier pauvre que le contraire !

ref :

The Long-Run Consequences of Living in a Poor Neighborhood
Author(s): Philip Oreopoulos
Source: The Quarterly Journal of Economics, Vol. 118, No. 4 (Nov., 2003), pp. 1533-1575
Stable URL: http://www.jstor.org/stable/25053946


2 commentaires:

  1. L'environnement ainsi défini, je pense que les effets ne devraient pas être aussi clair. Si vous êtes pauvre, les aides sociales tomberaient presque naturellement. Mais cela n'est pas aussi automatique pour quelqu'un qui a une grosse cicatrice sur son front (il inspire peur et peut-être même un gang). Dans de cas pareil, la société ne pardonne pas toujours.

    Le niveau moyen d'éducation influencerait, je pense. Bon, là je suis dans le dire en observant certaines sociétés en développement que j'ai visitées.

    RépondreSupprimer
  2. intéressant et pas intuitif...
    mais je pense qu'il doit exister des études qui montrent que vivre dans des quartiers riches poussent à la réussite (stimulation, compétition pour entrer dans les meilleures écoles/universités, meilleure information sur les métiers,etc.)
    dd

    RépondreSupprimer

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.